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Un regard éditorial sur « La langue française va mal? « Ce sont les locuteurs qui la font et pas un modèle écrit » » pour mieux comprendre l'article.
Ce qu’il faut observer
« Les gens ne se sont jamais autant écrits, c’est formidable, ils s’écrivent mais pas de la façon dont certaines personnes aimeraient qu’ils s’écrivent », explique ce dimanche sur RMC la linguiste Julie Neveux. Celle-ci dit en avoir « marre » du jugement permanent lié autour des fautes d’ortographe.
La langue française est-elle immuable, doit-on l’écrire systématiquement de manière irréprochable, sans fautes et doit-on se plier aveugle aux injonctions de l’Académie française, seule autorité légitime en la matière? Toutes ces questions, Julie Neveux y répond avec un grand « non »! Celle-ci fait partie du collectif des Linguistes atterés, qui prônent une appropriation collective de la langue et expliquent qu’elle appartient tout simplement à ceux qui la pratiquent. Son évolution est donc logique, nécessaire et saine.
« La langue française va très très bien, elle est transmise par les parents à leurs enfants, elle est parlée par des millions de francophones à travers le monde, elle a une vitalité incroyable », assure ce dimanche sur RMC Julie Neveux, autrice du livre « Avec la langue ».
« Il faut savoir s’adapter aux registres »
Loin des clichés, il n’est pas ici question d’expliquer que le Français doit être malmené et bourré de fautes d’orthographes. Mais de comprendre les évolutions sémantiques, les nouvelles expressions, mots, etc et ce qu’ils peuvent apporter dans l’usage courant. « Evidemment qu’il faut maîtriser la langue, il faut savoir s’adapter au registre. Ce qui est important c’est l’adaptabilité aux différents registres », explique-t-elle. « Je veux juste qu’on sorte de ce carcan qui inhibe. »
« On perdu un peu la capacité à se rendre compte que c’est les humains qui font la langue et pas un modèle écrit », regrette Julie Neveux
« Toutes les langues vivantes incorporent des cultures, elles amalgament, elles empruntent, elles se modifient même au niveau de la syntaxe, poursuit Julie Neveux, qui dénonce les discours justement « déclinistes », vis-à-vis de la langue, qui peuvent souvent pointer du doigt les jeunes. « En fait les gens ne se sont jamais autant écrits, donc ça c’est formidable, ils s’écrivent mais pas de la façon dont certaines personnes aimeraient qu’ils s’écrivent. »
Quid des anglicismes? « Un mot reste s’il a une utilité pragmatique, une nuance que son concurrent n’a pas »
Les anglicismes? Pas une fatalité ni une hérésie. « L’idée c’est qu’un mot va rester s’il a une utilité pragmatique. Si un mot reste et qu’il s’installe parmi des locuteurs, des locutrices, c’est parce qu’il va avoir une nuance que n’aura pas son concurrent », expose la linguiste. Celle-ci insiste sur le ressenti et la « connotation ». « La connotation, c’est-à-dire c’est ce qu’on entend, ce qu’on perçoit, ce qu’on ressent, en plus de la désignation. »
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L'équipe suit cette actualité de près pour mieux vous informer.

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