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3 avril 2026Pourquoi laisse-t-on partir l’eau des fleuves dans la mer, plutôt que de la prélever pour les régions qui manquent d’eau ? OnVousRépond Climat – franceinfo
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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Pourquoi laisse-t-on partir l’eau des fleuves dans la mer, plutôt que de la prélever pour les régions qui manquent d’eau ? OnVousRépond Climat – franceinfo ».
Les faits essentiels
Publié
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Chaque année ou presque, les sécheresses s’intensifient en France comme dans le monde. Par conséquent, n’est-ce pas un gaspillage que de laisser les fleuves s’écouler naturellement vers les océans plutôt que d’utiliser cette ressource ? Notre hydroclimatologue vous explique.
Qu’il s’agisse de pays étrangers comme l’Égypte, des outre-mer français comme la Martinique, ou bien du cas emblématique du Roussillon, les sécheresses deviennent de plus en plus fréquentes partout sur la planète, et notre hexagone ne fait pas exception. Et même lorsque la pluie revient enfin, comme lors de l’hiver 2025-2026 dans les Pyrénées orientales après pas moins de trois années de régime sec, il ne faut pas se leurrer : ce n’est qu’un répit.
En effet, le réchauffement climatique rend les sécheresses à la fois plus fréquentes et plus fortes : comme un air plus chaud peut contenir davantage d’humidité, les pluies régulières et bienfaisantes sont remplacées par des orages soudains mais plus espacés, qui ruissellent et alimentent peu les nappes phréatiques.
De plus les glaciers disparaissent, alors qu’autrefois ils fondaient tout doucement en été et alimentaient les fleuves, avant de se recharger en hiver. Enfin, la chaleur elle-même assèche la végétation et les sols, en faisant s’évaporer l’eau qu’ils contiennent.
Le sixième rapport de synthèse du GIEC précise ainsi que plusieurs régions vont subir une baisse significative des précipitations annuelles : la Méditerranée, l’Afrique du Sud, l’Asie centrale et orientale, l’Australie et la côte ouest américaine !
Aussi, pourquoi laisse-t-on partir l’eau des fleuves dans la mer, plutôt que de prélever cette précieuse ressource ? Mais les choses ne sont pas si simples, nuance l’hydroclimatologue Yves Tramblay, de l’IRD : « les fleuves qui se jettent dans la mer, ça s’appelle le cycle de l’eau », un cycle qui existe « à l’échelle de la planète entière : les précipitations tombent sur les continents, ruissellent à leur surface, parfois s’infiltrent dans les nappes phréatiques, et le reste coule vers l’océan ». Or, comme souvent, perturber un cycle naturel présente de nombreux inconvénients…
Moins d’eau dans les rivières, [c’est] moins de vie aquatique, de biodiversité
Yves Tramblay, hydroclimatologue
Prélever l’eau des rivières est tout d’abord dangereux pour la faune et la flore : cela signifierait « beaucoup moins de vie aquatique, de biodiversité », prévient Yves Tramblay. Car les rivières ne sont pas de simples tuyaux ne charriant que de l’eau ! Elles représentent un écosystème fragile, qui peut être facilement détruit si le niveau est trop bas. Même dans un département comme le Doubs, qui n’est pourtant pas le premier qui vient à l’esprit quand on parle de sécheresse.
Par ailleurs, il se trouve… que l’eau des fleuves est déjà captée. Par exemple pour alimenter les robinets de certaines villes : c’est le cas de la Rochelle, qui puise une partie de son eau dans la Charente, rivière qui se jette dans l’océan quelques kilomètres au sud de la ville. Hélas, le niveau de la Charente devrait baisser ces prochaines années, et il faudra peut-être la renflouer avec de l’eau acheminée à grands frais depuis un autre cours d’eau, la Dordogne !
Et ce n’est pas fini : trop prélever dans les fleuves comporte un autre inconvénient, celui d’aggraver l’érosion côtière ! Car les captages ont pour effet de « réduire fortement l’apport en sédiments » que les fleuves apportent « aux océans, ce qui va avoir des conséquences très importantes notamment sur le recul des côtes et l’ensablement » des plages, alerte Yves Tramblay.
Enfin, la sécheresse a aussi des conséquences auxquelles les captages des rivières ne peuvent de toute façon pas grand-chose : dans de nombreuses régions, les maisons se fissurent en raison des sols qui, trop secs, se contractent. Et il est évidemment impossible de prélever des milliers de tonnes d’eau pour arroser les terres argileuses qui supportent des millions de maisons…
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Source : www.franceinfo.fr
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