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Le conducteur d’un TGV est mort après avoir percuté un poids lourd à un passage à niveau dans le Pas-de-Calais – franceinfo
7 avril 2026En Corée du Sud, chronique d’une insurrection ratée : épisode du podcast Du palais à la prison
Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
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Résumé pour le lecteur
Le verdict est tombé le 19 février 2026 : l’ancien président sud‑coréen Yoon Suk‑yeol a été reconnu coupable d’avoir « dirigé une insurrection » et condamné, en première instance, à la prison à perpétuité. En décembre 2024, le chef de l’État conservateur avait brusquement proclamé la loi martiale et ordonné à l’armée d’encercler le Parlement, invoquant – sans preuves – « la menace des forces communistes nord‑coréennes » et la nécessité de « protéger l’ordre constitutionnel ». La suspension du régime civil n’avait toutefois duré que six heures : une majorité de députés était parvenue à pénétrer dans l’hémicycle, et à voter la levée de l’état d’exception, contraignant Yoon à reculer.
Cette tentative de coup de force avait plongé le pays dans une crise politique majeure. Elle survenait dans un contexte de paralysie institutionnelle, marqué par un affrontement permanent entre l’exécutif et une Assemblée nationale contrôlée par l’opposition, incapable d’adopter le budget et engagée dans plusieurs procédures visant des procureurs proches du pouvoir.
Solidité des contre-pouvoirs
Un an après la destitution de Yoon Suk‑yeol par la Cour constitutionnelle, le 4 avril 2025, et alors que la justice vient de rendre son jugement, un premier bilan de cette séquence se dessine. Le verdict, prononcé dans la même salle où l’ancien dictateur Chun Doo‑hwan fut condamné en 1996, ravive le souvenir douloureux des coups d’État militaires et de la répression de Gwangju en mai 1980. Il rappelle combien la démocratie sud‑coréenne, instaurée en 1987 après des décennies d’autoritarisme, reste marquée par cet héritage.
Mais cette séquence a aussi mis en lumière la solidité des contre‑pouvoirs. Le Parlement, la justice constitutionnelle, la mobilisation citoyenne et, in fine, la justice pénale ont empêché la suspension durable de l’ordre démocratique. La condamnation de Yoon Suk‑yeol, qui a échappé à la peine de mort requise par le parquet et a fait appel, en est l’expression la plus nette.
La décision demeure toutefois vivement contestée par ses partisans. Des rassemblements ont accompagné la lecture du jugement, nourris de discours dénonçant une vengeance politique. À l’inverse, pour le nouveau président Lee Jae‑myung, élu lors du scrutin anticipé de juin 2025, l’enjeu est désormais de rétablir un climat d’apaisement dans une société profondément polarisée.
Que révèle cette crise de la démocratie sud‑coréenne ? Est‑elle le signe de la robustesse de ses institutions ou la preuve de fragilités persistantes héritées du passé autoritaire ? Comment la condamnation de Yoon Suk‑yeol est‑elle perçue dans son camp et, plus largement, dans la vie politique ? Et comment retisser aujourd’hui de la cohésion dans une société si divisée ?
Julie Gacon s’entretient avec Valérie Gelézeau et Justine Guichard.
Focus – Le rôle des accusations de chamanisme dans la décrédibilisation de Yoon Suk‑yeol
Avec Florence Galmiche, anthropologue, maîtresse de conférences à l’Université Paris Cité, membre du laboratoire « Chine, Corée, Japon » et membre junior de l’Institut Universitaire de France.
Le recours répété de Yoon Suk-yeol aux chamans a nourri sa décrédibilisation, dans un pays où le chamanisme reste une pratique spirituelle respectée mais sensible en politique. Les révélations sur l’influence de ces religieux dans ses décisions, jusqu’à la loi martiale, ont ravivé une longue histoire d’ingérences occultes qui ont déjà fragilisé plusieurs présidents sud‑coréens.
Pour aller plus loin
- Valérie Gelézeau, DMZ. Marche et démarche à la frontière coréenne Ouverture dans un nouvel onglet, l’Atelier des cahiers, à paraitre le 23 avril. Cet essai retrace sa traversée à pied de la Corée, sur 500 km, à la frontière.
Références sonores
Référence musicale
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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