
Donald Trump met en garde l’Iran et assure que « toute une civilisation mourra ce soir »
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7 avril 2026L’escalade à laquelle Donald Trump est prêt en Iran va semer le chaos et la mort au Moyen-Orient
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Voici les éléments principaux de « L’escalade à laquelle Donald Trump est prêt en Iran va semer le chaos et la mort au Moyen-Orient » pour nos lecteurs.
Points clés à retenir
KENT NISHIMURA / AFP
Donald Trump, le 6 avril lors d’une conférence de presse sur l’Iran à la Maison Blanche.
Les souffrances économiques aux États-Unis et les morts civiles au Moyen-Orient causées par la guerre du président Donald Trump contre l’Iran pourraient atteindre de nouveaux sommets dans les prochains jours s’il met à exécution une menace répétée : détruire l’ensemble des infrastructures électriques de l’Iran.
Trump affirme qu’une attaque -qui constituerait presque certainement un crime de guerre- aura lieu si l’Iran n’accepte pas un « accord » d’ici ce mardi 7 avril à 20h, heure de New-York. Selon des experts militaires et spécialistes de l’Iran, les dirigeants de ce pays riposteront de la même manière contre les États du Golfe qui aident les États-Unis. « La seule capacité de riposte de l’Iran est de viser les alliés immédiats de l’Amérique dans le Golfe, ainsi qu’Israël, si possible », estime Ray Takeyh, du Council on Foreign Relations.
Depuis le début de la guerre, l’Iran a frappé des cibles militaires utilisées par les forces américaines au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Qatar et en Arabie saoudite. Il a également visé des infrastructures civiles, mais des attaques contre ses propres infrastructures civiles pourraient entraîner une escalade supplémentaire. Une possibilité particulièrement dangereuse serait des attaques contre les usines de dessalement d’eau des États du Golfe, encore plus vitales pour ces pays largement désertiques que pour l’Iran.
Des risques pour la région et l’économie mondiale
« L’Iran a déjà démontré sa volonté et sa capacité à riposter de manière équivalente si les États-Unis et Israël intensifient leurs frappes sur les infrastructures civiles iraniennes, a déclaré Mona Yacoubian, analyste au Center for Strategic and International Studies. Bahreïn et les Émirats arabes unis figurent parmi les pays susceptibles d’être touchés. Les cibles israéliennes pourraient être plus difficiles à atteindre, mais l’Iran tentera certainement aussi de s’en prendre à Israël. »
Une telle riposte augmenterait considérablement les souffrances humaines déjà provoquées par cette guerre, notamment si l’approvisionnement en eau potable est réduit. L’Iran est aussi susceptible de viser les installations prétrolières dans la région, ce qui pourrait encore perturber le marché mondial. Les prix du pétrole brut ont augmenté d’environ 50 % depuis le début de la guerre, et les prix de l’essence ont grimpé de plus d’un dollar par gallon aux États-Unis. En France, le litre de gazole a atteint un record historique.
Mais la situation peut encore empirer si l’Iran, avec ses alliés houthis au Yémen, décide de fermer l’accès à la mer Rouge comme il l’a déjà fait dans le détroit d’Hormuz. « Si la réponse de l’Iran est de fermer le détroit de Bab el-Mandeb — et je pense qu’ils le feront — alors les prix du pétrole vont fortement grimper, met en garde l’expert du secteur Matt Randolph. Ils l’ont fait brièvement en 2024, juste pour voir s’ils en étaient capables. »
Les Houthis avaient attaqué la navigation commerciale cette année-là en représailles à la guerre totale menée par Israël à Gaza, qui a causé la mort de dizaines de milliers de civils. Le trafic en mer Rouge avait alors fortement diminué.
« Nous leur donnons jusqu’à demain 20 heures et après cela, ils n’auront plus de ponts, plus de centrales électriques. Ce sera un retour à l’âge de pierre. » Donald Trump, lundi 6 avril.
Ces perspectives ne semblaient pas inquiéter Trump à la veille de son ultimatum. S’exprimant devant des journalistes lors de la traditionnelle chasse aux œufs de Pâques à la Maison-Blanche, il a affirmé que l’Iran n’était pas prêt à accepter ses conditions pour mettre fin à la guerre. « Ils ne veulent tout simplement pas dire “pardon“. Ils ne veulent pas céder, comme on dit, mais ils le feront. Et s’ils ne le font pas, ils n’auront plus de ponts, plus de centrales électriques, plus rien. Je n’irai pas plus loin, car il y a des choses pires encore », a-t-il promis.
Quelques heures plus tard, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, il a répété que son ultimatum pour que l’Iran capitule expirait dans un peu plus d’une journée. « Nous leur donnons jusqu’à demain, 20 heures (heure de l’Est), et après cela, ils n’auront plus de ponts, plus de centrales électriques. Ce sera un retour à l’âge de pierre », a-t-il affirmé.
Interrogé sur les conséquences pour les civils, Trump a affirmé que les Iraniens ordinaires étaient prêts à y consentir. « Ils seraient prêts à souffrir pour obtenir la liberté. Nous avons intercepté de nombreux messages : “Continuez à bombarder“, des bombes qui tombent près de leurs maisons… Et quand nous partons, ils disent : “Revenez, revenez.“ Ce sont ces gens-là. »
Trump a « le meilleur plan qui soit »
Cependant, ses objectifs exacts restent flous. À plusieurs reprises depuis le début des frappes aériennes le 28 février, Trump a exigé un changement de régime en Iran, avant d’affirmer lundi que ce changement avait déjà eu lieu. Il continue d’insister pour que l’Iran ne possède pas d’arme nucléaire, tout en affirmant que leur programme a été « anéanti » lors d’attaques en juin dernier.
Lundi, il n’a même pas affirmé clairement que la réouverture du détroit d’Hormuz au trafic pétrolier était une priorité absolue, alors que cela faisait partie de ses exigences précédentes. Trump a également refusé de détailler un éventuel plan pour mettre fin à la guerre : « J’ai le meilleur plan qui soit, mais je ne vais pas vous dire lequel. »
Il a par ailleurs évoqué avec nostalgie une époque où les grandes puissances pouvaient s’approprier les ressources naturelles des plus petits pays – pratique appelée « pillage » et considérée comme un crime de guerre par les Conventions de Genève – en déclarant qu’il souhaiterait « prendre » le pétrole iranien.
Il n’a pas exclu l’utilisation de troupes au sol, mais n’a pas rassemblé de forces suffisantes pour contrôler les infrastructures pétrolières iraniennes. Interrogé sur son intention d’intensifier ou de réduire le conflit, Trump a répondu : « Je ne peux pas vous le dire. Je ne sais pas. »
Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un reportage paru en avril 2026 sur le HuffPost US. L’article original est à lire ici.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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