
La proposition de LFI pour la présidentielle se prend une nouvelle porte avec les communistes
5 avril 2026Reuters.com
5 avril 2026DOSSIER / « Je ne risque pas de me noyer dans un dé à coudre, je me suis digitabuliphée très jeune », s’amuse Sylvie, Catalane de cœur
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Selon notre équipe, l'article intitulé « DOSSIER / « Je ne risque pas de me noyer dans un dé à coudre, je me suis digitabuliphée très jeune », s’amuse Sylvie, Catalane de cœur » mérite un regard attentif.
Résumé à retenir
Sylvie s’y est frottée et piquée. En argent, porcelaine, bois, carton brodé, ivoire ou cristal, à raison de 4 à 5 euros pièce, elle collectionne un des plus vieux objets du monde. Le dé à coudre revisité en milliers d’exemplaires uniques, pour tenir le monde au bout de son doigt.
« Si une personne reçoit trois dés à coudre, elle ne se mariera jamais ! » La croyance n’a jamais effrayé Sylvie. Ch’ti d’origine, catalane d’adoption, à 59 ans, elle est déjà veuve. Et, également mère de deux enfants, grand-mère de cinq petits-enfants et maîtresse de deux gros chiens des Pyrénées à poils longs. Sa spécialité, « depuis des décennies, je me suis digitabuffée », prévient-elle. Sûre de son effet de surprise. Trop tard. Grande ouverte, la porte de sa maison révèle des murs recouverts d’étagères d’imprimerie remplies de cases elles-mêmes truffées de dés à coudre de décoration.
À lire aussi :
DOSSIER / Fabophile experte, Carole est la nouvelle reine des fèves
« Je dois en avoir nettement plus de 2 000 aujourd’hui, j’ai arrêté de compter depuis des lustres », assure-t-elle, désignant d’un index connaisseur sa collection privée. Fière de « n’avoir au final qu’un seul double, c’est le lac d’Annecy. » Sylvie le cherche. Autant dégoter une paille dans une meule de foin. Chez elle, des dés sont partout exposés. Dans le couloir d’entrée, à l’étage, dans une chambre, délicatement posés sur des meubles ou méticuleusement entreposés dans les tiroirs d’une armoire.
À lire aussi :
DOSSIER / Les petits papiers buvards de Maryse et Bernard n’ont pas fini de parler
Une coutume anglaise
Équipée d’une machine à coudre, elle n’a jamais utilisé l’un d’eux. « Ce sont des ornements ! », s’offusque Sylvie, ravie de raconter son histoire. « Mon frère vit en Angleterre, chaque fois qu’il revient en France nous voir, il me ramène un dé à coudre. C’est tout petit, très joli, trop mignon », adore-t-elle depuis les années 80. « C’est la coutume là-bas d’offrir un dé à ses hôtes. Chaque célébration, chaque évènement est l’occasion d’en créer de nouveaux », s’empresse Sylvie. Qui veille jalousement sur les siens fabriqués en porcelaine, bois, en terre, métal, en carton brodé, ivoire ou cristal. Sa passion ressemble à un voyage autour du monde.
À lire aussi :
DOSSIER / Les collectionneurs en vogue : Les stylos « trop stylés » d’Esther, future styliste de mode
À lire aussi :
Après une vie de corridas, la Catalane Cathy Calvet s’est constituée un trésor hors du commun
« Dès que je vais quelque part, il me faut mon dé du coin, avant tout. Après, on peut visiter. Mes copains le savent, ils m’en rapportent des quatre coins de la planète. Ça ne prend pas de place dans les valises, ce n’est pas cher, c’est original et ça me fait très plaisir. » Pour dénicher le plus beau des dés, Sylvie conseille de visiter les boutiques de souvenirs, les monuments historiques, les offices de tourisme. « Par contre, c’est très difficile d’en trouver dans certains pays comme la Thaïlande ou le Vietnam. En Asie, il s’apparente souvent à un anneau de bout du doigt utilisé pour poser le tissu. Tandis que nous, on s’en sert pour pousser l’aiguille. »
Des nids à poussière tellement mignons
Chaque cousette le sait, les tailles et les formes sont révélatrices. Les plus gros proviennent des pays de l’Est, les plus originaux de Chine ou d’Italie, les plus petits en plastique de couleurs vives sortent des nécessaires à midinettes. « Les minuscules, eux, étaient conçus pour les petites filles d’antan, les poupées ou les doigts de fée. » Leur point commun ? « Ce sont des nids à poussière ! Le jour où mon feu mari a décidé de repeindre le couloir, j’ai dû les enlever un à un, les emballer et les ranger par thèmes. Après, fatiguée, j’ai tout remis en vrac », blague l’ancienne secrétaire commerciale habituée à gérer « des stocks de plus d’un million de pièces détachées. »
Ce ne sont pas des milliers de dés qui vont la déranger. D’autant qu’un en particulier est cher à son cœur. « Mon époux, était bobinier, il m’en a confectionné un en cuivre à l’aide d’une pièce de monnaie », caresse-t-elle, émue. Sylvie y tient comme à la prunelle de ses yeux.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

9999999
