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3 avril 2026« Le Noir parle des fleuves », de Langston Hughes, le jazz au service de la poésie : épisode du podcast L’Instant poésie de Dany Laferrière
Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Nos rédacteurs considèrent que « « Le Noir parle des fleuves », de Langston Hughes, le jazz au service de la poésie : épisode du podcast L’Instant poésie de Dany Laferrière » est un article à suivre.
Points essentiels
S’il existe un poète jazz au XXe siècle, ce serait Langston Hughes (1901-1927). Ecrivain américain, militant pour les droits civiques, Langston Hughes a découvert le jazz après un séjour à Paris, comme plongeur dans un club de musique. Il découvre alors ce nouveau genre, qui deviendra la mesure musicale de son écriture poétique.
Paru dans son premier recueil The Weary Blues en 1926, « Le Nègre parle des fleuves » (The Negro Speak of Rivers) écrit en 1921 est son premier poème, devenu le plus connu et le plus emblématique. Il a publié ce recueil alors qu’il faisait ses débuts d’écrivain au journal officiel du NAACP, The Crisis. Il devient ensuite l’une des grandes figures la Renaissance culturelle de Harlem dans l’entre-deux-guerres à New York, un mouvement qui avait pour but pour ce quartier afro-américain de reprendre sa place, et d’affirmer son identité en particulier dans cette ville et plus généralement aux Etats-Unis. A travers son œuvre éminemment politique, et son militantisme, Langston fut le chantre de la fierté des artistes et de la condition des ouvriers noirs, vénéré à Haïti où Dany Laferrière l’a découvert pendant son enfance.
« Le Noir parle des fleuves », de Langston Hughes est lu par Sarah Jean-Baptiste
J’ai connu des fleuves,
J’ai connu des fleuves vieux comme le monde
et plus anciens que le sang qui coule dans les veines des hommes.
J’ai connu des fleuves,
Des fleuves très vieux et ténébreux.
Mon âme est devenue aussi profonde que les fleuves.
Je me suis baigné dans l’Euphrate quand l’aurore du monde était jeune
J’ai bâti ma hutte près du Congo qui a bercé mon sommeil.
J’ai regardé le Nil et j’ai construit au-dessus les pyramides.
J’ai entendu le chant du Mississippi quand Lincoln descendit
à la Nouvelle-Orléans, et j’ai vu ses fanges profondes devenir au couchant comme de l’or
J’ai connu des fleuves
Des fleuves très vieux et ténébreux.
Mon âme est devenue aussi profonde que les fleuves.
En anglais : “The Negro Speaks of Rivers” publié en 1921 – traduction en français de François Dodat dans le recueil Langston Hughes, paru aux éditions Seghers (1964). Les éditions Ypsilon viennent de faire paraitre une nouvelle traduction par Julien Tribotté du recueil Le Blues usé Ouverture dans un nouvel onglet, de Langston Hughues.
Carte blanche graphique à l’illustrateur et auteur de bande dessinée Jimmy Suzan Ouverture dans un nouvel onglet qui accompagne les poèmes de ses créations originales, diffusées sur le site et les réseaux sociaux de France Culture Ouverture dans un nouvel onglet.
Depuis septembre 2025, la collection de podcasts L’Instant poésie Ouverture dans un nouvel onglet est adaptée dans un livre 300 pages, publié aux éditions Seghers, dans lequel sont reproduits les textes introductifs des passeurs, les poèmes qu’ils ont sélectionnés ainsi que les différentes illustrations qui accompagnent chaque épisode.
- Archive : Langston Hughes – « The Weary Blues » on CBUT, 1958
- Musique diffusée : Song for a dark girl, Leyla McCalla
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons attentifs à cette actualité et à son évolution.

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