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6 avril 2026« Il faut que le câble se pose doucement au fond de la mer » : à bord du navire qui va créer l’autoroute électrique sous-marine Bretagne-Irlande
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « « Il faut que le câble se pose doucement au fond de la mer » : à bord du navire qui va créer l’autoroute électrique sous-marine Bretagne-Irlande ».
À retenir
La Bretagne, point de départ d’une « nouvelle autoroute électrique sous-marine », qui va relier la France et l’Irlande. Cette interconnexion va permettre de renforcer la souveraineté énergétique européenne, doit entrer en service en 2028. D’ici là, il s’agit de tirer deux longs câbles sous-marins, sur une distance de 500 kilomètres, au fond de la Manche et de la mer Celtique. Les travaux en mer, côté français, doivent commencer en avril, pour poser la première section en partant de Cléder, près de Roscoff, dans le Finistère. Le navire câblier est prêt, en attente de la bonne fenêtre météo, pour entamer ces travaux hors du commun.
**À quai, à côté de deux gros bateaux chargés de gaz naturel, le navire bleu, blanc et orange, semble presque petit. « Non, c’est un très gros navire, on a des tankers qui sont immenses à côté de nous, mais ça, c’est un gros navire, rectifie Alexandre Bellemin, le chef du projet pour l’entreprise Nexans. Nous fabriquons à la fois les câbles et nous nous occupons de toute la connexion jusqu’à ce qu’ils transportent de l’électricité, complète-t-il. C’est un grand bateau avec plusieurs tonnes d’équipement comme des grues, des robots télécommandés. Tout un équipage vit à bord… »
Sur le pont, se trouve le cœur du navire : la première section de câbles côté breton. Il s’agit en fait de deux câbles jumeaux, noir et jaune, de 100 kilomètres de long chacun. Pour l’instant, ils sont rangés, enroulés comme des serpents dans un grand panier. « Une table tournante permet de porter les câbles d’une capacité de 8 000 tonnes, ce qui est énorme. Elle va tourner pour pouvoir sortir le câble », décrit Alexandre Bellemin.
« Il faut que le câble aille se poser doucement au fond de la mer, gentiment. »
Le temps nécessaire pour dérouler ces kilomètres de câbles est incertain, explique Romain Lenclos, directeur des opérations du projet chez Nexans. » Tout va dépendre des conditions météo, de la profondeur, liste ce spécialiste. Là, tout proche, nous sommes à quelques dizaines de mètres. Plus au large, nous allons avoir jusqu’à 100 mètres de profondeur. Il est nécessaire d’aller doucement pour ne pas « abîmer le câble. Il ne faut pas que cette opération soit trop violente », souligne Alexandre Bellemin.
D’autres bateaux viendront ensuite creuser une tranchée, au fond de l’eau, pour enfouir les câbles dans le granit et la craie. Afin qu’aucune embarcation qui arrive n’abîme le câble avec son ancre ou des filets de pêche, par exemple. L’objectif de cette opération est de relier en énergie la France et l’Irlande, donc, on ne veut surtout pas qu’il y ait de problèmes avec le câble, insiste le chef du projet. Il n’y a pas de conséquences [sur la biodiversité marine] parce qu’on va doucement pour dérouler ce câble. Le trou sera ensuite comblé. Ensuite la vie reprendra son cours par-dessus et dans le même temps l’énergie pourra circuler sans problème », assure-t-il. Il s’agit donc d’un défi technologique et industriel, d’autant plus grand dans ces mers très fréquentées par toutes sortes de navires.
Une interconnexion pour renforcer la souveraineté énergétique de l’Europe
Cette « autoroute électrique sous-marine » va agrandir le réseau européen et servir à la transition énergétique. « C’est la première liaison entre la République d’Irlande, qui est un membre de l’Union européenne et l’Europe continentale, souligne Rémi Courtial, directeur du projet Celtic Interconnector pour RTE, le gestionnaire du réseau français de transport d’électricité. Nous essayons de favoriser la circulation des flux à l’échelle européenne. Se soutenir entre pays européens reste un acte de souveraineté. Chacun profite de l’énergie décarbonée des autres. »
« Lorsqu’on développe beaucoup d’énergies renouvelables, il arrive qu’on produise plus que ce que localement on est capable de consommer. Dans ces cas-ci, une interconnexion comme celle-là permet d’exporter de l’électricité. »
La France est déjà connectée à six autres pays, comme l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne. Les électrons circulent ce qui permet de développer les énergies renouvelables. « L’Irlande a de grandes ambitions dans la production éolienne en mer, reprend-il, pour eux, c’est évidemment important de pouvoir exporter leur surplus de production éolienne vers l’Europe continentale. De la même façon que pour nous, et en particulier en France, nous avons parfois de la production excédentaire ? C’est aussi important et judicieux de pouvoir exporter ce surplus de production vers l’Irlande, qui a des forts besoins en énergie. »
Le budget pour la construction de cette interconnexion est de 1,6 milliard d’euros, dont près d’un tiers de subvention de l’Union européenne. L’UE compte ainsi réduire sa consommation d’énergies fossiles, ce qui signifie faire venir moins de tankers, chargés de gaz et de pétrole, dans nos ports.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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