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7 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Et si la région Alsace existait de nouveau ? Une proposition va enflammer l’Assemblée ».
Points importants
FREDERICK FLORIN / AFP
Image d’illustration de panneaux de signalisation installés en Alsace.
Souvenez-vous, c’était il y a dix ans et quelques mois. La France comptait encore 27 régions, dont 22 dans l’Hexagone. Parmi elles, l’Alsace qui regroupait le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Depuis, ces deux départements appartiennent à la région Grand-Est (avec les Ardennes, l’Aube, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle et les Vosges). Mais une proposition de loi discutée ce mardi 7 avril à l’Assemblée aimerait faire marche arrière. Un débat urticant dans l’est de la France mais pas seulement.
Ce texte porté par des députés alsaciens macronistes (Brigitte Klinkert, Olivier Becht, Françoise Buffet et Charles Sitzenstuhl) veut créer une « collectivité à statut particulier » et doter l’actuelle Collectivité européenne d’Alsace (CEA) – issue de la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin – des compétences d’une région. En clair l’Alsace serait à la fois un département et une région.
Les défenseurs de l’idée mettent en avant des « spécificités historiques » et promettent plus « d’efficacité de l’action publique ». Selon les défenseurs du texte – dont les députés alsaciens Brigitte Klinkert, Olivier Becht, Françoise Buffet et Charles Sitzenstuhl mais aussi l’ancien Premier ministre Gabriel Attal – il s’agit de « simplifier les échelons de gestion administrative » et de réaliser « des économies budgétaires de l’ordre de 80 à 100 millions d’euros par an ».
En « fusionnant » les compétences départementales et régionales, « on simplifie les procédures, on est plus efficaces », avait également plaidé récemment le président de la CEA Frédéric Bierry (divers droite), grand défenseur de cette réforme, et qui dit s’appuyer sur des sondages selon lesquels « les Alsaciens sont favorables à une sortie de leur région du Grand Est ».
Le gouvernement ne se mouille pas
« Saugrenu », répond le président (DVD) de la région Grand Est pour qui « il y a dans notre pays des sujets bien plus importants et graves que celui-ci ». Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue il y a quelques jours entourés de membres alsaciens de sa majorité, Franck Leroy a estimé que les économies annoncées « ne sont pas démontrées », au contraire. Si le projet est voté, « les Alsaciens seront certes entre eux, mais ils auront moins de moyens pour se développer, il faut dire la vérité aux gens ».
Il a reçu le soutien des présidents de dix régions (de gauche et de droite). Pour eux, le risque ne concerne pas seulement les Alsaciens. Ce texte colle « parfaitement pour ne pas dire au mot près aux exigences de l’extrême droite qui a fait du démantèlement des régions l’un de ses chevaux de bataille », dénoncent ces élus parmi lesquels Carole Delga, Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse dans La Tribune Dimanche. « Ce texte servira, s’il acquiert force de loi, à chaque lobby local à revendiquer autonomie et indépendance, s’inquiètent-ils. À une époque où le vivre-ensemble national se délite et se trouve même en danger, il faut recoudre plutôt que déchirer, rassembler plutôt que dépecer, fédérer plutôt que diviser. »
En conséquence quoi ils appellent le gouvernement à « siffler la fin de la récréation ». Ce n’est pas le chemin que compte emprunter la ministre chargée de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. Françoise Gatel a annoncé ce lundi qu’elle rendra « un avis de sagesse ». « Le gouvernement s’en remet au vote des parlementaires », a-t-elle écrit dans un communiqué où elle précise tout de même réclamer « une consultation citoyenne des habitants de la Région Grand-Est afin d’éclairer sur les souhaits de tous les habitants concernés ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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