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5 avril 2026Reuters.com
5 avril 2026à Saint-Denis, les habitants vont marcher contre le racisme après les propos visant Bally Bagayoko
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Un point rapide sur l'article « à Saint-Denis, les habitants vont marcher contre le racisme après les propos visant Bally Bagayoko » selon nos journalistes.
À retenir absolument
A l’appel de leur maire Bally Bagayoko, visé par des propos racistes depuis son élection, un rassemblement contre le racisme a lieu ce samedi à Saint-Denis. Les habitants de la ville seront les premiers attendus. « Le racisme est tellement décomplexé, ça devient banal », s’alarme l’un d’entre eux au micro de RMC.
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, appelle à un rassemblement contre les discriminations ce samedi à 14 heures, sur le parvis de la mairie. L’édile espère mobiliser entre 5 000 et 10 000 personnes, après les propos polémiques tenus à son encontre sur CNews, propriété du milliardaire Vincent Bolloré.
Vendredi et samedi, sur la chaîne, le maire a été comparé à un « chef de tribu », avec des références à « la famille des grands singes » et à un comportement de « mâle dominant » jugé « très tribal ». Des propos qui ont suscité une vive indignation et conduit l’élu à appeler à une mobilisation citoyenne.
Dans les rues de Saint-Denis, l’appel circule largement. « Rendez-vous à 14h sur le parvis de la mairie », relaient habitants et parents d’élèves. « Pour que les gens viennent, on a des boucles de parents, tout le monde sera là, c’est plus qu’important », explique l’un d’eux. Un autre insiste : « Il faut dénoncer tout ce qui se passe ».
« Il faut aller dans la rue pour montrer la vraie image de Saint-Denis »
Pour Malika, « Dionysienne de naissance », et Adama, habitant de la ville depuis plus de vingt ans, ces propos dépassent la personne du maire. « Ils s’en sont pris à notre maire, mais on s’est tous sentis visés. Ils ont insulté tout le monde. Il y a des propos qui ne devraient pas avoir lieu. Le racisme est tellement décomplexé, ça devient banal », déplorent-ils.
Même constat pour Naïma : « Depuis qu’il est élu, j’ai l’impression que c’est un tsunami. On va droit dans le mur. Il faut aller dans la rue pour montrer la vraie image de Saint-Denis ».
D’autres, comme Nourredine, se montrent plus réservés sur l’utilité du rassemblement. « Je n’irai pas, parce qu’à chaque fois il y a un effet pervers. On se focalise sur ces propos, on leur donne de l’importance alors qu’ils n’en ont pas. le occurrence de les ignorer, c’est tout aussi bien », estime-t-il.
Malgré ces divergences, l’appel du maire s’adresse largement : citoyens, syndicats, associations et responsables politiques sont invités à rejoindre le cortège. Plusieurs personnalités ont annoncé leur présence, parmi lesquelles Assa Traoré, Lilian Thuram ou encore Dominique Sopo. Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier sont également attendus. Aucun membre du gouvernement, ni représentants du centre ou de la droite, ne devraient être présents.
Bally Bagayoko regrette un soutien tardif du gouvernement
Sur le plan judiciaire, Bally Bagayoko a déposé plainte contre CNews ainsi que contre deux intervenants, Jean Doridot et Michel Onfray. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ». Le préfet s’est constitué partie civile, comme l’avait demandé le Premier ministre Sébastien Lecornu.
De son côté, CNews conteste « formellement que de quelconques propos racistes aient été tenus » à l’antenne. La direction affirme que les déclarations ont été « délibérément déformées sur les réseaux sociaux, alimentant une polémique infondée ».
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié les propos « d’ignobles » et « absolument inacceptables ». Bally Bagayoko a salué ces soutiens, tout en regrettant qu’ils soient arrivés « relativement tard ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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