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6 avril 2026À Chypre, la production de halloumi est menacée par une fièvre aphteuse qui frappe les ovins
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « À Chypre, la production de halloumi est menacée par une fièvre aphteuse qui frappe les ovins ».
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JAKUB PORZYCKI / NurPhoto via AFP
Du haloumi dans une assiette photopraphiée dans un restaurant de Paphos à Chypre en janvier 2026.
Sale temps pour les fromages méditerranéens. Alors que la Grèce fait face à une épizootie de variole ovine qui fait craindre le pire pour la production de feta, l’île de Chypre voit elle aussi son fromage national, le halloumi, mis en péril par une maladie qui frappe les ovins. Confronté depuis la mi-février à la diffusion de la fièvre aphteuse, le petit pays européen oblige les éleveurs concernés à abattre leurs troupeaux – une méthode drastique que la France a utilisée face à la dermatose nodulaire bovine.
La fièvre aphteuse n’affecte pas l’homme, mais elle a des effets catastrophiques sur les animaux. La maladie meurtrit les chairs de la bouche et celles entre les sabots – d’où son nom anglophone « foot-and-mouth disease » (« maladie des pieds et de la bouche ») – et elle est extrêmement contagieuse. D’origine virale, elle peut se transmettre par les véhicules, les vêtements ou des produits issus de bêtes contaminées.
Comme l’explique Libération, la maladie serait arrivée par la partie nord de l’île, sous contrôle turc, avant de gagner le sud. C’est là que pour stopper la propagation, les autorités ont appliqué les préconisations de l’UE « à savoir le confinement rapide, l’interdiction des mouvements (personnes, animaux, paille…), une biosécurité stricte, la vaccination et l’abattage », a expliqué la directrice des laboratoires vétérinaires officiels chypriotes, Sotiria Georgiadou, interrogée par le quotidien français.
Malgré cette situation, les exportations de halloumi se poursuivent vers différents pays que ce soit en Europe, au Canada ou en Australie, notent les médias chypriotes O Phileléftheros et Kathimerini Cyprus. Pour produire le fromage, le lait de brebis doit être chauffé à plus de 95 °C ce qui inactive le virus. Mais s’il échappe aux restrictions qui frappent le lait ou la viande, le halloumi est bel et bien menacé par cette crise sanitaire agricole.
« Nous craignons que le virus ne gagne l’ensemble de l’île »
Premièrement parce que l’abattage systématique des troupeaux pourrait finir par poser des problèmes d’approvisionnement en lait. Auprès de Libération, Sotiria Georgiadou a estimé qu’au 24 mars, 22 669 moutons et chèvres ainsi que 1712 vaches avaient été abattus. Le patron de l’association chypriote des fabricants de fromage, Michalis Koullouros, ne cache pas son inquiétude, comme l’a rapporté O Phileléftheros.
Alors que 80 % de la production laitière chypriote est destinée au halloumi, « nous craignons que le virus ne gagne l’ensemble de l’île, ce qui entraînerait l’abattage de nombreux animaux », expliquait-il à la mi-mars. « Nous perdrons le lait et, inévitablement, la production de halloumi sera également affectée », anticipait le professionnel. Une sombre perspective pour le pays où le fromage a un poids symbolique, mais aussi économique : pas moins de 20 000 Chypriotes travaillent dans la production du fromage.
Une interruption ou une forte diminution de la production pourrait aussi avoir des conséquences sur le monde des affaires, relève le Kathimerini Cyprus. La Chambre de commerce et d’industrie de Chypre, citée par le média local, pointe le situation que les grands producteurs laitiers ont des accords avec des chaînes de distribution. En cas de livraisons insuffisantes, les commerçants pourraient remplacer le halloumi par des produits concurrents.
« Regagner cet espace en rayon pourrait prendre beaucoup de temps et entraîner des coûts considérables », analyse le Kathimerini Cyprus. La crise intervient en outre au pire moment de l’année : puisque le printemps et l’été sont la haute saison de consommation de halloumi.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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