
Donald Trump est « impatient de faire des progrès », assure le vice-président américain JD Vance
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8 avril 2026Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Voici notre analyse rapide sur « « Occidents » au pluriel : qui mène la guerre des idées contre nos valeurs ? ».
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Hier, le vice-président américain J.D. Vance est arrivé en Hongrie pour apporter son soutien à Viktor Orban, en pleine campagne pour sa réélection. Figure de la pensée néo-réactionnaire américaine, il vient, au nom de Donald Trump, soutenir le premier ministre nationaliste hongrois, en difficulté dans les sondages, dans sa lutte pour le conservatisme aux noms des valeurs de l’Europe et donc de l’Occident. Mais de quel Occident parle-t-on ? Entretien avec le éditeur Frédéric Martel, qui publie Occidents. Enquête sur nos ennemis chez Plon.
Une politique américaine narcissique et contradictoire
Attaché aux Etats-Unis, Frédéric Martel explique que pour lui, le fonctionnement de Donald Trump « est non seulement quelque chose de complexe à comprendre, mais aussi de très désespérant ». Selon lui, « il ne faut pas idéologiser » le président américain, et l’un des « principaux problèmes » est la « tendance qu’on a à en faire une figure intellectuelle structurée, ou qui aurait un dessein particulier ». Il décrit une « politique essentiellement narcissique », un « ego en roue libre », « un animateur de talk show avec le code nucléaire ».
En ce qui concerne les élections législatives en Hongrie et la visite de J.D. Vance à Viktor Orban, Frédéric Martel dit qu’on « est là encore au-delà de la vérité », puisque le « vice-président des Etats-Unis vient dans notre continent dénoncer l’interférence de la ‘bureaucratie européenne’ dans les élections, alors même qu’il vient faire de l’interférence américaine ». Pour le collaborateur, « la contradiction est flagrante : il parle de censure digitale alors qu’il s’agit de régulation, il dit que nous sommes, nous, Européens, irrespectueux vis-à-vis de la Hongrie, alors que la Hongrie ne respecte pas systématiquement les règles européennes qu’elle a pourtant adoptées en voulant rejoindre l’Union européenne ».
Hugo Chavez, grand financeur de la gauche en Amérique latine ?
Frédéric Martel raconte : « Fidel Castro a comme idée d’exporter la révolution socialiste, communiste, partout dans le monde, dès 1959. Il a des idées, mais il n’a pas d’argent. En revanche, Hugo Chavez, qui arrive au pouvoir au Venezuela en 1999, et qui a été formé notamment par son ami Fidel Castro, s’appuie sur une cagnotte gigantesque, celle de PDVSA, la compagnie pétrolière vénézuélienne. Il va financer massivement la première campagne de Lula au Brésil, soutenir Rafael Correa en Equateur, Evo Morales en Bolivie, ainsi que d’autres partis politiques au Mexique et en Colombie ».
S’il n’a pas de certitude absolue, Frédéric Martel affirme en outre que « des anciens ministres de Chavez, deux vice-présidents du Venezuela et certains patrons de grandes compagnies pétrolières » lui ont confié que l’ex président vénézuélien leur avait demandé de « financer un certain nombre de structures proches des amis de Jean-Luc Mélenchon ». Le Monde diplomatique également aurait selon lui reçu des financements grâce à Hugo Chavez.
La haine de l’Occident, point de convergence des extrêmes
Pour Frédéric Martel, le Hamas comme le Hezbollah charrient un rêve castriste, un rêve de révolution. De même, « le Venezuela a ses gardiens de la révolution – les ‘collectivos’ -, Cuba a ses comités de défense de la révolution, en Algérie c’est l’armée, le FLN, qui défend la révolution, tandis qu’en Chine ce sont les membres du parti communiste » et, « en réalité, derrière ces mouvements, qu’ils soient religieux ou qu’ils soient laïcs, il y a des oligarchies mafieuses, des kleptocraties qui sont évidemment contre la démocratie, les droits de l’homme et le pluralisme, pour protéger leur propre nomenclature ». La « haine de l’Occident » serait ainsi « une invention de tous ces gens-là ».
Frédéric Martel explique que son projet avec ce livre, Occidents, était de « tracer une ligne, une frontière claire, précise fondamentale, entre ce qu’est la gauche et ce qu’est l’extrême gauche, et d’autre part ce qu’est la droite et ce qu’est l’extrême-droite ». Ainsi, pour lui, « la nouveauté de notre époque » tient au fait qu’une « pensée d’extrême droite sur les relations internationales rejoint une pensée d’extrême gauche sur les relations internationales ».
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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