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5 avril 2026après son échec en 2012, Dominique de Villepin peut-il vraiment réussir à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle 2027?
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « après son échec en 2012, Dominique de Villepin peut-il vraiment réussir à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle 2027? ».
Points saillants
L’ancien Premier ministre est confiant dans sa capacité à pouvoir se présenter sur la ligne de départ pour la présidentielle. Son entourage assure être dans les starting-blocks pour convaincre les maires de lui accorder leurs parrainages. Mais entre absence d’ancrage local et un parti qui n’a que quelques mois, son aura sur les questions internationales sera-t-elle suffisante?
De la confiance. Sans aucun mandat électif, un appareil militant en cours de rodage et officiellement retiré de la vie politique depuis presque deux décennies et son départ de Matignon, Dominique de Villepin est convaincu qu’il est en capacité d’obtenir les 500 signatures de maires nécessaires pour pouvoir se présenter à la présidentielle de 2027.
« Je sens bien que, dans le pays, il y a aujourd’hui une volonté, il y a un enthousiasme, il y a partout une mobilisation », a affirmé l’ancien chef du gouvernement dimanche dernier sur le plateau du Grand Jury RTL-Public Sénat-Le Figaro-M6.
Pas « si évident pour lui »
De quoi donc conjurer le mauvais sort pour celui à qui il avait manqué des dizaines de parrainages pour pouvoir se présenter en 2012. Pour l’ex-Premier ministre qui s’est reconverti dans les affaires entre la France, l’Asie et le Moyen-Orient, le « contexte » a « changé ». À l’époque, il y avait eu « une volonté de Nicolas Sarkozy de tout faire pour que cette candidature puisse ne pas être menée à bien », a dénoncé le septuagénaire, à l’adresse de son ennemi politique juré, alors lui-même candidat à sa réélection.
Et puis surtout, depuis des mois, l’ancien locataire de Matignon capitalise sur son retour en grâce. Se positionnant comme le défenseur d’une ligne d’équilibre sur le conflit entre Israël et le Hamas, souvent porte-voix de la position des pays arabes, l’ex-patron de la diplomatie française reste par ailleurs auréolé du succès de son discours devant les Nations unies en 2003 contre une intervention militaire en Irak.
Suffisant pour réussir à récolter plusieurs centaines de précieux paraphes d’élus locaux? La manœuvre ne s’annonce pas vraiment comme une sinécure.
« Ce n’est vraiment pas un exercice facile, ce n’est jamais gagné d’avance. Je doute que ce soit si évident pour lui », reconnaît le sénateur Jean-Pierre Grand qui avait fait partie de l’équipe en charge de ce dossier pendant la campagne de 2012.
Dans le classement des personnalités préférées
Le constat est partagé par l’ancien député LR Guy Geoffroy, longtemps très proche de l’ancien Premier ministre. « Je suis bien incapable de vous dire si ses propos sur les 500 signatures vont se concrétiser en dépit de toute ma proximité personnelle et affective à son endroit », observe ce maire d’une commune de Seine-et-Marne.
Sur le papier, la règle est pourtant simple. Pour entrer dans la course de façon officielle, les candidats doivent recueillir et remettre au Conseil constitutionnel au moins 500 parrainages d’élus issus d’au moins 30 départements différents. Il peut s’agir de députés, de sénateurs, de conseillers départementaux ou régionaux. Ce sont cependant les maires qui sont les plus sollicités.
Autant dire que pour des candidats putatifs sans élus locaux ni parlementaires, comme c’est le cas de Dominique de Villepin, la tâche s’annonce d’ores et déjà compliquée. Éric Zemmour en avait particulièrement pâti en 2022. Même topo du côté de Marine Le Pen qui avait perdu une centaine d’élus locaux lors des dernières élections régionales en 2021. Les deux avaient cependant bien réussi à se présenter sur la ligne de départ.
« En réalité, on vous dit 500 signatures mais c’est plutôt 700 qu’il faut viser. Il y a toujours des élus locaux qui promettent de vous soutenir mais qui à la fin ne le font pas », observe un vieux routier de la droite. Mais dans le camp de l’ancien Premier ministre, l’heure est à l’optimisme.
« On a quand même un avantage non négligeable: c’est celui d’avoir pour candidat l’une des personnalités politiques préférées des Français. Beaucoup de gens parlent de lui en bien. Tout ça va vraiment nous aider », observe l’un des membres de son équipe.
En février 2025, Dominique de Villepin avait fait une entrée fracassante dans les classements des figures politiques les plus appréciés dans le pays. Depuis, il continue d’en truster les premières places.
Des dizaines de bénévoles pour sillonner les mairies
Deuxième difficulté cependant sur sa route: trouver des petites mains prêtes à battre le pavé pour aller décrocher les précieux parrainages. Face à des maires qui « reçoivent des mails, des courriers à la mairie, et même des missives dans nos boîtes aux lettres personnelles, rien ne remplace le contact humain », explique Sébastien Gouttebel, longtemps président des maires ruraux du Puy-de-Dôme.
Concrètement, cela signifie donc qu’il faut des dizaines de bénévoles prêts à sillonner la France pour aller taper aux portes des mairies et les convaincre de soutenir Dominique de Villepin.
L’ancien locataire de Matignon a-t-il les bras pour cela? Il a en tout cas lancé à l’été dernier son nouveau parti La France humaniste, revendiquant en début d’année, sur notre antenne, être « en train de marcher vers 60.000 » adhérents.
« Est-ce que ces gens sont prêts à faire des kilomètres en bagnole pour aller voir des dizaines de petites mairies, tout ça à leurs propres frais? J’en doute un peu », tance un député LR, « pas vraiment fan » de Dominique de Villepin de son propre aveu.
Affinage de la méthode pour convaincre les maires
La question en tout cas se pose. Parmi la poignée de députés qui ont un temps été membres de son parti République solidaire, lancé en 2010 avant de s’éteindre en 2012, pas un seul n’a eu de contact récent avec lui.
« Dominique de Villepin est un homme très brillant, avec beaucoup de panache. Mais appeler les ex-parlementaires, leur donner envie de s’engager pour lui, ça, il ne sait pas faire. Cela va poser un problème dans la chasse aux parrainages », tranche l’un de ses ex-collaborateurs ministériels.
Difficile de le contredire. Parmi les quelques députés qui avaient mouillé la chemise pour lui en 2012, seule une poignée d’entre eux ont encore des fonctions politiques, amoindrissant de fait la portée de leur engagement et leur capacité à décrocher des parrainages.
« On est en train de délayer la méthode » pour avoir des signatures de maires, assure cependant l’un des proches de Dominique de Villepin, évoquant « du phoning, du listing et des déplacements ».
Dominique de Villepin, un candidat parmi beaucoup d’autres pour des maires sursollicités
En 2027, la course aux parrainages va peut-être malgré tout s’avérer particulièrement difficile avec une probable explosion des candidatures. Si en 1965, lors de la première élection présidentielle de la Ve République, on comptait seulement 6 candidats, leur nombre a parfois explosé, jusqu’à atteindre 16 candidats en 2002 avant de redescendre à 12 en 2022.
Pour l’instant, on décompte presque une vingtaine de personnes déjà lancées dans la course ou qui y réfléchissent très sérieusement. En tout, cela pourrait correspondre au besoin d’aller chercher en tout 10.000 signatures avec pour conséquence des maires sursollicités par les entourages des candidats.
« Je suis convaincu que l’an prochain, les élus seront appelés 7 jours sur 7 et que pour les candidats qui n’ont pas de parti puissant derrière eux et un quadrillage quasi-militaire des mairies, ça va être particulièrement compliqué », observe un poids lourd du Sénat.
L’international pour arracher les parrainages
Mais Dominique de Villepin a un espoir: que des élus de gauche, sensibles à son positionnement pro-arabe en plein conflit entre Israël et le Hamas et la guerre en Iran, acceptent de le soutenir, facilitant la chasse aux signatures.
« C’est une chose d’apprécier ses discours, c’en est une autre de lui donner notre parrainage », nuance cependant un député du Nouveau Front populaire.
Le geste semble d’autant moins évident que les partis de gauche ont de nombreuses chances d’avoir leur propre candidat et donc de devoir in fine le soutenir.
« Si vous êtes député LFI, vous soutenez Jean-Luc Mélenchon. Vous ne donnez pas votre parrainage à quelqu’un d’autre. Et ce sera pareil au PS, chez les écologistes, chez les communistes », tranche un sénateur de gauche.
« C’est fini l’hégémonie du PS et des LR qui disaient à leurs maires quoi faire. Il y a aujourd’hui une grande liberté des élus avec notamment beaucoup de maires sans étiquette qui auront envie de soutenir Dominique de Villepin », veut croire son entourage.
L’épine du CPE
une observation pourrait même changer la donne: la publicisation des signatures de maires. Longtemps anonymes, elles sont désormais rendues publiques par le Conseil constitutionnel depuis 2017. De quoi peut-être pousser des élus qui savent leurs administrés attachés aux positions de Dominique de Villepin à le soutenir publiquement.
Le calcul est peut-être optimiste. Lors de l’élection présidentielle de 2022, 34% des élus avaient parrainé un candidat contre 36% en 2012. Autrement dit, la fin de l’anonymisation des paraphes n’a pas franchement bouleversé le nombre de maires prêts à donner leur signature.
Surtout, dans une campagne présidentielle qui s’annonce particulièrement tendue, nul doute que la gauche saura rappeler Dominique de Villepin à son passé, rendant de fait peu probable que de nombreux maires issus de cette famille politique acceptent in fine de le soutenir.
En 2006, alors chef du gouvernement, il avait ardemment défendu le CPE, le contrat première embauche pensé pour lutter contre le chômage de masse des jeunes, augmentant la période d’essai pour les moins de 26 ans. Très vite, cet outil avait mis la gauche puis des centaines de milliers d’étudiants dans la rue, avant que Jacques Chirac ne décide de lâcher en rase campagne son lieutenant, mettant fin aux plus grandes manifestations des dernières décennies,
« Dominique de Villepin, c’est quelqu’un qui aimerait être élu par acclamation, sans passer par la case vote. Pour la présidentielle, il faut avoir envie d’y aller. Lui, il n’a pas le feu. Il aime bien s’y voir mais je ne crois pas qu’il ira vraiment à la fin », tranche un ancien conseiller ministériel.
Fin du suspense au début du printemps 2027, lors de la date limite du dépôt des parrainages devant le Conseil constitutionnel.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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