
Libération de Cécile Kolher et Paris Jacques: "Une immense joie pour l'ensemble du gouvernement", assure Maud Bregeon
8 avril 2026
Totalenergies : Air France-KLM flambe de 14%, Société Générale de 10%, Totalenergies plonge de 6%… Le cessez-le-feu au Moyen-Orient fait valser les valeurs à la Bourse de Paris
8 avril 2026Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « quand est-ce que les prix des carburants vont-ils baisser et de combien? ».
Récap des faits principaux
Suite à l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le cours du pétrole a déjà baissé ce mercredi. De nombreux spécialistes tablent sur des baisses de prix à la pompe pour les automobilistes d’ici deux jours et jusqu’à 10 centimes par litre. Explications.
Après plus d’un mois et demi de conflit au Moyen-Orient, les États-Unis et l’Iran viennent de s’accorder, dans la nuit de ce mardi 7 à ce mercredi 8 avril, pour un cessez-le-feu de deux semaines en échange d’une réouverture du très stratégique détroit d’Ormuz où transite 20% du pétrole mondial.
Dans la foulée de cette annonce, les conséquences ont été presque immédiates. Le prix du baril de pétrole a chuté de près de 15%, retombant sous la barre symbolique des 100 dollars.
« Les marchés pétroliers ont réagi très rapidement » à cette annonce, avec une baisse du prix du pétrole brut « d’environ quinze dollars », qui pourrait se répercuter dans les stations-service d’ici « un ou deux jours », a déclaré à l’AFP Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).
Concrètement, « si jamais ce prix se maintient aux alentours de 93-95 dollars le baril, vous allez voir les prix à la pompe en France baisser dans les jours qui viennent », poursuit-il, évoquant un recul de « 5 à 10 centimes » par litre.
Mais « il faut que la baisse que l’on a constatée effectivement ce matin » sur le baril de pétrole « dure plusieurs jours pour que les stations, au fil de l’eau, quand elles seront ravitaillées, puissent bénéficier de ce nouveau prix », renchérit sur LCI Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians.
« D’ici 48 heures »
« Cette avancée diplomatique a de premiers effets sur le prix du pétrole. Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu’ils sont montés. Le Gouvernement y veillera », a confirmé le Premier ministre Sébastien Lecornu, ce mercredi matin sur X.
Celui-ci a par ailleurs précisé que l’ensemble de la filière va être réunie et qu’un « plan de contrôle sera déclenché ». « Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain », a-t-il assuré.
De son côté, Dominique Schelcher, président de Coopérative U, a lui aussi prédit sur TF1 des « premiers mouvements et des baisses de prix » à la pompe d’ici « 48 heures ». Pour autant, si « les annonces la nuit sont un soulagement », il a dit vouloir rester « prudent », notamment parce que de nombreuses infrastructures pétrolières ont été endommagées. De plus, il faudra voir « comment le marché va se stabiliser », a-t-il ajouté.
Des problématiques de pénuries
Ce déblocage de la situation géopolitique internationale arrive à point nommé, alors que les prix des carburants continuent de grimper chaque semaine et que les ruptures de stock se multiplient dans les stations-service.
La porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon a annoncé ce mardi qu’environ 18% des stations-service du pays étaient en rupture temporaire d’au moins un carburant après le week-end de Pâques, pour des « problématiques logistiques, de transport ».
Ce chiffre n’était que de 12%, samedi, selon les derniers chiffres issus du recensement de Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).
Pour la suite, le président de l’Ufip Olivier Gantois assure que « les stations ont toutes été réapprovisionnées » après le week-end de Pâques, notamment au sein des stations TotalEnergies, particulièrement convoitées pour ses prix plafonnés.
« On se projette sur les semaines à venir et je ne vois aucune raison pour qu’il y ait une pénurie en France, ni d’approvisionnement de pétrole brut, ni de produits finis pétroliers », a-t-il souligné.
Plafond de Total, aides…
Selon les dernières données, le gazole se vend ce mercredi en moyenne à 2,375 euros le litre, soit 65 centimes de plus par rapport au début de la guerre. Le SP95-E10, l’essence la plus consommée, est proposée en moyenne à 2,021 euros le litre, soit 30 centimes de plus.
Si TotalEnergies vient d’annoncer prolonger le plafonnement à 1,99 euro le litre d’essence et à 2,25 euros le litre de diesel, le gouvernement repousse encore l’idée d’une « aide universelle » tout comme un blocage des prix.
Une demande régulière des associations d’automobilistes. La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, a demandé lundi, en ce sens, un « prix maximum à la pompe de 1,70 euro ».
Le gouvernement tablerait davantage sur un nouveau dispositif d’aides pour certaines professions les plus touchées, comme les aides-soignantes, les aides à domicile ou encore certains agriculteurs, selon Maud Bregeon.
Pour retrouver toutes les incidentss carburants, rendez-vous sur notre rubrique « Se Déplacer« .
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe vous tiendra informés des faits marquants.

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