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9 avril 2026Israël et l’Iran gardent « le doigt sur la gâchette », le cessez-le-feu menacé au Moyen-Orient
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Israël et l’Iran gardent « le doigt sur la gâchette », le cessez-le-feu menacé au Moyen-Orient ».
Ce qu'il faut retenir
Le vice-président américain JD Vance s’apprête à prendre la route pour le Pakistan pour négocier la paix avec l’Iran après 40 jours de guerre et un cessez-le-feu plus que fragile. Les discussions sont censées s’ouvrir vendredi 10 avril au Pakistan , mais Téhéran se sait en position de force et fait visiblement monter les enchères. À ce stade, le régime iranien juge que les conditions ne sont pas réunies pour se mettre autour de la table.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a écrit notamment que trois points importants du plan iranien en dix points avaient déjà été « violés » avant même le début des négociations. Dans ces conditions, le président du Parlement juge « déraisonnable » un cessez-le-feu bilatéral et des négociations. Son nom avait pourtant été avancé pour mener la délégation iranienne aux négociations.
Une pression toujours forte sur le détroit d’Ormuz
Mohammad Bagher Ghalibaf cite notamment l’attaque israélienne contre le Hezbollah et le Liban, le survol du territoire iranien par un drone Hermès 900 abattu dans le centre de l’Iran et enfin la négation par les États-Unis du droit de l’Iran à l’enrichissement d’uranium. Téhéran a également durci le ton à l’égard d’Israël. « Toute agression contre le Hezbollah est une agression contre l’Iran. Nous préparons une réponse ferme au crime commis par Israël », a écrit un commandant des Gardiens de la Révolution.
Sur le détroit d’Ormuz , la situation n’a pas bougé. Aucun pétrolier n’a pu traverser le détroit. Les Gardiens de la Révolution continuent à maintenir la pression en affirmant que la route principale est fermée à cause de la présence de mines et que les navires autorisés à traverser le détroit d’Ormuz doivent emprunter des itinéraires de remplacement près des côtes iraniennes. Une manière de montrer qu’ils contrôlent de près tout le trafic.
Israël continue les frappes et les menaces
Les négociations restent plus qu’incertaines, en partie parce qu’Israël a piétiné, mercredi 8 avril, toute idée de trêve au Liban. Plus de 100 frappes simultanées ont semé la panique et le chaos à travers le pays. Le bilan dépasse les 250 morts, selon les autorités libanaises qui recensent également plus de 800 blessés. « Nous avons notre doigt sur la gâchette », assume, mercredi 8 avril, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Une expression également utilisée par les Gardiens de la Révolution qui se disent prêts à riposter « si l’ennemi venait à répéter ses erreurs de calcul ».
Le chef du gouvernement israélien présente cette guerre contre l’Iran comme une victoire pour Israël, mais, selon lui, Israël a encore des objectifs à atteindre. « Nous les atteindrons », assure-t-il, soit par un accord, soit par la reprise des combats « à tout moment ».
En réalité, selon les observateurs, ici tout tient dans cette phrase. Les États-Unis et l’Iran veulent un cessez-le-feu, pas Israël. Le pays s’est trouvé mis sur la touche dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran. C’est un échec majeur pour le gouvernement israélien qui n’a pas d’autre choix que de se plier aux directives de la Maison Blanche. Benyamin Nétanyahou redoute que Donald Trump ne le pousse à accepter un accord précipité avec l’Iran.
À la veille de la reprise des négociations, la trêve reste plus fragile que jamais. Pour le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, les frappes israéliennes de mercredi sur le Liban sont « grave danger sur le cessez-le-feu et les efforts menés en faveur d’une paix durable et générale dans la région ». L’Iran menace d’ailleurs désormais de ripostes écrasantes. Pour le ministre iranien des Affaires étrangères, les États-Unis doivent choisir, c’est soit l’arrêt des combats, soit la poursuite de la guerre par le biais d’Israël.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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