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6 avril 2026la réforme des titres-restaurant saluée par les consommateurs, mais boudée par les commerçants – franceinfo
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Invoquant une « mesure de pouvoir d’achat » et de « liberté », le ministre du Commerce et des PME a confirmé que la possibilité d’utiliser les titres-restaurant pour payer ses courses alimentaires en supermarché, qui court jusqu’à fin 2026, sera pérennisée. De quoi faire grincer des dents chez certains restaurateurs.
Un peu de souplesse pour le pouvoir d’achat des Français. Dématérialisation, utilisation le dimanche et pérennisation du paiement des courses en supermarché… Annoncée l’année dernière, la réforme des titres-restaurant fera l’objet d’une proposition de loi déposée « d’ici l’été« , a annoncé samedi 4 avril le ministre du Pouvoir d’achat Serge Papin, qui vise une adoption avant fin 2026.
Principal changement : il sera inscrit dans la loi qu’il est possible de payer des courses alimentaires en grande surface en titres-restaurant, quand il s’agissait, jusqu’ici, d’une mesure temporaire qui devait se terminer à la fin de l’année 2026. Si le ministre des PME et du commerce vante une mesure pour soutenir le pouvoir d’achat des Français face à la guerre au Moyen-Orient qui fait s’envoler le prix des carburants et l’inflation, les restaurateurs, eux, sont furieux dénonçant une concurrence face à la grande distribution, mais aussi avec les fast-foods.
Côté consommateurs, comme ici à Boulogne-Billancourt, en région parisienne, c’est pourtant un « ouf » de soulagement : « Oui, c’est vraiment une bonne chose« , sourit Sylvain, qui travaille dans le BTP et qui bénéficie de 150 euros par mois de ticket-restaurant. « C’est très pratique pour acheter à manger au supermarché du coin plutôt que d’aller à chaque fois au restaurant. Avec la montée de l’essence plus aujourd’hui, effectivement, un restaurant ça coûte très très cher. Vous dépensez 14 euros par midi pour manger, ce n’est pas possible. C’est énorme ! Et au supermarché ? C’est 3,40 euros pour une petite salade avec un yaourt », souligne-t-il.
Un paquet de yaourts et des pâtes, c’est ce qu’Audrey tient dans ses mains à la sortie de cette supérette des Hauts-de-Seine. Elle a payé en carte ticket-resto. « En ce moment, zéro en resto et tout en courses« , confie-t-elle.
« Je vais au coup par coup pour justement pouvoir utiliser ma carte ticket-resto. Ça permet de ne pas être à découvert trop vite. »
Pour cette chargée d’étude, et son mari au chômage, les 25 euros par jour autorisé de cette petite carte noire sont devenus indispensables : « Les fins de mois sont très difficiles déjà. Du coup, je ne fais plus de grosses courses. La viande, les œufs, c’est la folie. C’était 1,50 €, on est passé à 3,90 €. C’est très compliqué.«
Elle en profite pour montrer l’ardoise du restaurant d’en face : 22 euros pour le plat du jour. Le patron, Johnny, ne décolère pas de cette décision du gouvernement : « Ça s’appelle ticket-restaurant ! C’est destiné normalement aux restaurants, pas pour faire les courses dans des supermarchés ou dans des boucheries« .
« C’est une perte énorme pour nous, les restaurateurs, précise-t-il, alors qu’il vient seulement de reprendre l’établissement depuis deux mois. Déjà qu’on souffre, on est en train de ramer pour payer le personnel et tout ça… En tant que responsable, on ne prend même pas de salaire. Et je comprends : les temps sont difficiles, les gens préfèrent faire les courses avec ces tickets-resto. On comprend, on est tous dans la même situation. Mais on n’enlève pas à certains pour soutenir d’autres. Il faut que le gouvernement trouve vraiment une solution favorable à tout le monde« , réclame-t-il, précisant que ses charges ont également augmenté avec l’inflation.
« Il y a 25 restaurants qui ferment par jour« , alertait ainsi Frank Delvau, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) Île-de-France, invité sur franceinfo. « On privilégie la grande distribution vis-à-vis des restaurateurs », dénonçait-il, incitant le gouvernement à créer un « titre inflation » différent du titre-restaurant, ou au moins « avoir un plafond différencié entre l’utilisation dans le restaurant et l’utilisation dans les supermarchés : on pourrait imaginer 25 euros pour les restaurants et 15 euros pour la grande distribution« . Le président de l’Umih francilienne aurait enfin souhaité un geste de la part du gouvernement « au niveau des charges sociales vis-à-vis des métiers de service« . « Quand vous allez dans un fast-food, vous parlez à une caisse automatique« , ce qui permet de maintenir les prix plus bas.
Assis devant son café, William, un client, est d’accord. Pour lui, il y aurait mieux à faire pour le pouvoir d’achat. « Baisser les taxes sur le carburant par exemple, comme en Espagne ! Ce serait bien, non ? Allez chiche ! Ce serait bien« , conclut-il dans un sourire.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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