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6 avril 2026Les fournisseurs d’images satellites contraints par les États-Unis à suspendre leurs flux sur le Golfe et l’Iran, ouvrant la porte à la Chine et à la Russie pour fournir des renseignements
Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Les fournisseurs d’images satellites contraints par les États-Unis à suspendre leurs flux sur le Golfe et l’Iran, ouvrant la porte à la Chine et à la Russie pour fournir des renseignements ».
Résumé rapide
Les fournisseurs d’images satellites ont été progressivemnt contraints par le gouvernement américain à suspendre la diffusion de leurs flux sur le Golfe et l’Iran, limitant l’accès des médias et des analystes aux informations depuis les zones de conflit et ouvrant la porte à la Russie et à la Chine pour combler ce vide.
Les images satellites, scrutées avec attention par les internautes, les observateurs, les chaînes de télévision, mais aussi par les forces armées impliquées dans le conflit, ne seront désormais plus disponibles au grand public.
La société américaine Planet Labs a annoncé samedi à ses clients qu’elle se conformerait à une demande du gouvernement américain de suspendre pour une durée indéterminée la chronique de ses photographies haute résolution liées au conflit au Moyen-Orient. Vantor (anciennement Maxar), autre acteur majeur de l’imagerie satellite, avait déjà annoncé des restrictions similaires il y a quelques semaines.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines en Iran et qui s’est étendue dans le Golfe avec la riposte de Téhéran, Planet Labs avait déjà instauré des délais de publication. Le 6 mars, l’entreprise avait temporairement suspendu la diffusion de ses images des pays du Golfe pendant 96 heures, délai rapidement étendu à 14 jours pour des raisons de sécurité.
Le Pentagone a refusé de confirmer si le gouvernement américain avait formellement demandé aux fournisseurs d’images satellites de restreindre la diffusion de leurs clichés. Selon un courriel envoyé samedi par Planet Labs, le gouvernement aurait cependant bien demandé à « tous les fournisseurs d’imagerie satellite » de suspendre indéfiniment la parution des images.
Dans une déclaration au New York Times, Planet Labs a précisé que cette demande était motivée par des « raisons de sécurité et de sûreté opérationnelle ». L’entreprise a ajouté qu’elle « suspendrait volontairement la diffusion d’images de la zone jusqu’à la fin du conflit » et qu’elle mettrait en place une « diffusion contrôlée des images » jugée sans risque pour la sécurité.
« Outil de vérification » lors des conflits
Pour The Wrap, la nouvelle politique restreint fortement l’un des rares outils dont disposent les organes de presse pour vérifier les frappes, évaluer les dommages et suivre les développements militaires dans des zones difficiles d’accès. Plusieurs médias ont averti que ces limitations pourraient compliquer le travail des journalistes, chercheurs et analystes indépendants qui documentent la guerre en Iran.
Ces dernières semaines, d’autres fournisseurs d’imagerie satellite ont également instauré de nouvelles restrictions et délais d’accès aux données de la région, tandis que certaines entreprises ont souligné que les contrôles appliqués sur certaines zones du Moyen-Orient respectaient leurs politiques d’accès aux images établies de longue date.
Ce sont notamment grâce aux images satellites que la plupart des frappes des deux camps sont recensées par la presse ou par des internautes, l’accès aux informations sur les zones de conflit restant parcellaire en raison de la censure et des restrictions d’internet, notamment en Iran.
Ce fut le cas par exemple des photos au sol publiées dimanche 29 mars sur un compte Facebook consacré aux affaires militaires américaines, montrant un E-3 Sentry AWACS complètement éventré, son radar géant détruit, après avoir été touché par un drone Shahed. L’appareil, stationné sur la base saoudienne Prince Sultan, à environ 600km des côtes iraniennes, aurait été spécifiquement visé selon les gardiens de la révolution iranienne.
Une porte ouverte aux Russes et aux Chinois?
Depuis ces dernières restrictions, la vérification indépendante des frappes et des installations militaires dans le Golfe est devenue quasi impossible, laissant un vide rapidement comblé par de fausses images, générées pour la plupart grâce à l’intelligence artificielle. Sans source fiable issue d’opérateurs satellites sérieux, comment croire quoi que ce soit dans le brouillard de la guerre?
Pendant ce temps, les adversaires des États-Unis disposent d’alternatives que les entreprises américaines refusent à leurs propres clients. Selon le Washington Post et Associated Press, Moscou fournit à l’Iran des renseignements pour cibler des installations américaines, tandis que la société chinoise MizarVision diffuse des images des mouvements de l’armée américaine dans la région.
De plus, des entreprises chinoises comme MizarVision ou encore Jing’an Technology utilisent l’intelligence artificielle et des données ouvertes pour suivre et diffuser les mouvements de l’armée américaine au Moyen-Orient, en compilant images satellites, données de vol et de navigation. Bien que Pékin affirme ne pas être impliqué dans le conflit, ces sociétés privées, parfois liées à l’armée, permettent à la Chine de renforcer ses capacités de renseignement tout en restant officiellement à distance.
Un déséquilibre qui représente un risque pour la sécurité des opérations américaines notamment. De quoi même inquiéter les parlementaires étasuniens. « La menace de l’écosystème technologique américain n’est pas théorique, elle est imminente. Les États-Unis ne peuvent pas autoriser le Parti communiste chinois à utiliser des technologies commerciales en renseignement en temps réel sur les troupes américaines », a écrit récemment le comité de la Chambre des représentants sur la Chine. La suspension de Planet Labs ne devrait donc pas permettre de mettre fin à tous les dangers liés à l’espionnage satellite pour l’armée américaine.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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