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7 avril 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « cette règle confirme que la campagne a déjà commencé ».
Analyse rapide
QUENTIN DE GROEVE / Hans Lucas via AFP
Les candidatures à l’Élysée se multiplient.
• En cas de ralliement dans plusieurs mois, les comptes d’un candidat pourraient être ajoutés à celui d’un autre.
• Les comptes sont plafonnés avec un remboursement pour les candidats qui ont fait plus de 5 % au premier tour.
Personne ne s’en est rendu compte, mais la campagne présidentielle a officiellement commencé. Et loin de toute considération politique, c’est une règle d’ordre technique qui a donné le top départ. Depuis le 1er avril, les candidats sont invités à conserver tous leurs justificatifs de dépense (déplacement, location de salle, achat de matériel…) pour les transmettre, en temps voulu, à la commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), qui sera ensuite chargée d’en vérifier la conformité.
Les comptes de campagne sont donc ouverts, pour des candidats dont on ne connaît pas encore l’identité. Au RN, on ne sait pas encore qui de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella portera les couleurs de l’extrême droite. À droite, à gauche et au centre, même brouillard. Seule la candidature de Jean-Luc Mélenchon ne fait pas grand doute. Peu importe que les postulants à l’Élysée soient officiellement lancés ou pas, la règle du financement ne s’applique qu’à ceux qui iront au bout.
Rapidement, la question d’ordre technique (ouvrir un compte bancaire et désigner un mandataire financier) pourrait virer au casse-tête politique. « Il faudrait aborder la question du financement sans trop tarder », reconnaît auprès du Figaro un proche d’Édouard Philippe. Cet empressement s’explique par une raison très simple : les dépenses engagées par les candidats sont comptabilisées dans les futurs comptes de campagne. Chacun a la maîtrise de ses propres frais… mais pas de ceux des concurrents. Or, un ralliement entraîne logiquement la fusion d’une partie des comptes de campagne.
Si Gabriel Attal et Édouard Philippe lancent leur campagne chacun de leur côté, mais décident à l’automne ou en fin d’année de se rallier, le montant cumulé de leurs dépenses pourrait être très élevé. D’où l’urgence à régler la question des alliances.
En politique, l’argent est le nerf de la guerre. Un petit coup d’œil aux comptes détaillés publiés le 10 février par la CNCCFP concernant l’année 2024 peut se révéler instructif. Comme le rappelle LCP, on y apprend qu’au sein du « bloc central », c’est Renaissance qui dispose de la plus grosse manne financière avec un budget de 21,7 millions d’euros. Le MoDem, 6,8 millions, et Horizons, 1,6 million. Les partis politiques les plus riches, tous bords confondus, sont le Parti communiste (34,5 millions d’euros) ; le Parti socialiste (33,4 millions) et Renaissance.
Des levées de fonds
Ces partis n’auront ainsi aucun mal à porter leurs propres couleurs à l’élection présidentielle. Mais quid des plus petites formations, comme Place Publique, Debout !, L’Après ou Génération.s ? En leur sein, les candidatures fleurissent, de Raphaël Glucksmann à François Ruffin en passant par Clémentine Autain. Une campagne électorale, et plus encore celle de la présidentielle, coûte très cher. Ces candidats plus ou moins déclarés savent qu’ils ont besoin du renfort d’un « gros » parti pour financer leurs déplacements, leurs meetings, l’impression de tracts et d’affiches, la location de matériel… La question se pose aussi pour Dominique de Villepin, qui n’est dans aucune écurie.
Selon le Parisien, Raphaël Glucksmann a donc commencé à amasser des fonds, en organisant notamment des dîners avec des grosses fortunes. Des repas auxquels participent « des acteurs économiques influents, aussi bien de PME que de grandes entreprises », selon le quotidien, qui lui auraient permis de rencontrer « 200 personnes ». Chacun étant invité, à l’issue du dîner, à faire un don plafonné à 7500 euros. une journalistes spécialisés de collaborateurs uniquement dédiée à cette tâche a même été montée. C’est dire l’enjeu que cela représente…
La barre fatidique des 5 %
D’autant que les candidats doivent composer avec une inconnue : le prêt des banques. On se souvient à quel point Marine Le Pen s’est souvent plainte du refus des banques françaises de lui accorder le moindre prêt. En 2017, c’était l’un de ses arguments pour justifier l’argent provenant de Russie. Cinq ans plus tard, elle avait contracté un emprunt auprès d’une banque européenne. Entre-temps, la loi avait changé : les partis sont obligés d’emprunter auprès de banques ayant un siège social dans un État membre de l’Union européenne.
Reste la question du remboursement puisqu’un candidat qui arrive sous la barre des 5 % au soir du premier tour n’a droit qu’à un remboursement minimal de 800 000 euros (au lieu de 8 millions). Ce qui avait contraint Valérie Pécresse (Les Républicains) et Yannick Jadot (Les Écologistes) à lancer un appel de dons. En 2012, le cas de figure avait été bien différent puisque Nicolas Sarkozy (avec 48,3 % au second tour) avait été privé de remboursement. La raison ? Ses comptes de campagne avaient été rejetés par le Conseil constitutionnel.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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