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3 avril 2026derrière l’attentat déjoué contre la Bank of America à Paris, la riposte graduée de l’Iran – franceinfo
Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « derrière l’attentat déjoué contre la Bank of America à Paris, la riposte graduée de l’Iran – franceinfo ».
Points clés à retenir
Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, une banque américaine pourrait être prise pour cible sur le sol français. Jeudi 2 avril, le siège de Goldman Sachs, situé au 85 avenue Marceau, dans le 16e arrondissement de Paris, a été placé sous la surveillance des forces de l’ordre, après que les autorités américaines ont conseillé de mettre en place « une vigilance accrue » sur l’établissement alors qu’un « groupe iranien menacerait de s’en prendre aux bâtiments par engins explosifs », a appris France Télévisions de source policière.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte déjà particulièrement tendu, six jours seulement après un attentat à la bombe déjoué in extremis devant le siège parisien de la Bank of America. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a immédiatement fait le « lien » avec la guerre au Moyen-Orient, appelant dans un télégramme aux préfets à une surveillance particulière autour des « intérêts américains et israéliens ».
Invité de franceinfo mercredi, le ministre a dit voir la main du régime iranien dans cet attentat raté, le pays étant « en capacité de déclencher ce type d’action », avec l’aide d’intermédiaires, de « proxies » recrutés en Europe. Quatre suspects, un majeur et trois mineurs, ont en l’occurrence été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste » et placés en détention provisoire mercredi. Ils sont soupçonnés d’avoir été impliqués à des degrés divers dans ce projet d’attentat avorté.
L’affaire commence en pleine nuit par un flagrant délit, samedi 28 mars, vers 3h30 : les équipes de la BAC interpellent un mineur de 17 ans qui s’apprête, muni d’un briquet, à mettre le feu à un engin explosif artisanal déposé devant les locaux de Bank of America, au 51 rue de la Boétie, à quelques encablures des Champs-Elysées. La police parisienne surveille alors les lieux discrètement depuis une semaine, prévenue par un service de renseignement étranger d’un risque d’action terroriste contre la banque, sans en connaître la date. « Ils s’étaient mis à une distance raisonnable pour pouvoir observer l’entrée de l’établissement », précise Yannick Landeau, délégué régional du syndicat policier Alliance, aux équipes du « 20 Heures » de France 2.
La bombe alors interceptée est composée d’un bidon transparent de cinq litres de liquide, probablement un hydrocarbure, et d’un système de mise à feu, selon les conclusions du laboratoire d’analyses de la préfecture de police. Le dispositif « aurait pu générer une forte boule de feu de plusieurs mètres de diamètre et propager un incendie », estime le Pnat, relevant qu’il s’agit du « premier artifice de cette puissance retrouvé à sa connaissance en France à ce jour ».
Le jeune incendiaire, originaire du Sénégal, est immédiatement placé en garde à vue et confie aux enquêteurs avoir été recruté via l’application Snapchat pour effectuer cette mission.
Deux autres adolescents de 16 ans sont interpellés dans les heures qui suivent. L’un est soupçonné d’avoir tenté de filmer la scène avant de prendre la fuite au moment de l’interpellation de l’incendiaire présumé. L’autre aurait participé à une première tentative pour déposer l’engin dans la nuit du 26 au 27 mars avec les deux mêmes complices mineurs. Mais le trio aurait alors été empêché d’agir par un véhicule de police stationné devant le siège de la banque américaine.
Dans la foulée, les enquêteurs interceptent un quatrième suspect. Il s’agit d’un majeur de 21 ans, récemment condamné pour trafic de stupéfiants, et qui est accusé d’avoir recruté les trois adolescents, pour une rémunération allant de « 500 à 1 000 euros », d’après le Pnat. Les quatre hommes ont été mis en examen mercredi soir pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, fabrication, détention et transport d’un engin explosif, ainsi que pour tentatives de destruction en relation avec une entreprise terroriste, ont détaillé des sources proches du dossier à franceinfo.
Tous contestent avoir eu la moindre intention terroriste. Les trois adolescents, qui présentent des casiers vierges, se connaissent et viennent tous de Montreuil (Seine-Saint-Denis), disent avoir subi des pressions du majeur, confie une source proche du dossier à franceinfo. L’intéressé affirme avoir été contacté pour assouvir la « vengeance personnelle » d’un autre individu, liée à une tromperie amoureuse, précise une autre source proche à France Télévisions. Les quatre hommes assurent donc chacun avoir été manipulés. Mais par qui ?
S’il est impossible à ce stade de déterminer leur niveau de connaissance du projet criminel auquel ils ont participé, les autorités françaises lient en tout cas cette tentative d’attentat au groupuscule pro-iranien Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya, plus connu sous la dénomination Hayi. Dès le 23 mars, les services de police avaient été informés « de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo de propagande » émanant du mystérieux groupuscule et « ciblant spécifiquement le siège français » de Bank of America. Et ce, après plusieurs autres revendications d’attaques contre la communauté juive dans les jours qui ont précédé.
Car avant de cibler Paris, le groupe Hayi avait revendiqué sur Telegram cinq attaques contre la communauté juive : une explosion devant une synagogue à Liège, en Belgique, le 9 mars, puis, quatre jours plus tard, un incendie devant une autre synagogue de Rotterdam, aux Pays-Bas, avant une explosion devant une école juive d’Amsterdam le 14 mars et une autre devant une banque américaine dans la même ville le 16 mars, et, enfin, la destruction de quatre ambulances d’une association humanitaire juive, à Londres, le 23 mars.
A chaque fois, un même procédé : des actes à visée antisémite sans morts ni blessés. C’est ce que Laurence Bindner, fondatrice du JOS Project, une plateforme d’analyse de la stratégie de communication des groupes extrémistes violents, appelle du terrorisme « de très basse intensité » ou « sous le seuil » du conflit ouvert au Moyen-Orient. Le but étant d’agir « avec une violence contenue, calibrée, et des actions de nuit, quand les locaux sont vides et qui ne visent clairement pas à atteindre une létalité maximale ». L’experte souligne tout de même que « cette ‘retenue’ n’offre aucune garantie absolue » quant à l’absence de victimes éventuelles, puisque « des passants ou des personnes présentes malgré tout sur les lieux auraient pu être blessées ».
Quel intérêt pour ce groupuscule d’agir avec retenue ? Son objectif n’est pas que les ciblés « entrent en guerre aux côtés des Etats-Unis et d’Israël », analyse David Rigoulet-Roze, docteur en sciences politiques et spécialiste du Moyen-Orient. Le but de ce groupuscule, « faux-nez de l’Iran », est avant tout « de dissuader, mettre en garde », ajoute-t-il. Le chercheur établit ainsi un lien direct entre la multiplication des attaques dans plusieurs pays d’Europe et les déclarations du ministère des Affaires étrangères iranien dans les premiers jours de la guerre au Moyen-Orient. Esmaïl Baghaï avait alors mis en garde l’Europe de toute implication dans le conflit. « Ce serait un acte de guerre », avait-il affirmé, ajoutant que « tout acte de ce type contre l’Iran serait considéré comme un geste de complicité avec les agresseurs ».
Pour les deux experts interrogés, une multiplication de ce type d’attentats est à redouter tant que le conflit durera. Avec, sans doute, des donneurs d’ordre qui resteront volontairement difficiles à identifier. « Ce type de groupe écran fonctionne précisément en multipliant les intermédiaires, afin d’isoler au maximum le commanditaire de l’exécutant », observe Laurence Bindner. De quoi créer ainsi « une chaîne de commandement particulièrement opaque, dans un triple objectif : compliquer l’attribution de l’acte, protéger l’identité du commanditaire, mais aussi faciliter le recrutement. »
Pour cette spécialiste, si le lien entre ces récents attentats et l’Iran se confirmait, « cela signifierait que le pays ouvre un nouveau front, tant sur le plan géographique qu’en termes de modes d’action, en activant un levier de dissuasion supplémentaire ». Avec une finalité claire, selon l’experte : « raviver la psychose du terrorisme pour exercer une pression psychologique sur les gouvernements européens, et les pousser à peser sur les Etats-Unis et Israël pour obtenir un arrêt des hostilités. »
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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