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8 avril 2026le casse-tête d’un batelier indépendant face à la flambée des prix des carburants – franceinfo
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « le casse-tête d’un batelier indépendant face à la flambée des prix des carburants – franceinfo ».
Points essentiels
Malgré le cessez-le-feu, la hausse du carburant continue de peser lourdement sur certains professionnels, contraints d’absorber des coûts supplémentaires importants. Faute d’aides suffisantes, ils adaptent leurs pratiques au quotidien, tout en surveillant de près les fluctuations des prix pour préserver leur activité. Illustration avec un batelier.
Publié
Temps de lecture : 3min
Malgré l’annonce dans la nuit de mardi 7 à mercredi 8 avril d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, les prix à la pompe n’ont pas encore commencé à baisser. Certaines professions, comme les infirmiers ou les aides à domicile, espèrent toujours une aide gouvernementale pour supporter la hausse des prix des carburants. En attendant, il faut mettre la main à la poche et pour certains actifs, les sommes à avancer sont énormes.
Dans le port de Gennevilliers, au nord de Paris, Stephen Delcourt, transporteur fluvial depuis 14 ans manœuvre l’Ipanema, un imposant bateau de 110 mètres de longueur et 12 mètres de largeur. Une fois la péniche en place, le chargement commence. Une tractopelle déverse de la terre dans l’immense cale à ciel ouvert. « C’est la terre des tunneliers qui est extraite pour construire la ligne 15 du métro », explique le batelier. En parallèle du fret routier ou ferroviaire, le transport fluvial permet d’acheminer efficacement des cargaisons importantes sur de longues distances, souvent des matériaux de construction, des céréales ou des minerais. En un seul voyage, une péniche peut livrer 100 fois plus de cargaison qu’un camion.
Stephen Delcourt charge plus de 3 000 tonnes de gravats, l’équivalent de 100 camions, qu’il emportera en une seule fois vers une carrière de Normandie. « Entre le note de chargement et déchargement. On a 250 kilomètres pour l’aller. On met environ 24 heures », indique-t-il.
Or, pour faire l’aller-retour entre la Seine-Maritime et la région parisienne, il a besoin de 4 000 tonnes de carburant, dont le prix a explosé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Concrètement, avant la crise, on arrivait à avoir du carburant aux alentours de 650 / 700 euros la tonne. Maintenant on l’achète aux alentours de 1 200 euros, il a quasiment doublé. Ce qui fait un surcoût par trajet de 2 000 euros environ.
Stephen Delcourt, batelier indépendantà franceinfo
Pour lui, ces surcoûts atteignent un total de 10 000 euros de charges en plus, car il fait cinq allers-retours par mois. Pour l’instant, il prend sur sa trésorerie, explique-t-il, car il ne peut pas répercuter brutalement cette hausse : « Tout le monde est à l’écoute, tout le monde a l’air de bonne volonté. Sauf que nos clients ont eux-mêmes des clients qui ont eux-mêmes des clients. Personne ne veut prendre ce surcoût à sa charge. Ce que je comprends. »
Le batelier ne croit pas à une aide à l’achat de carburant, car sa péniche navigue au GNR, le gazole non routier, qui est déjà largement défiscalisé. En attendant, il tente l’écoconduite, ou plutôt l’éconavigation. « On limite un petit peu la cadence, explique-t-il. On ne peut pas tourner à un régime [trop] limité non plus, pour ne pas user le moteur prématurément. Mais si on arrive à limiter la consommation, c’est un allongement du temps de parcours. »
Si on va moins vite, forcément on travaille plus longtemps.
Stephen Delcourt, batelier.à franceinfo
L’enjeu est de ne pas trop remplir les réservoirs. La péniche a une capacité de 40 000 litres de carburant, ce qui lui coûterait près de 50 000 euros, au prix d’aujourd’hui, s’il faisait le plein. Alors il passe plus souvent à la pompe : « Actuellement, je remplis les cuves par tranches de 10 000 euros, afin d’anticiper les fluctuations et de ne pas me retrouver avec des cuves pleines de fioul à 1 200 euros. Cela représente une très grosse sortie de trésorerie. »
L’argent dans les cuves peut potentiellement être décoté. Dans ces conditions, une baisse brutale du prix du carburant représenterait aussi une énorme perte d’argent.
Stephen Delcourt, batelierà franceinfo
Ainsi, chaque matin, quand il se réveille sur sa péniche, puisqu’il vit dessus, la première chose que fait Stephen Delcourt, c’est de regarder le cours du pétrole en espérant retrouver des niveaux d’avant-guerre. Son activité en dépend et ils ne sont que 600 bateliers indépendants comme lui en France.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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