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9 avril 2026
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9 avril 2026dans le Perche, une usine d’équarrissage produit son propre gaz, à base de farines animales – franceinfo
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Voici les éléments principaux de « dans le Perche, une usine d’équarrissage produit son propre gaz, à base de farines animales – franceinfo » pour nos lecteurs.
Résumé rapide
L’usine Akiolis de Saint-Langis se repose désormais sur sa propre production de farines animales pour alimenter ses machines, dans un contexte de hausse des prix du carburant, causée par la guerre au Moyen-Orient. C’est une première en France.
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À l’heure de la crise sur les marchés pétroliers et gaziers entraînée par la guerre au Moyen-Orient, certaines industries investissent pour trouver d’autres sources d’énergie. C’est le cas d’une usine d’équarrissage, dans l’Orne à Mortagne-au-Perche, près d’Alençon, qui produit désormais son propre gaz. Et c’est une première en France.
Ce gaz est produit à partir des farines animales qui sortent de l’usine. Le projet avait été lancé avant la guerre au Moyen-Orient, mais son inauguration jeudi 9 avril tombe à point nommé.
Chaque année, l’usine Akiolis de Saint-Langis traite plus de 160 000 tonnes d’animaux morts en élevage. « C’est un retour de collecte d’animaux de catégorie 2, les porcs et volailles principalement« , explique le directeur de l’usine Fabrice Vignes, face à un camion rempli de cadavres de bêtes. « La catégorie 1 concerne les ruminants, donc bovins, ovins, caprins« , poursuit-il.
« On va broyer cette matière, on va la cuire, évaporer l’eau et ensuite on va séparer la graisse des parties solides. »
Fabrice Vignes, directeur de l’usine Akiolisà franceinfo
Croquettes, biocarburants, fertilisants… Les débouchés de ce processus sont variés. Une partie termine également en farines animales. « Ici, on va tamiser, broyer pour obtenir une granulométrie. Et le produit fini, donc la farine, peut ressembler à du sable« , indique Fabrice Vignes.
Jusqu’à aujourd’hui, ces farines étaient envoyées dans des cimenteries pour alimenter les fours. Désormais, l’usine d’équarrissage va les garder pour fabriquer son propre gaz, grâce à une nouvelle installation, composée de tuyaux et de cylindres. Damien Sevestre, ingénieur pour le groupe Akiolis, détaille : « Le premier gros cylindre transporte le gazéifiant dans lequel vont être injectées les farines. Elles vont commencer leur combustion pour la production de gaz de synthèse« .
Ce gaz de synthèse va ensuite générer de la vapeur, un élément essentiel pour le site. Elle permettra également de produire de l’électricité renvoyée sur le réseau. Pour le directeur du site, c’est donc un excellent moyen de décarboner ses activités et de se protéger de la crise énergétique.
« L’avenir va être de plus en plus compliqué et c’est vrai que ça nous garantit aussi une fourniture stable, maîtrisée, des énergies nécessaires pour notre activité. On sera quasiment en autonomie« , estime Fabrice Vignes. L’usine espère ainsi réduire 80% de sa consommation de gaz naturel.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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