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3 avril 2026Christophe Hansen : « Guerre au Moyen-Orient, un risque d’impact grave sur la production agricole » – Ici l’Europe
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Résumé des éléments principaux
A retrouver dans l’émission
Face aux crises qui secouent le monde agricole – colère contre le Mercosur et hausses de carburant liées à la guerre du Moyen-Orient – le Luxembourgeois Christophe Hansen, Commissaire européen à l’Agriculture et à l’Alimentation, s’exprime sur l’impact que l’actualité a sur ce secteur bousculé. S’il défend les accords commerciaux, il détaille les solutions de la Commission pour accompagner les agriculteurs et l’importance de la Politique agricole commune. Il réagit aussi aux récentes épidémies qui ont touché les bovins et donne son point de vue sur les conditions d’une réelle sécurité alimentaire et de l’éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’UE.
Après plus d’un mois de guerre en Iran, la flambée des prix du diesel mais aussi des engrais impacte directement les agriculteurs et leurs moyens de production. « Sans compter les flux commerciaux », explique Christophe Hansen « parce qu’on exporte beaucoup de nos biens agricoles vers ces pays qui sont en guerre actuellement. On suit de très près les marchés évidemment. La crise en cours peut avoir un conséquence très grave sur notre production européenne ».
Sur la question très sensible du Mercosur, le Commissaire Hansen justifie la décision d’Ursula Von der Leyen de mettre en œuvre provisoirement cet accord de libre échange avec des pays d’Amérique du Sud, malgré le vote du Parlement européen pour saisir la cour européenne de justice. « Ursula von der Leyen agit sur mandat des États membres ». Si la France, comme d’autres Etats étaient contre, « la majorité est là, les traités sont là aussi pour être respectés ». Par ailleurs, le Commissaire Hansen met en avant les clauses de sauvegarde spécifiques négociées et l’opportunité pour des secteurs en crise comme les vins et spiritueux d’y trouver de nouveaux débouchés.
« Augmentation des maladies animales »
Sur l’accord commercial signé avec l’Inde Christophe Hansen rappelle : « Nous avons décidé d’exclure par exemple la viande bovine, mais aussi des produits comme le riz ou encore le sucre qui sont des secteurs sensibles pour l’Union européenne« . Idem pour le récent accord avec l’Australie où les négociations ont tenu compte, pour les quotas de viande, du niveau d’absorption possible pour les marchés européens.
Le Commissaire Hansen revient sur les difficultés du monde agricole comme la dermatose nodulaire qui a décimé les troupeaux de bovins en début d’année. « Je crois qu’on a une augmentation des maladies animales à travers toute l’Union européenne. On a la fièvre aphteuse, la dermatose, la peste porcine africaine, la grippe aviaire… Et quand je parle aux vétérinaires, ils me disent qu’ils n’ont pas eu connaissance d’une telle fréquence et intensité de maladies animales ». Selon lui, la mondialisation n’est pas le problème.
Pour relever la sécurité alimentaire, il faut se poser des questions sur une chaîne de transfert plus courte : « Parce qu’on a de moins en moins d’abattoirs, par exemple. Dans certains États membres, il est encore possible d’avoir des abattoirs mobiles ou des abattoirs à taille réduite. Si effectivement on transporte moins les animaux vivants, le risque déjà est minimisé ». Selon lui, ces maladies animales ont un répercussion sur la sécurité alimentaire.
Face à la crise qui frappe de plein fouet les agriculteurs et en particulier les viticulteurs, le Commissaire Hansen a annoncé en Février, lors du dernier salon de l’agriculture l’attribution de 40 millions d’aides de l’Union européenne aux viticulteurs français pour aider cette filière viticole à distiller ses surproductions. « J’ai libéré 10 % de cette réserve agricole prévue pour les 27 États membres juste pour le secteur viticole français : c’est considérable. Mais ça me fait quand même un peu mal au cœur de voir qu’on détruit des vins de qualité, qu’on procède aussi à l’arrachage, et détruit en quelque sorte nos paysages historiques. »
Adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne ? « Loin d’être acquise »
Le Commissaire Hansen récuse aussi les critiques sur le nouveau budget de la Politique agricole commune qui stagne et constitue à peine un quart du budget européen. « On parle de quasiment 400 milliards d’euros dans une situation où on a aussi d’autres priorités. C’est déjà une grande victoire et on n’est pas encore au bout des discussions et de la volonté des États membres à contribuer à ce budget. »
Quant aux craintes et fake news sur la possible future adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne, un pays céréalier, le Commissaire relativise. « C’est vrai que pendant la libéralisation temporaire en 2023-2024, on a eu des perturbations considérables sur nos marchés. Mais maintenant on a des quotas très fixes qui sont contrôlés et qui sont aussi fortement liés à l’alignement des standards de production de l’Ukraine. Sinon, l’Union européenne a aussi le droit de l’interrompre ». Quant à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne elle est, selon le Commissaire, « loin d’être acquise. Cela demandera beaucoup de temps pour y parvenir et s’y préparer ».
Sur la ligne de son groupe politique – le Parti populaire européen qui demande beaucoup de simplification et revient sur certaines clauses du pacte vert en matière agricole en particulier les nouvelles techniques génomiques, les NGT (que l’on n’appelle pas OGM) – le Commissaire Christophe Hansen refuse la polémique. « Ces nouvelles techniques génomiques nous permettent aussi d’utiliser moins d’engrais et moins de produits phytosanitaires, d’être plus résilients aux sécheresses, par exemple. Donc, il ne faut pas diaboliser les produits qui donnent aux agriculteurs les moyens de produire. Et ça, effectivement, la productivité et la compétitivité a été négligée et nos agriculteurs en souffrent encore aujourd’hui ».
Emission préparée par Isabelle Romero, Oihana Almandoz et Perrine Desplats
Source : www.france24.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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