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7 avril 2026Reuters.com
7 avril 2026Analyse : L’équipe éditoriale propose un résumé des informations principales.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « « Avril devrait être bien pire que mars », prévoit une spécialiste – franceinfo ».
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Les infrastructures énergétiques sont désormais au cœur de la guerre au Moyen-Orient. Celles qui ont été attaquées ne pourront pas refonctionner normalement avant « une longue période, voire des années », selon Anne-Sophie Corbeau, chercheuse spécialiste de l’énergie.
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Le plus grand complexe pétrochimique iranien a été visé par des tirs israéliens lundi 6 avril. L’Iran a répliqué immédiatement, en ciblant dans la nuit les installations de Jubail en Arabie saoudite. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l’Agence internationale de l’énergie dénombre 75 infrastructures énergétiques visées et endommagées, dont plus d’un tiers gravement ou très gravement. Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Center on Global Energy Policy rattaché à l’u,niversité de Columbia estime que les dommages subis par ces installations constituent « le principal risque de pénurie, beaucoup plus que le blocage du détroit d’Ormuz ».
franceinfo : Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, dit mardi matin que la crise actuelle est plus grave que celles de 1973, 1979 et 2022 réunies. Est-ce que vous partagez son diagnostic ?
Anne-Sophie Corbeau : Oui, je suis tout à fait d’accord. D’une part les volumes de pétrole qui sont en jeu sont beaucoup plus importants, et d’autre part la crise est à la fois pétrolière et gazière. À peu près 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié passent habituellement par le détroit d’Ormuz. Ils ne passent pratiquement plus, plus du tout en ce qui concerne le GNL Il y a en plus ces attaques contre les infrastructures énergétiques en Iran et dans tous les pays du Golfe.
Est-ce que la situation va encore se dégrader ?
Jusqu’à maintenant, les bateaux qui étaient partis avant le 28 février continuaient d’arriver en Europe, et pratiquement tous en Asie. Mais là, en avril, on va voir l’impact de cette guerre, car plus aucun bateau de pétrole ou de gaz ne passe via le détroit d’Ormuz. Le mois d’avril devrait être bien pire que ce qu’on a vu en mars.
Israël annonce avoir frappé lundi 6 avrill le plus grand complexe gazier iranien. Est-ce qu’un palier a été franchi avec ces attaques délibérées contre des infrastructures qui servent aussi aux civils ?
Oui, il y a une montée en puissance depuis le 18 mars, quand Israël avait attaqué le champ gazier iranien de South Pars. L’Iran avait immédiatement répliqué en attaquant les installations de gaz naturel liquéfié au Qatar. lundi, les Israéliens ont attaqué le complexe pétrochimique d’Assalouyeh et l’Iran réplique par de nouvelles attaques contre Israël et contre le complexe pétrochimique de Jubail en Arabie saoudite.
Est-ce qu’on est face à un risque de pénurie ?
Les infrastructures énergétiques touchées ne seront plus opérationnelles pendant une longue période, quelques années en ce qui concerne les unités de liquéfaction de gaz au Qatar. Dans le cas, par exemple, des unités de liquéfaction de Ras Laffan, le ministre qatari a estimé qu’une remise en état prendrait de trois à cinq ans. Je dirais plutôt entre deux et trois ans, mais assurément ça se compte en années. Le principal risque de pénurie est là à mon avis, beaucoup plus que le blocage du détroit d’Ormuz.
« Il est très possible qu’il y ait encore des augmentations des prix de l’énergie. »
Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Center on Global Energy Policy rattaché à l’Université de ColumbiaFranceinfo
Les Français, qui vont devoir acheter du gaz ou du carburant à la pompe, doivent-ils s’attendre à de nouvelles hausses ?
Si la guerre et les destructions d’infrastructures qui vont avec se poursuivent, il est très possible qu’il y ait encore des augmentations. Ceux qui utilisent du gaz pour se chauffer ne le verront pas tout de suite puisqu’on arrive dans la saison chaude. Mais il faut absolument que nous puissions être approvisionnés cet été pour pouvoir reconstituer nos stocks.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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