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7 avril 2026Leonardo, la star de la défense à la Bourse de Milan (+426% en trois ans), plonge de 8% alors que son patron risque de partir, avec Donnaruma et Ercolani comme potentiels successeurs
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Nos rédacteurs considèrent que « Leonardo, la star de la défense à la Bourse de Milan (+426% en trois ans), plonge de 8% alors que son patron risque de partir, avec Donnaruma et Ercolani comme potentiels successeurs » est un article à suivre.
Ce qu’il est utile de savoir
(BFM Bourse) – Le groupe militaire italien chute alors que plusieurs médias rapportent que l’administrateur général actuel, Roberto Cingolani, ne serait pas renouvelé dans ses fonctions.
Leonardo tangue sérieusement en Bourse. L’ex-Finmeccanica plonge de 8% ce mardi 7 avril en milieu d’après-midi, alors qu’une révolution de palais semble se profiler chez le groupe transalpin.
Bloomberg et La Repubblica ont rapporté dimanche que l’administrateur général de la société, Roberto Cingolani, en poste depuis mai 2023, ne serait pas renouvelé. Un remplaçant pourrait être nommé dès cette semaine, finalisant des semaines de négociations.
Selon l’agence de presse, deux dirigeants tiendraient la corde pour lui succéder à savoir Alessandro Ercolani, de Rheinmetall Italie, et Stefano Donnaruma, le patron de Ferrovie dello Stato Italiane, la SNCF italienne.
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Un parcours boursier enviable
« Cette décision intervient alors que le gouvernement finalise les nominations au sein des grandes entreprises liées à l’État, un processus compliqué par l’affaiblissement de la position politique de la Première ministre Giorgia Meloni à la suite de la défaite au référendum du mois dernier, qui a modifié l’équilibre des forces dans les négociations avec les partenaires de la coalition », rappelle Bloomberg.
Ces informations de presse « pourraient peser aujourd’hui sur le cours de l’action Leonardo » ont écrit les analystes de Jefferies dans une note écrite lundi avant l’ouverture du marché.
Ces tumultes sur le titre surviennent alors que Leonardo a connu un parcours boursier enviable à Milan, ces derniers trimestres.
Le titre s’adjuge 16,6% depuis le début de l’année, 42% sur un an et 426% sur trois ans.
La société italienne a évidemment tiré parti du marché de l’engouement des investisseurs pour les groupes de défense européens à l’heure où les états dub Vieux continent se réarment à la vitesse grand V, Leonardo dérivant 72% de ses revenus de ses clients de la défense.
Plus récemment, la société transalpine a dévoilé mi-mars ses ambitions de moyen terme dans le cadre d’une journée dédiée à sa stratégie industrielle.
Le groupe avait notamment indiqué vouloir augmenter ses revenus de près de plus de 50% à l’horizon 2030 (30 milliards d’euros contre 19,5 milliards d’euros en 2025) et multiplier par deux son résultat opérationnel ajusté et sa génération de trésorerie. La croissance annuelle moyenne de son chiffre d’affaires est attendu à 9%. Jefferies avait alors évoqué des perspectives « solides ».
« Nous apprécions son exposition au secteur de la défense italien (environ 15 % du chiffre d’affaires du groupe), qui devrait connaître une croissance rapide, mais aussi sa diversification, qui devrait contribuer à limiter les difficultés liées à des programmes spécifiques », avait écrit la banque, en 2025, sur le titre, qu’elle recommande à l’achat.
Citi est de son côté passé à l’achat la semaine dernière sur la valeur, jugeant que le récent repli du titre constitue une opportunité d’achat.
« Bien que Leonardo soit une entreprise basée en Italie et qu’elle ait connu des difficultés tant au niveau de l’offre (en raison de perturbations de la production) que de la demande (principalement dans le secteur des aérostructures commerciales), la majeure partie de son activité est liée à la défense (Italie 20%, Royaume-Uni 15%, États-Unis 20%) et relève du secteur parapublic, ce qui devrait lui permettre d’être relativement indépendante de la conjoncture économique », développe la banque américaine.
« Compte tenu de la durée de ses programmes, nous estimons que Leonardo ne devrait pas souffrir particulièrement des perturbations budgétaires dans le domaine de la défense en Italie et au Royaume-Uni (ce qui signifie également que des augmentations à court terme sont peu probables), bien que ses activités de défense aux États-Unis aient des délais de livraison plus courts » , ajoute Citi.
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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