Container réfrigéré, dromadaires : le Marathon des Sables s’adapte au réchauffement climatique
3 avril 2026
un père raconte les abus dont a été victime sa fille dans le périscolaire à Paris
3 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
L'article « L’appel de Manuel Bompard aux écologistes et aux communistes se heurte déjà à un mur » a retenu l'attention de notre équipe.
Les éléments principaux
MIGUEL MEDINA / AFP
Manuel Bompard en mars 2026 à Marseille.
Contre-kem’s. Tandis qu’une partie de la gauche travaille à l’organisation d’une primaire, Manuel Bompard sort un nouvelle carte de son jeu, espérant plier la partie. Dans une interview au Parisien ce vendredi 3 avril, le coordinateur de La France insoumise appelle les Écologistes et les communistes à bâtir « une nouvelle alliance populaire » en vue de l’élection présidentielle 2027.
« Nous proposons à ceux qui sont restés fidèles au programme du NFP de faire de notre candidature à l’élection présidentielle une candidature commune, explique le député des Bouches-du-Rhône. Mettons-nous d’accord dans le même temps sur le programme et sur les candidatures aux élections sénatoriales et législatives ».
Dans le détail, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon met sur la table la création « d’un conseil du programme », qui permettrait de trouver des points d’accord sur le fond et de les réactualiser régulièrement, mais aussi « d’un conseil politique », aux contours encore flous, dont l’objectif serait de « mener en cohérence » les élections présidentielle et les législatives. Manuel Bompard enfonce le clou : « Cette alliance nous permettra de lancer une dynamique en mesure de tourner la page de la macronie et de battre l’extrême droite ». Manière donc de contourner le processus engagé par les Verts et les socialistes avec les ex-LFI, qui ont noué de nombreuses alliances aux municipales et qui entendent rester unis en 2027. À condition que l’aile droite du PS se range derrière la proposition de primaire, ce qui n’est pas franchement gagné…
Mais l’initiative de Manuel Bompard vise aussi à réinstaller La France insoumise dans une dynamique unitaire, après des mois passés à cliver avec le reste de la gauche. Aux municipales, le mouvement a fait le choix de partir seul dans de nombreuses villes, avant de se rallier à l’unité dans de nombreuses villes au second tour. Les chances de voir décoller cette « nouvelle alliance populaire » sont très faibles. D’abord parce que ni les Écologistes ni les communistes ne semblent en vouloir. « Il n’y a aucun monde où les Écologistes soutiennent Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Aucun. Et Manuel Bompard le sait pertinemment », fait sèchement savoir le député écolo Jérémie Iordanoff. La patronne du parti, Marine Tondelier, n’est pas franchement plus emballée. Dans un manifeste de quarante pages mis en ligne ce vendredi, elle explique : « La seule raison pour laquelle les Écologistes se rangeraient derrière une autre candidature à la présidentielle serait parce que cette personne aurait gagné la primaire ». Jean-Luc Mélenchon ne souhaitant pas y participer, la messe semble dite.
Fracturation des Verts ?
Dès lors, la question se pose de savoir si les insoumis sont prêts à soutenir une autre candidature que celle de Jean-Luc Mélenchon pour faire un pas vers d’éventuels partenaires. « Dans le contexte international que nous connaissons, face à l’extrême droite qui menace, nous avons besoin d’une personnalité dont l’expérience, la profondeur politique et la détermination font référence », évacue Manuel Bompard, dessinant là le portrait-robot de son mentor. Il ne le nie d’ailleurs pas : « Jean-Luc Mélenchon dispose indéniablement de tous ces atouts ».
Et si la stratégie de La France insoumise était de fracturer les Verts en créant une ligne de démarcation entre les différentes tendances ? Certains proches de Sandrine Rousseau pourraient ainsi être tentés de saisir la main tendue par Manuel Bompard, à rebours de la ligne officielle du parti. Ce clivage a déjà commencé puisque d’anciens Écologistes, réunis sous la bannière des « Verts populaires », ont rejoint la campagne des insoumis aux municipales. C’est le cas de l’ancienne présidente du Conseil fédéral des Verts Julia Mignacca à Montpellier, ou de Jérôme Gleizes et d’Émile Meunier à Paris.
Le PCF « prendra position »
Quant aux communistes, rien n’est arrêté. « On prendra position à un moment », souffle-t-on dans l’entourage de Fabien Roussel, révélant au HuffPost « qu’une rédaction sur le sujet est en prévision ». Mais se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon (comme ce fut le cas en 2012 et en 2017) ne semble pas être l’option privilégiée. Réunis en conseil national le 28 mars, les communistes ont tenu une ligne « ni Mélenchon ni Glucksmann ». Le texte adopté prévoit que le PCF « prenne toute sa place lors de la prochaine élection présidentielle », jetant les bases d’une deuxième candidature de Fabien Roussel. « Le Nouveau Front populaire de 2024 n’existe plus et je ne pense pas qu’il soit souhaitable de le pérenniser », assume Léon Deffontaines, ex-candidat aux européennes (2,3 %).
Il faut dire qu’au-delà de désaccords politiques éventuels (et de la volonté de porter ses propres couleurs pour ce qui est du PCF), le climat de ces derniers mois n’aide pas franchement à nouer des alliances. Fabien Roussel a été comparé au collaborationniste Jacques Doriot par Sophia Chikirou ; Marine Tondelier a été qualifiée de « Karen », l’archétype de la ménagère raciste, par Danièle Obono… Jean-Luc Mélenchon lui-même, dans une note de blog, a accusé la patronne des Verts d’être « instable », dans « l’écologie venimeuse » et prétendante au « Guinness Book des losers ».
Dans l’autre sens, Fabien Roussel accuse La France insoumise de sombrer dans le « communautarisme » et de contribuer à « fracturer la France », comparant le mouvement à « une secte, sous l’emprise d’un couple ». Marine Tondelier, elle, parle de Jean-Luc Mélenchon comme d’un « tonton flingueur de la gauche ». Bref, l’ambiance n’est pas la plus propice à la signature d’accords. Mais la gauche a montré, par le passé, qu’elle était capable de surmonter ces guerres intestines. Jusqu’à quand ?
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

9999999
