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3 avril 2026Yoa, elle-même « une fille de », dézingue cet argument d’Alexandra Lamy sur les « nepo-babies »
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Yoa, elle-même « une fille de », dézingue cet argument d’Alexandra Lamy sur les « nepo-babies » ».
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Stephane Cardinale – Corbis / Corbis via Getty Images
Yoa, ici sur la scène des Victoires de la musique, en février 2025.
Faux, faux, et encore faux. Ce mercredi 1er avril, ce n’est pas un petit poisson que Yoa est venue coller dans le dos d’Alexandra Lamy, mais plutôt un commentaire sous l’une des récentes interviews qu’a donné l’actrice à M6, pour contrecarrer un argument avancé par cette dernière.
« Mais omg stop, démarre la chanteuse. Je suis moi-même “une fille de” (son père est producteur de films, et a beaucoup travaillé dans la musique, notamment auprès de Claude Nobs, ndlr). Ce n’est pas plus dur pour les “nepo-babies”. Même moi, je peux l’affirmer alors même que mon père n’est pas connu. »
Alexandra Lamy, elle, semble moins de cet avis, d’après ses mots à l’égard de sa fille Chloé Jouannet, qui tourne actuellement son premier long-métrage à 29 ans. « Je suis hyperfière d’elle, déclare sa mère à nos confrères de la Six. Elle a bossé, elle se donne, elle a réussi à monter son film. Puis vraiment, tout ça, elle ne le doit qu’à elle. »
Elle poursuit : « Je sais très bien, les gens se disent : c’est la “fille de”. Ce qui est plus dur en vrai, hein. C’est encore plus violent pour les “fils de”, parce que tu payes le incident d’être un “fils de”. Et là, elle peut se dire qu’elle l’a fait toute seule. »
Yoa : « STOP SVP »
Sans nier le dur labeur, les refus ou les discriminations qui peuvent exister, Yoa, elle, martèle : « ce n’est pas plus dur ». « Sociologiquement, ce n’est pas possible, estime l’artiste de 27 ans. C’est tellement violent ce genre de propos pour toutes les personnes qui ne sont pas issues de ce genre d’entre-soi, vraiment. »
D’après elle, reconnaître ce privilège n’enlève rien à « la légitimité » des fils et filles de. Au contraire, précise-t-elle, « c’est ridicule de continuer à s’acharner à dire partout qu’on est là juste au talent ». « STOP SVP », ponctue son message l’interprète de Princesse chaos.
Parmi les nouveaux visages engagés de l’industrie de la musique, Yoa apporte, ici, une pierre non négligeable aux discussions entourant les « nepo-babies », qui monte petit à petit dans l’opinion publique ou les médias. Récemment, c’est l’humoriste Alison Wheeler qui a blagué dessus, lors d’un sketch formidable sur la scène des César.
« Fallait avoir les reins bien solides »
« Vous êtes tous légitimes, tous. Vous avez le droit d’être là : monteurs, auteurs, ingés sons, comédiens… Même vous les nepo-babies. Ne laissez personne vous dire que vous ne méritez pas votre place, que c’est grâce à vos parents que vous êtes là. Vous avez bataillé pour être ici », a-t-elle lancé, non sans second degré.
Avant d’ironiser davantage : « Vous en avez passé des dîners à écouter les copains réalisateurs socialistes de vos parents. Vous aussi, vous avez eu le seum des dimanches soirs pluvieux en rentrant chez vous dans le duplex familial du Trocadéro. Fallait avoir les reins bien solides quand vous fumiez votre petit bédo à la fenêtre en pensant à ce métier. »
Un an plus tôt, Cédric Klapisch s’est, lui, étonné de ne pas l’avoir remarqué en composant le casting de son dernier film, La venue de l’avenir, qui compte « sept enfants de » (dont Suzanne Lindon et Paul Kircher). « Je ne vais pas refuser des gens parce que leurs parents sont acteurs. […] Les gens qui sont des “fils de” ont besoin de faire leurs preuves », a-t-il défendu.
L’émergence des « nepo-babies »
Apparu sur Twitter en février 2022 après qu’une correspondant canadienne a découvert les liens qui unissaient l’actrice d’Euphoria Maude Apatow à ses parents (l’actrice Leslie Mann et le réalisateur Judd Apatow), le terme « nepo-baby » (en français, « fils ou fille de ») fait son petit chemin en France, mais c’est aux États-Unis qu’il fait le plus débat.
En décembre 2022, le New York Magazine a publié une enquête éclairante de neuf pages sur leur boom à Hollywood. Maya Hawke, Zoë Kravitz, John David Washington, Brooklyn Beckham… Tous ont en commun d’avoir des parents célèbres. Un entre-soi « dynastique » dénoncé par les uns, soutenus par les autres.
Si certains, comme l’actrice de la série Girls Allison Williams, réussissent à parler avec franchise ou humour du statut dont ils ont hérité, beaucoup ont encore du mal à l’accepter, à l’image de Lily-Rose Depp, selon qui « rien ne vous donnera un rôle sauf le action que vous soyez bon pour ce rôle », pour reprendre ses mots dans les colonnes du magazine ELLE.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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