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5 avril 2026Reuters.com
5 avril 2026Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « L’union au Bouddha : épisode du podcast La tradition japonaise et la mort volontaire ».
Analyse rapide
Le christianisme et le bouddhisme cultivent des relations différentes à la mort et au sacrifice. Le christianisme se fonde autour d’un sacrifice ultime, celui de Jésus sur la croix. Celui qui l’a trahi, Judas, se tuera, ce qui servira de justification théologique pour la transformation du suicide en péché. Le bouddhisme , lui, fait un effort initial pour écarter toute pratique sacrificielle. Car ces pratiques, considérées comme suspectes et dangereuses, portent les traces néfastes d’actes commis dans une autre vie.
Mais peu à peu cette pureté doctrinale s’érode, et l’on voit dans le Japon médiéval resurgir des pratiques comme l’ensevelissement volontaire. C’est cette évolution du rapport à la mort dans le bouddhisme que vient expliquer Maurice Pinguet au micro de Claude Mettra dans ce troisième des cinq épisodes de la série « La tradition japonaise et la mort volontaire » proposée en 1984 pour « Les chemins de la connaissance » sur France Culture.
Détachement et salut
À partir du 6e siècle, le bouddhisme domine la civilisation japonaise. Dans la doctrine initiale du Bouddha sont condamnés la recherche des plaisirs, les désirs de vivre éternellement et de mourir. L’accès à la liberté absolue repose sur le détachement et sur l’état de non-désir excluant toute notion de sacrifice. La voie du salut se trouve sur cette terre et s’obtient par un effort de concentration, de distance et de libération.
Ascétisme et sacrifices
Pourtant au bout de quelques siècles se manifestent dans l’histoire du bouddhisme indien des formes de sacrifices. Perçu à l’origine comme une philosophie dont la conception du monde se rapproche de celle des philosophes présocratiques Héraclite et Démocrite, le bouddhisme constate au sein de son mouvement des instincts religieux et sacrificiels qui engendrent différents courants de pensée.
Alors que le bouddhisme du « Petit véhicule » porte l’accent sur la méditation , l’abnégation et l’effort individuel du sujet, le bouddhisme du « Grand véhicule » insiste sur le sacrifice, la prière, la possibilité d’un salut obtenu par une divinité. Dans le Japon médiéval, des formes d’ascétisme et de suicides, pourtant écartées par Bouddha lui-même, voient le jour comme les pratiques d’ensevelissement volontaire ou encore la noyade chez les adeptes amidistes de la Terre Pure.
Zen et autodiscipline
Très sceptique à l’égard de ces pratiques sacrificielles, la branche zen ne croit pas en l’existence d’un paradis. « La terre pure est notre propre terre à laquelle on accède en purifiant son cœur. La vie et la mort restent indissociables, il faut accepter le tout avec autant de liberté que l’on peut, avec une parfaite sérénité. C’est le but difficile à atteindre qui peut s’obtenir par une espèce d’autodiscipline, par la pratique de la méditation. Le zen demande à chaque sujet de se prendre en main et de faire effort sur soi-même. »
- Production : Claude Mettra
- Avec Maurice Pinguet (anthropologue, écrivain, chercheur)
- Les chemins de la connaissance – La tradition japonaise et la mort volontaire 3/5 : L’union au Bouddha (1ère diffusion : 28/11/1984)
- Édition web : Amélie Potier, Documentation de Radio France
- Archive Ina-Radio France
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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