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6 avril 2026Le président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public juge « indécente » l’attitude du rapporteur
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Le président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public juge « indécente » l’attitude du rapporteur ».
Points clés à retenir
Capture RTL
Jérémie Patrier-Leitus ce lundi 6 avril.
À l’Assemblée nationale, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public poursuit ses travaux dans un climat toujours aussi étrange. Après des auditions mouvementées la semaine dernière (notamment celle de Xavier Niel), c’est l’animosité entre le président et le rapporteur qui reprend le dessus. Ambiance toujours aussi électrique.
Ce lundi 6 avril, Jérémie Patrier-Leitus accuse Charles Alloncle de se comparer à… Émile Zola. Le député d’extrême droite, proche d’Éric Ciotti, apparaît en effet cette semaine à la une de L’Incorrect, un magazine d’extrême droite connu pour ses contenus provocateurs qui se dit « conservateur » et « corrosif ». Le titre ? « Audiovisuel public : J’accuse… ! » La référence à l’auteur français qui, en 1898, plaida la cause du capitaine Dreyfus dans les colonnes de L’Aurore est limpide.
« J’ai été choqué et indigné de voir le rapporteur se comparer à Émile Zola », attaque le président de la commission d’enquête sur RTL. Ajoutant : « Je viens d’une famille marquée par l’antisémitisme et l’histoire de la Shoah. Comparer l’audiovisuel public à l’affaire Dreyfus c’est indécent ». Ce n’est pas la première fois qu’il exprime un profond désaccord avec la façon dont son collègue mène les travaux ou conçoit cette commission d’enquête. Mais cette fois, cela sonne comme un désaveu.
Jérémie Patrier-Leitus estime qu’il est « normal de contrôler l’audiovisuel public », au vu notamment des sommes engagées et de ce que cela représente dans le budget de l’État. « Nous faisons un travail important. Il y a, je le redis, des manquements et des dysfonctionnements ». Mais, ajoute-t-il, cela peut se faire « sans se comparer à l’affaire Dreyfus ».
« Voyeurisme » et « démagogie »
Plus globalement, le député Horizons est très critique de la façon dont Charles Alloncle se saisit de la commission d’enquête. Il l’accuse entre les lignes de tomber dans le « voyeurisme » et la « démagogie », citant notamment une question sur « les frais de maquillage de Virginie Efira » posée par son collègue lors d’une audition. « Je suis attaché à la transparence, mais on peut le faire sans tomber dans le populisme », juge Jérémie Patrier-Leitus.
De fait, Charles Alloncle est régulièrement accusé de vouloir prendre la lumière en usant d’un ton incisif et en relayant ses interventions sur les réseaux sociaux. Certains lui reprochent de se servir de la commission d’enquête pour se faire un nom, notamment auprès des milieux d’extrême droite.
Pour autant, Jérémie Patrier-Leitus assure ne jamais avoir eu « la tentation que certains députés ont eue », à savoir claquer la porte de la commission d’enquête. Malgré l’ambiance parfois électrique, et le occurrence que certaines auditions se transforment « en tribunaux politiques », « je ne voulais pas céder et ainsi laisser cette commission d’enquête au rapporteur », explique-t-il. Dans les prochains jours, la commission auditionnera le patron d’Arte Bruno Patino, des représentants de l’Arcom puis à nouveau Delphine Ernotte.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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