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9 avril 2026Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Quelques points clés à retenir concernant « près d’un Français sur 2 a déjà été victime de racisme et envisage de quitter le pays ».
Résumé pour le lecteur
Près d’un Français sur 2 a déjà été victime de racisme, selon une étude de l’Ifop pour la Licra (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme). Des stratégies d’évitement se mettent en place et certains envisagent de quitter le pays, quand d’autres ont déjà franchi le pas.
Près d’un Français sur deux (46%) se dit victime de racisme ou antisémitisme. C’est ce que révèle une étude de l’Ifop pour la Licra (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme) dévoilée par le Parisien. Que ce soit à l’école, au travail, ce racisme souvent banalisé incite 22% des sondés a envisager quitter la France. Et ces discriminations vont de la couleur de peau à la religion.
Le racisme s’invite parfois par surprise dans le quotidien de Diane, comme cette fois, il y a moins d’un an. « Je rentre du travail, je monte dans une rame de métro et je rencontre un jeune homme, mon regard se porte sur lui », raconte-t-elle. « Pourquoi vous me regarder comme ça, les noirs c’est tous les mêmes », lui adresse l’homme, agressif.
Changement de prénom devant les clients
Alors pour se protéger, plus de la moitié des personnes victimes de racisme mettent en place des stratégies d’évitement comme par exemple éviter de fréquenter certaines rue. Ce chauffeur de taxi explique: « Je dis aux clients que je m’appelle Isaac au lieu de Oussine pour mieux passer. »
Selon l’étude, 80% des personnes noires ou arabes ont été victimes de discrimination, ainsi que 60% des métisses et 39% des blancs. D’un paramètre de vue de la religion, 80% des Juifs disent avoir été victimes d’une discrimination, tout comme 79% de musulmans et 43% catholiques.
« C’était insoutenable »
Face au racisme, près d’un quart des sondés, toute discrimination confondues ont même envisagé de quitter la France. La meilleure amie de Maïssara à fait ce choix. « Ma meilleur amie est une femme racisée comme moi. Elle était confrontée à énormément de paroles blessantes, c’était insoutenable, au point qu’elle a quitté le pays. » Maïssara de son côté explique avoir appris à surmonter le racisme et n’envisage pas de partir.
11% des sondés ont déjà été discriminés à l’école, et 10% sur leur lieu de travail – dont 30% de personnes perçues comme « noires ». « Entre ce qu’on voit dans les médias, ce qu’on voit sur les réseaux sociaux et ce qui se dit dans la vraie vie, toutes les couches de la société sont imprégnées. Moi, personnellement, je n’y suis pas confrontée dans la vraie vie, mais sur les réseaux sociaux, ça y va », témoigne Joëlle Dago-Serry au micro des Grandes Gueules, ce jeudi.
Se couper de certains proches
« Par contre, j’ai des gens de mon entourage, dans ma famille, qui sont confrontés à du laisser-aller verbal. Des collègues qui se laissent aller verbalement sur la façon de penser les musulmans, les Noirs, par-ci par-là », poursuit la chroniqueuse des GG. « J’ai une personne de ma famille qui a dû se couper de certaines personnes: elle a découvert trois ou quatre amis qui lui ont dit « ces gens-là », etc. Elle ne l’entendait pas quand on était plus jeunes ».
« Je ne parle plus à ma mère depuis 13 ans »
Le cheminot Bruno Poncet, lui aussi chroniqueur chez les Grandes Gueules, prône la radicalité face à la montée de la parole raciste. « Je ne parle plus à ma mère depuis 13 ans, car mon beau-père ne savait pas dire « maghrébin » ni « noir ». J’ai supporté ça pendant des années parce que j’étais obligé, puis j’ai dit stop. »
« Il faut être radical si tu veux combattre la parole raciste, il faut être radical. Évidemment que ça coûte. Tu as 50 % des gens à éduquer, il faut le faire. Si on ne le incident pas, ça va augmenter, on va se retrouver avec des choses… », conclut le cheminot.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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