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3 avril 2026Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Voici les éléments principaux de « Apologie du terrorisme, drogue… tout comprendre à aux affaires Rima Hassan » pour nos lecteurs.
Résumé rapide
BLANCA CRUZ / AFP
Rima Hassan lors de sa conférence de presse ce vendredi 3 avril.
• Lors d’une conférence de presse, elle a dénoncé les conditions de sa garde à vue lors de laquelle une seconde affaire est survenue.
• Des traces de drogue ont été trouvées dans ses affaires mais son avocat dénonce les conditions dans lesquelles la découverte a été faite.
Jeudi 26 mars, 19h29. Rima Hassan, eurodéputée insoumise, partage sur X un tweet publié par Israël Exposed. Basé en Arabie saoudite, ce compte affichant près de 250 000 abonnés se donne pour mission faire la lumière sur « les crimes de guerre israéliens ». C’est dans ce contexte qu’il publie un message au sujet du terroriste japonais Kōzō Okamoto, connu pour son rôle dans l’attentat de l’aéroport de Lod, qui avait fait 26 morts en 1972. L’ancien membre de l’Armée rouge japonaise y est présenté comme une figure de l’histoire de la résistance palestinienne face à Israël.
Rima Hassan partage alors cette publication, avec une citation de Kōzō Okamoto : « J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir ». Le lendemain, le message attire l’attention du député RN de la Somme Matthias Renault. Dans la foulée, l’élu d’extrême droite fait un signalement au procureur « pour apologie du terrorisme » au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et rend publique son initiative sur son X.
Rima Hassan supprime son tweet. Cinq jours passent. Convoquée par la police judiciaire ce jeudi 2 avril, Rima Hassan se présente d’elle-même. Elle est placée dans la foulée en garde à vue pour ce motif. C’est Le Parisien qui, à 12 h 30, révèle l’information. Matthias Renault jubile. « Enfin un début de fin d’impunité pour la députée », se félicite-t-il.
Une affaire dans l’affaire
Moins d’une heure plus tard, une deuxième information tombe, toujours dans Le Parisien. Citant des sources policières, le quotidien affirme que de la « drogue de synthèse » et du cannabis ont été retrouvés dans son sac à main. L’information est confirmée par d’autres médias, qui précisent que cette figure de la lutte pro-palestienne est désormais poursuivie pour consommation et détention de stupéfiants. Une dépêche à ce sujet est envoyée par l’AFP à 15 h 57. L’agence de presse cite alors des « sources judiciaires ».
En parallèle, les insoumis dénoncent un « harcèlement judiciaire » ciblant l’eurodéputée, et fustigent les « fuites » qui se répandent dans la presse et sur les plateaux des chaînes d’information en continu. Les adversaires politiques de Rima Hassan se gaussent. « From the river to the shit », ironise même Les Républicains sur X, détournant le slogan historique des soutiens de la Palestine. L’audition de Rima Hassan prend rapidement fin. Elle est libérée dans la soirée de jeudi à vendredi, avec une convocation devant le tribunal correctionnel pour le 7 juillet, pour « apologie de terrorisme en ligne ».
Peu après minuit, l’insoumise dément s’être présentée à la police en possession de substances illégales. « Seule la présence de CBD a été constatée parmi mes effets personnels, ce qui est parfaitement légal et que j’utilise à des fins médicales », affirme-t-elle, alors que le parquet avait indiqué qu’une matière « s’apparentant à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr) », avait été retrouvée dans son sac. « Mon avocat engagera des poursuites pour diffamation contre toute personne ayant propagé ou relayé ces fausses rumeurs », prévient-elle.
Le lendemain matin, les insoumis contre-attaquent. Alors que l’élue LFI honore une nouvelle convocation consacrée à cette histoire de détention de stupéfiants, Manuel Bompard annonce saisir l’Arcom « pour que des sanctions soient prises » contre les médias ayant disserté sur le sujet et exige des excuses publiques. En fin de matinée, Rima Hassan sort de cette deuxième convocation. Son avocat, Vincent Brengarth, confirme qu’une conférence de presse sera organisée à 17 heures. Il demande également à la procureure de Paris « d’ouvrir une enquête préliminaire » après « les nombreuses fuites survenues » durant la garde à vue de sa cliente.
« Harcèlement judiciaire et politique »
Face aux médias, son avocat a dénoncé une garde à vue « illégale », pointant un « dévoiement de flagrance » ; constater un flagrant délit est en effet la seule possibilité pour des enquêteurs de contourner l’immunité parlementaire dont jouissent les eurodéputés. Vincent Brengarth a confirmé que sa cliente avait refusé de soumettre à un prélèvement de ses empreintes et de son ADN, au motif que celui-ci n’était pas conforme au droit. Quant à l’aspect « stupéfiant » de cette affaire, l’avocat a répété que Rima Hassan n’en consommait pas et a affirmé que l’inventaire de ses affaires a été fait en dehors des règles.
Il assure que celle-ci avait « deux contenants de CBD » dans ses effets personnels. Dans l’un d’eux « des traces de drogue de synthèse », dont on « ignore la nature exacte et précise », ont été repérés. « Des analyses complémentaires sont en cours », a encore affirmé l’avocat ajoutant que sa cliente n’était pas responsable. Il a ensuite évoqué le volet « apologie du terrorisme » de cette affaire. « Cette publication a été faite en constatation d’un état d’esprit, d’une philosophie de résistance à l’oppression », a justifié Vincent Brengarth, assurant que Rima Hassan voulait simplement souligner que la question palestinienne s’inscrivait dans un continuum historique et intéressait par-delà les frontières.
« Je fais l’objet d’un véritable harcèlement judiciaire et politique », a ensuite déploré la principale concernée, dénonçant une « persécution pour des idées ». Rima Hassan a aussi appelé à une « remise en question » de la part de certains journalistes, qu’elle accuse d’avoir relayé des « fake news » la concernant.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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