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2 avril 2026
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2 avril 2026Analyse : L'équipe partage son regard sur les points principaux de cette information.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « La première maltraitance, c’est (aussi) la nourriture ».
Points essentiels de l’article
RMC vous l’a révélé ce jeudi, les violences au sein des Ehpad continuent au sein des Ehpad. Manque de personnels, manque de soins… Yann, ancien gérant d’une société de restauration prestataire, a témoigné à l’antenne, expliquant que selon lui, la nourriture est la « première maltraitance ».
Quatre ans après le scandale Orpea, la parole s’est libérée, mais le quotidien dans de nombreux Ehpad reste marqué par des tensions et des violences, comme vous l’a révélé ce jeudi RMC. Pour Bernadette Ojardias, présidente de l’association des Familles de résidents en Ehpad, la situation évolue, mais trop lentement sur le terrain. « On a réussi à progresser sur la reconnaissance des familles, mais sur le terrain, ça avance difficilement », observe-t-elle ce jeudi sur RMC, pointant un décalage entre les annonces et la réalité vécue.
« Epuisement du personnel »
Michel, auditeur RMC et ancien infirmier ayant exercé plus de vingt ans, décrit une « maltraitance institutionnelle » alimentée par le manque de moyens. « Tout est rationné, tout est quantifié », explique-t-il, évoquant des soignants contraints de faire face à des situations impossibles, avec du matériel compté et des cadences intenables. « Comment voulez-vous qu’une soignante fasse 12 à 14 toilettes seule ? C’est impossible. »
Cette pression, Bernadette Ojardias la reconnaît. « 20 ou 30 toilettes à faire, cela aboutit à un épuisement du personnel », souligne-t-elle, appelant à une « réflexion éthique » dans les établissements pour redonner du sens à l’accompagnement de personnes particulièrement vulnérables.
Yann, artisan boucher-charcutier, a été gérant d’une société de restauration prestataire pour Ehpad. Celui-ci considère l’alimentation comme la « première maltraitance ». « Avec 5,87 euros par jour pour quatre repas, c’est impossible », affirme-t-il. Selon lui, la question n’est pas seulement budgétaire mais aussi organisationnelle. « La nourriture ne coûte presque rien, c’est juste de l’hôtellerie », insiste-t-il, évoquant aussi des résidents qui ne descendent même plus en salle, mangeant seuls en chambre. « C’est honteux! »
La mère de Véronique, entrée en Ehpad en 2019, a rapidement identifié des dysfonctionnements, notamment sur la nourriture. Malgré les alertes répétées, les réponses restent les mêmes: manque de personnel, absences, difficultés de recrutement. « Je dois supplier pour avoir des soins, ils n’ont pas le temps », a-t-elle déploré auprès de sa fille.
« Porter plainte, c’est compliqué »
« Pourquoi ne pas mettre des coups de pression réguliers ? », interroge Jean-Christophe. Mais Bernadette Ojardias nuance. « Porter plainte, c’est compliqué. Les familles sont déjà épuisées », rappelle-t-elle, soulignant aussi la crainte de représailles, souvent difficile à prouver.
Dans ce contexte, l’association encourage les proches à se regrouper pour peser face aux directions. Une stratégie qui, selon elle, commence à porter ses fruits, même si les blocages restent nombreux. « Les familles parlent davantage », note-t-elle, tout en rappelant que beaucoup n’ont pas réellement le choix de l’établissement, notamment en zones rurales.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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