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Voici quelques observations de notre rédaction sur « Maria Carolina, un mème incontournable et un profil fiscal à assumer pour Jordan Bardella ».
Ce qu’il faut garder en tête
GABRIEL BOUYS / AFP
Jordan Bardella lors du premier tour des élections municipales à Beaucaire. (Photo by Gabriel BOUYS / AFP)
La vie est décidément bien faite. Pile le jour où Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles se baladent main dans la main sur le littoral corse, leurs tenues fortuitement assorties et dans un décor incidemment propice aux idylles sur papier glacé, une journalistes spécialisés de Paris Match se trouvait, par le plus grand des hasards, dans le coin. L’occasion d’immortaliser le moment et de faire le récit de cette romance forcément irrésistible.
À moins que tout ceci ne soit qu’une mise en scène dans le cadre d’une pré-campagne présidentielle impliquant le passage obligé par une paparazzade scénarisée. Le reportage laudateur est d’ailleurs signé d’une certaine Anne Turcoy. Parfaitement inconnu dans la presse comme dans les colonnes de Paris Match, où il fait son apparition, ce patronyme sent bon le pseudo créé pour l’occasion, et nourrit le soupçon d’une commande.
Dans Le Parisien, les cadres du Rassemblement national spéculent déjà sur les gains d’image que pourrait engranger le dauphin de Marine Le Pen. Sauf que, en officialisant cette relation avec les codes les plus people, Jordan Bardella prend aussi un risque, puisque le grand public va désormais s’intéresser à l’élue de son cœur. Laquelle est très éloignée de la réalité vécue par les Français que le patron du RN souhaite convaincre.
Témoignage viral et paradis fiscaux
Illustration avec cette vidéo qui ressurgit inlassablement depuis mercredi soir. La scène se déroule sur le plateau de Ça commence aujourd’hui, sur France 2, en 2018. Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles est alors adolescente. Elle est invitée par Faustine Bollaert à raconter la vie des enfants de familles royales. Les réponses de la jeune fille deviennent virales, tant elles transpirent une naïveté conséquente à sa jeunesse d’ultra-privilégiée : à Monaco, parfois, elle se cache derrière un arbre avec des copines pour faire peur aux passants. Et participer aux messes auxquelles assistent les jeunes filles de son rang s’avère parfois ennuyeux. Le témoignage empile les dizaines de millions de vues sur les réseaux sociaux.
Au-delà de ces images anecdotiques, un autre aspect du milieu dans lequel évolue Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles risque de gêner le récit que tente de construire le président du RN : la propension de certaines fortunes aristocratiques à se soustraire à l’impôt. Car il se trouve que la famille de la dulcinée de Jordan Bardella est connue pour son goût des sociétés offshores et sa capacité à placer sa fortune dans des paradis fiscaux (Bahamas, Seychelles, Maurice, Suisse etc.). Pas évident à assumer pour qui se prétend représenter le camp « patriote » et qui a consacré tant d’efforts à vendre la légende du gamin modeste issu de Saint-Denis.
Dans Ce que je cherche, son livre paru en 2024, Jordan Bardella insistait lourdement sur cet aspect, en omettant de préciser que son père, dirigeant d’entreprise, lui a offert une vie assez éloignée de la pauvreté dyonisienne. Il lui avait, par exemple, mis à disposition un « appartement de haut standing » dans la « dans la petite ville cossue de Deuil-la-Barre », comme l’avait révélé le reporter Tristan Berthelot dans son livre La Machine à gagner. Jordan Bardella, qui a fait sa scolarité dans le privé, circulait d’ailleurs « dans la Smart que papa lui a offerte, pour lui éviter les déplacements en RER ». Si l’eurodéputé préfère surtout s’éterniser sur les faibles moyens de sa mère, c’est bien pour construire la légende d’un enfant du peuple, capable donc d’en comprendre les souffrances.
Or, sa relation avec Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles vient gêner ce « storytelling » politique taillé sur mesure. À moins, finalement, que Jordan Bardella y trouve une forme de cohérence. Après tout, il partage avec sa dulcinée un critère commun non négligeable : le action de n’avoir jamais eu à travailler pour subvenir à ses besoins.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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