Analyse : Nous mettons en lumière certains aspects de cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « La récolte des asperges commence après une saison particulièrement humide dans l’Aude, « en deux mois, il a plu 360 mm » ».
Points clés à connaître
Dans l’Ouest audois, la saison des asperges bat son plein au domaine de l’Hospitalet à Sainte-Eulalie. Sophie Bonnet, productrice, fait le facteur après cette année particulièrement marquée par de fortes précipitations.
En arrivant au domaine de l’Hospitalet, à quelques mètres du village de Sainte-Eulalie, on aperçoit des ouvriers agricoles qui récoltent à la main, le dos penché, les premières asperges qui sortent fièrement de terre. Il faut dire qu’elles se sont fait attendre cette année. Les pluies de ces derniers mois ont considérablement refroidi et ramolli les sols, empêchant l’une des étapes cruciales de la culture d’asperge : le buttage. « Nous devons préalablement monter la terre et plastifier, sauf que quand c’est de la boue, l’opération est infaisable », détaille Sophie Bonnet, productrice.
En deux mois, il a plu 360 mm
Cette phase est essentielle pour permettre aux griffes d’asperge de grandir à l’abri du soleil, dans une terre assez chaude et drainée. « Cette année, ça a été assez particulier. En deux mois, il a plu 360 mm, on a eu un court créneau pour butter », témoigne Sophie Bonnet. Timides, les asperges ne sortaient pas, et puis, les premiers jours de printemps, accompagnés du soleil, ont fait surgir de terre les premiers bourgeons.
Réussir une production d’asperges demande beaucoup de soin et de temps, rythmé par des récoltes régulières. C’est une plante difficile à cueillir de par sa montaison aléatoire, « en général, une fois sorties de terre, elles mettent quatre jours à atteindre leur maturité, mais cela dépend de la météo. L’air marin humide et la chaleur sont des conditions propices au développement de la plante », détaille la quadragénaire. Une fois arrivées à maturité, les asperges sont récoltées à la main, amenées au centre de tri, lavées, coupées, puis conditionnées pour la vente directe et en grande surface.
Une production modernisée sous l’impulsion de Sophie Bonnet
Autrefois à son père, la petite exploitation du domaine de l’Hospitalet a entamé un processus de développement sous l’impulsion de Sophie Bonnet en 2005. En quelques années, elle modernise sa ferme grâce à l’acquisition de machines et parvient à cultiver une surface de huit hectares d’artichauts, de vignes et d’asperges. Récemment, pour faciliter le processus de tri, elle a fait l’acquisition d’une calibreuse qui classe les asperges en fonction de leur taille, une démarche utile pour faciliter la vente en grande surface.
À ce propos, la crise pétrolière, déclenchée par la guerre de Trump en Iran, a obligé la productrice à repenser l’organisation de ses livraisons. « Avant, je livrais tous les jours, maintenant, avec le prix du gazole, je concentre tout sur les mardis, jeudis et samedis. J’effectue un parcours de Limoux, en passant par Rocadest, puis je termine à Alzonne ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.