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8 avril 2026France : Un artiste accuse l’État d’inertie face à la hausse des enlèvements liés aux cryptos
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Ce qu’il est utile de savoir
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Les enlèvements liés aux cryptos progressent en France et attirent désormais l’attention au-delà du secteur. Derrière cette hausse, un climat d’insécurité se dessine autour des détenteurs d’actifs numériques. Dans ce contexte, les prises de parole se multiplient, notamment celle de l’artiste Pascal Boyart, qui met en cause l’inaction des autorités face à ce phénomène.

En bref
- Les enlèvements et agressions visant les détenteurs de cryptomonnaies se multiplient en France, installant un climat d’insécurité croissant autour de l’écosystème.
- L’artiste Pascal Boyart accuse l’État d’inaction et critique le rôle du KYC et du système judiciaire, qu’il juge contre-productifs pour la sécurité.
- La France concentre une part élevée de ces violences à l’échelle mondiale, avec des attaques de plus en plus organisées ciblant aussi bien les professionnels que les particuliers.
- La mise en place de DAC8 renforce les inquiétudes, car la centralisation des données sensibles pourrait exposer davantage les investisseurs à des risques d’exploitation criminelle.
Pascal Boyart alerte sur l’inaction face aux enlèvements liés aux cryptos
En France, le débat sur la sécurité des acteurs crypto prend de l’ampleur. Pascal Boyart, artiste reconnu et engagé dans l’écosystème des cryptomonnaies, s’exprime sur l’inaction de l’État. Sur le réseau X, il réagit à un rapport relayé par le média Bitcoin News. Celui-ci indique que les agressions physiques à l’aide de clés à molette à 5 dollars et les kidnappings visant des détenteurs de cryptomonnaie échappent à tout contrôle en France.
Sur ce, Boyart accuse le gouvernement de complicité dans le sujet en question tout en vidant son sac à haute voix :
Le gouvernement français est entièrement complice. Rendre le système judiciaire inopérant et exiger une vérification d’identité complète (KYC) revient à kidnapper ses clients ; cela fait partie de sa guerre contre les cryptomonnaies.
Pascal Boyart
Ainsi, il remet en question le fonctionnement du système judiciaire en France face à ces affaires liées aux cryptos et aux KYC imposés aux détenteurs, tout en estimant que ces dispositifs font partie de la guerre des autorités contre l’industrie crypto.
Une intensification des violences crypto qui place la France sous pression
La France s’impose progressivement comme un foyer majeur de la criminalité liée aux cryptomonnaies, avec environ 40 cas d’enlèvements organisés traités par les autorités de 2023 à fin 2025, selon U.Today. Cette tendance lourde s’inscrit dans une dynamique plus large où le pays apparaît désormais comme un facteur focal des violences physiques visant les détenteurs d’actifs numériques.
Par ailleurs, D’après les données rapportées par le éditeur Grégory Raymond, co-fondateur de The Big Whale, via un post publié sur le réseau X, 21 affaires criminelles ont été recensées sur le territoire français du 1ᵉʳ janvier 2025 jusqu’au 9 janvier 2026, soit près de 28 % des 75 incidents signalés à l’échelle mondiale.
Cette concentration met en évidence une exposition particulièrement élevée des acteurs du Web3 en France. Les profils ciblés sont multiples, allant des entrepreneurs et dirigeants aux investisseurs particuliers, en passant par les traders ou mineurs de Bitcoin, comme l’illustre notamment le cas de David Balland, cofondateur de Ledger.
Les attaques, souvent marquées par une violence intense (séquestrations, enlèvements, pressions sur les proches), traduisent une évolution des modes opératoires. Désormais, les groupes criminels semblent agir de manière structurée, avec des repérages en amont et un ciblage précis incluant l’entourage familial pour contraindre les victimes à céder leurs actifs numériques. Bien que tous les cas ne soient pas rendus publics, ces éléments dessinent un climat sécuritaire de plus en plus préoccupant autour des cryptomonnaies en France.
DAC8 : un cadre réglementaire qui interroge la sécurité des investisseurs
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l’entrée en application de la directive européenne DAC8 oblige les plateformes d’exchanges de cryptos à déclarer les transactions de leurs clients aux autorités fiscales. Concrètement, ces acteurs devront transmettre des profils d’une précision redoutable. Cela inclut l’identité complète (nom, adresse, date et lieu de naissance), le numéro d’identification fiscale, la valeur exacte des portefeuilles au 31 décembre, ainsi que le volume cumulé des achats et des ventes réalisés sur l’année.
Or, cette centralisation massive d’informations financières crée un risque cybernétique et humain colossal. Le paradoxe est glaçant : sous couvert de lutter contre le blanchiment d’argent, cette hyper-concentration de données vulnérables offre finalement aux réseaux criminels le catalogue parfait pour profiler et attaquer de potentielles cibles.
Dans ce contexte, la menace n’a rien d’une hypothèse banale. L’affaire récente de la nommée Ghalia C. une agente des impôts d’Île-de-France mise en examen, prouve la vulnérabilité de ce type d’infrastructures. Cette fonctionnaire, selon Yahoo Finance, consultait illégalement la base « Mira », normalement réservée aux dossiers fiscaux ultra-sensibles, pour fuiter des informations confidentielles à des malfaiteurs.
Rémunérée discrètement via Western Union, elle ciblait des personnalités publiques comme Vincent Bolloré, des surveillants de prison, mais surtout des investisseurs crypto, considérés comme des proies idéales pour des tentatives d’extorsion. Une faille interne qui illustre tragiquement ce qui pourrait se produire à l’échelle européenne avec les bases de données issues de la DAC8.
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Journaliste et rédacteur web passionné par l’univers des cryptomonnaies et des technologies Web3. J’y traite les dernières tendances et actualités afin de proposer un contenu de haute qualité à un large public du secteur.
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Source : www.cointribune.com
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