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En baie de Somme, les touristes affluent lors du week-end de Pâques – franceinfo
6 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Nos rédacteurs considèrent que « ce que l’on sait du plan pakistanais de cessez-le-feu proposé à Washington et Téhéran » est un article à suivre.
À ne pas oublier
– / AFP
Une image fournie par le régime iranien de la zone où l’avion américain abattu se serait ecrasé.
Une issue à la guerre au Moyen-Orient ? Un plan de cessez-le-feu a été proposé à l’Iran et aux États-Unis, a indiqué une source proche du dossier à l’agence Reuters ce lundi 6 avril. Le protocole, élaboré par le Pakistan et transmis aux deux parties dans la nuit, comprend deux étapes avec en ligne de mire un arrêt des combats.
Ce dernier pourrait, en théorie et si le plan était accepté, intervenir dès la fin de ce week-end de Pâques. De premiers éléments sur le contenu de l’accord proposé ont été dévoilés dimanche par le site américain Axios, selon qui l’initiative est poussée par plusieurs pays de la région, qui servent d’intermédiaire.
Alors que l’escalade verbale entre Washington et Téhéran se poursuit, Le HuffPost fait le aspect clé sur cette initiative de trêve qui pourrait constituer une issue à la crise.
• Que contient la proposition d’accord ?
Le plan proposé évoque deux phases, selon les sources régionales, israéliennes et américaines citées par Axios. Les États-Unis, Téhéran et les médiateurs régionaux discutent d’un potentiel cessez-le-feu de 45 jours. Celui-ci serait suivi d’un accord pour stopper définitivement la guerre.
La trêve, entrant immédiatement en vigueur, permettrait la réouverture du détroit d’Ormuz, qui est au cœur des tensions et dont le blocage partiel provoque une crise économique et commerciale mondiale. Selon Reuters, un délai de 15 à 20 jours serait fixé pour finaliser un accord plus large, provisoirement appelé « accord d’Islamabad » (du nom de la capitale pakistanaise) où des pourparlers en présentiel devraient avoir lieu.
L’enjeu pour les Iraniens serait de faire des concessions partielles sur la question du détroit d’Ormuz et du nucléaire, afin d’obtenir la garantie que le cessez-le-feu ne sera pas temporaire et que la guerre ne reprendra pas, détaille Axios. Selon le média en ligne, les responsables iraniens ont fait savoir qu’ils ne voulaient pas d’un scénario à la libanaise ou à la gazaouie, avec un cessez-le-feu sur le papier mais où les attaques continuent.
La source citée par Reuters ajoute pour sa part que Téhéran pourrait obtenir un allègement des sanctions et un déblocage des avoirs gelés en échange d’un engagement à ne pas se doter de l’arme nucléaire.
• Un accord dès ce lundi ?
Encore hypothétique, le plan de cessez-le-feu pourrait techniquement entrer en vigueur dès ce lundi. « Tous les éléments doivent être approuvés aujourd’hui », a affirmé la source citée ce lundi par Reuters. Ce délai collerait en tout cas avec le dernier ultimatum lancé par Donald Trump à Téhéran, à qui il a promis « l’enfer » si une issue diplomatique à la guerre n’était pas trouvée.
Après avoir fixé une première deadline pour ce lundi dans la soirée, le président américain a accordé un délai de 20 heures supplémentaires à Téhéran et fixé la limite des négociations à mardi 20 heures, heure de Washington (mercredi à 2 heures du matin à Paris).
Auprès d’Axios, Donald Trump a parlé de « négociations poussées » avec l’Iran. « Il y a de bonnes chances d’aboutir, mais s’ils ne parviennent pas à un accord, je vais tout faire sauter là-bas », a prévenu le milliardaire républicain. Cité par le média Iran International, basé à Londres, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a indiqué qu’une réponse aux propositions transmises par les médiateurs a été rédigée et sera annoncée en temps voulu.
• Pourquoi le Pakistan joue-t-il un rôle central dans les discussions ?
Plusieurs médias ont relevé la place importante qu’occupe le Pakistan dans les négociations, où il joue le rôle de médiateur avec d’autres pays de la région. La source citée par Reuters rapporte par exemple que le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, a été en contact « toute la nuit » avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, mais aussi avec le vice-président américain JD Vance et l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff.
Comme le rappelait l’AFP le 26 mars, Islamabad se distingue par son « réseau de contacts » dans la région, mais aussi par ces relations avec les différentes parties. Le Pakistan a des « liens anciens avec l’Iran voisin », mais il a aussi su se rapprocher des États-Unis, affirme l’agence de presse française. une interprétation partagée par le New Yorker, selon qui les Pakistanais sont parvenus à « séduire » les États-Unis en sachant comment parler à Donald Trump.
HANDOUT / AFP
Ce que l’on sait du plan pakistanais de cessez-le-feu proposé aux États-Unis et à l’Iran.
« Le Pakistan a accueilli favorablement la médiation de Trump » lors de la crise avec l’Inde en mai 2025, rappelle Aqil Shah, professeur de sciences politiques au McDaniel College interrogé par le magazine américain. « Paria à Washington » sous l’ère Biden, le pays d’Asie centrale – et plus particulièrement le chef de son armée Asim Munir – a su « exploit[er] le besoin de Trump d’adulation et d’éloges ».
Islamabad a même proposé le nom du républicain pour le Nobel de la paix, le présentant comme un « pacificateur mondial ». Des intentions qui ont plu au locataire de la Maison Blanche, trop content de dire qu’Asim Munir – « le meilleur maréchal » – lui « a dit qu’il avait sauvé des millions de vies ». Reste à voir si ces bonnes relations américano-pakistanaises permettront vraiment d’aboutir à une trêve au Moyen-Orient.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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