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8 avril 2026Donald Trump recule encore et suspend à la dernière minute son ultimatum contre l’Iran pour deux semaines
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L'équipe éditoriale a étudié « Donald Trump recule encore et suspend à la dernière minute son ultimatum contre l’Iran pour deux semaines » et partage son avis.
Ce qu’il est utile de savoir
ANDREW LEYDEN / NurPhoto via AFP
Après des heures de menaces, Donald Trump (ici dans la salle de presse de la Maison-Blanche le 6 avril) recule à la dernière minute et accorde finalement deux semaines de répit à l’Iran.
Donald Trump a finalement reculé, une fois de plus. À moins de deux heures de l’expiration de son ultimatum adressé à l’Iran, et alors qu’il avait annoncé s’apprêter à « éradiquer une civilisation », le président américain a annoncé suspendre ses menaces de frappes massives pendant deux semaines. Ce qui marque le début d’une nouvelle séquence d’incertitude après plusieurs jours de surenchère.
Dans un message publié sur Truth Social, il affirme avoir pris cette décision après des échanges avec les autorités pakistanaises, qui jouent les intermédiaires. « J’accepte de suspendre les bombardements et l’attaque contre l’Iran pour une période de deux semaines », écrit-il, évoquant un « cessez-le-feu à double sens », allant même jusqu’à annoncer que des discussions sont « très avancées » en vue d’un accord de long terme.
Un revirement qui survient au terme d’une journée marquée par une tension extrême. Quelques heures plus tôt encore, Donald Trump menaçait qu’« une civilisation entière [allait] disparaître ce soir, pour ne jamais revenir » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz avant 20 heures, heure de Washington. Une échéance fixée par lui-même, dans une mise en scène devenue familière dans ses rapports de force diplomatiques.
Depuis plusieurs jours, le président américain multipliait ainsi les avertissements, promettant par exemple durant le week-end de « détruire » des infrastructures stratégiques iraniennes, comme des ponts ou des centrales électriques. Dans le même temps, les frappes se sont intensifiées sur le terrain, visant notamment des axes de transport et des installations liées à l’exportation de pétrole.
Mais à mesure que l’ultimatum approchait, c’est surtout l’incertitude qui dominait. Alliés européens, puissances régionales et même proches de la Maison-Blanche peinaient à anticiper la suite. « Personne ne sait vraiment ce qui va se passer », a résumé un responsable du Golfe cité par Politico, tandis qu’un ancien conseiller républicain décrivait une situation « extrêmement déstabilisante », dans laquelle « personne n’est certain que le président lui-même sache ce qui vient ensuite ».
Une trêve proposée par le Pakistan
Dans les coulisses, la pression diplomatique s’est accélérée. Le Pakistan a proposé une trêve de deux semaines pour permettre la poursuite des négociations, une option que l’Iran s’est dit prêt à examiner.
Le Premier ministre pakistanais avait publiquement appelé à repousser l’ultimatum pour « laisser une chance à la diplomatie », en demandant dans le même temps à l’Iran de rouvrir le détroit d’Ormuz pendant cette période. Washington évoque désormais un accord en préparation. Qui pourrait s’appuyer… sur une proposition iranienne.
Selon Donald Trump, ces discussions reposent ainsi sur un plan en dix points proposé par Téhéran, qu’il juge « exploitable » et susceptible de déboucher sur un accord durable. La pause annoncée reste toutefois conditionnée à un cessez-le-feu et à la réouverture complète du détroit d’Ormuz, axe clé du commerce mondial de pétrole.
L’Iran a confirmé dans la foulée que ce point faisait bien partie de l’accord. Dans un message publié sur X, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a indiqué que le détroit d’Ormuz serait rouvert pendant « une période de deux semaines », en coordination avec les forces armées iraniennes.
Ce n’est pas le premier revirement du président américain. Donald Trump avait déjà repoussé à plusieurs reprises ses propres échéances, utilisant la menace d’une escalade comme levier de négociation. Avant de reculer sans forcément avoir obtenu ce qu’il demandait. Une stratégie qui entretient un climat de tension permanente au niveau diplomatique et de terreur dans les zones de conflit, alors même que les conséquences de frappes massives inquiètent bien au-delà de la région.
Ce va-et-vient permanent commence d’ailleurs à lui coller à la peau. Chez ses opposants, certains résument désormais cette méthode par un acronyme devenu viral, « TACO », pour « Trump always chickens out » (qui veut dire que Trump se dégonfle toujours), autrement dit l’idée qu’il multiplie les menaces avant de reculer au dernier moment. Une lecture qui s’installe à mesure que les ultimatums se succèdent et sont repoussés.
Sur les réseaux sociaux, la séquence vire même à la moquerie. Ce mardi, de nombreux internautes détournent l’expression en parlant de « Taco Tuesday », une tradition très populaire aux États-Unis, notamment en Californie, où le mardi est associé à des promotions autour de cette spécialité mexicaine. Une manière de plus de tourner en dérision l’attitude de Donald Trump.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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