La pétition contre la loi Yadan dépasse les 500 000 signatures, le texte a-t-il encore des chances d’être adopté ?
8 avril 2026
En Australie, l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs ne fonctionne pas
8 avril 2026Livres, revues, affiches… La folle collection de René Chateau, proche de Belmondo et promoteur de Bruce Lee, aux enchères à Paris
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Les journalistes partagent leur point de vue sur « Livres, revues, affiches… La folle collection de René Chateau, proche de Belmondo et promoteur de Bruce Lee, aux enchères à Paris ».
Points essentiels
La collection de René Chateau, riche de centaines d’affiches, de cassettes vidéos, de livres va être dispersée aux enchères à partir de jeudi 9 avril.
C’est un véritable trésor pour cinéphiles qui va être dispersé le 9 avril prochain par la maison d’enchères Millon. La maison de vente s’apprête à mettre aux enchères la collection de René Chateau, éditeur vidéo surnommé « le roi de la VHS », qui a fait de Jean-Paul Belmondo une véritable marque. La folle collection d’affiches, de livres et de revues de cinéma de ce grand cinéphile disparu début 2024, est actuellement exposée à Paris.
Dans les années 1980, le logo à la panthère noire de « René Chateau Vidéo » ornait les cassettes VHS des succès de « Bebel » (Peur sur la ville, Flic ou voyou…) et du maître du kung-fu (Le jeu de la mort, Opération Dragon…), diffusant à grande échelle un cinéma testostéroné et populaire.
Classiques et séries B
À la disparition de René Chateau à l’âge de 84 ans, le streaming avait supplanté de longue date les VHS mais sa mort a mis au jour la fibre collectionneuse de cet homme d’affaires secret, issu d’un milieu modeste et tombé dans le cinéma à l’adolescence, alors qu’il était apprenti carreleur.
« Il n’y avait pas un centimètre qui n’était pas consacré au cinéma », se souvient pour l’AFP Christophe Goeury, expert de la vente qui a participé à vider les cinq étages de l’hôtel particulier que René Chateau occupait à Paris. « Il disait qu’il avait la plus grande collection au monde en lien avec le cinéma français et il n’exagérait pas. »
L’inventeur du logo à la panthère noire avait transformé les lieux en temple dédié au cinéma: une salle de projection, des milliers d’affiches de films, autant de VHS et de DVD classés par ordre alphabétique.
Les premiers objets mis aux enchères jeudi témoignent du grand éclectisme de ce cinéphile passionné de films de séries B comme de grands classiques hollywoodiens et français.
Dans la salle des ventes, on trouvera aussi bien un visuel à l’effigie de Bruce Lee, provenant des salles de cinéma que René Chateau avait ouvertes à Paris dans les années 70, que les affiches originales de Quai des Brumes avec Jean Gabin, Casablanca avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall, ou Lolita de Stanley Kubrick.
Les prix de mise en vente démarrent à 30 euros et s’échelonnent jusqu’à 6.000 euros pour une affiche de M Le Maudit de Fritz Lang, destinée aux distributeurs français de l’époque et, de ce fait, vierge de toute inscription.
Brutale rupture
« Il était en avance sur son temps parce qu’il a eu très tôt l’intuition que les films populaires, de série B, feraient partie de la pop culture et seraient considérés comme de vraies oeuvres, un peu comme la ‘Blaxpoitation' », popularisée dans les années 90 par Quentin Tarantino, analyse Christophe Goeury.
« La culture cinématographique d’aujourd’hui, c’est le cinéma de divertissement d’hier », avait coutume de dire René Chateau, qui avait aussi réédité en VHS quelque 700 films des années datant d’avant la télévision et la Nouvelle Vague.
Dans ce premier pan mis aux enchères, on trouvera en revanche très peu d’objets en lien direct avec Jean-Paul Belmondo, dont il fut l’inséparable bras droit pendant près vingt ans avant une brutale rupture au mitan des années 1980 pour des raisons jamais dévoilées.
En 2013, sur France Culture, René Chateau s’était souvenu de la « baffe » reçue après avoir vu Belmondo dans À bout de souffle à la fin des années 50. « Il a un sens du spectacle, il est extraordinaire », disait-il.
L’amertume était davantage palpable en 1985, après la décision de Belmondo de se séparer de son associé. « Je ne reproche pas à Jean-Paul d’être narcissique et mégalomane, défauts indispensables pour être un bon acteur », avait-il dit.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

9999999
