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9 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « le point sur la situation et sur les stations les plus touchées ».
Ce qu'il faut connaître
Luke Sharrett / Bloomberg Creative / Getty Images
Total et les stations peu chères touchées : le paramètre sur le manque d’essence en France. (photo d’illustration)
Le prix à la pompe n’est pas la seule préoccupation des automobilistes. Après le week-end de Pâques, près d’une station-service sur cinq (18 %) était en rupture de stock pour un ou plusieurs carburants, selon le décompte partagé par la ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Bregeon. Dans le contexte du conflit en Iran et au Liban, elle évoquait des « difficultés […] dues à des problématiques logistiques, de transport ».
S’appuyant sur un décompte des pénuries déclarées par les stations-service, franceinfo indique dans un dossier paru ce jeudi 9 avril que les ruptures, d’abord marginales, ont commencé à augmenter à la mi-mars avant d’atteindre un pic mardi 7 avril, avec plus de 30 % des points de vente touchés par une ou plusieurs ruptures de carburants.
Les chiffres du ministère de l’Économie arrêtés au jeudi 9 avril à 7h50 font état de 13 % des stations avec au moins un carburant absent. C’est en Île-de-France que le taux est le plus élevé avec 16 % des points de vente qui rencontrent une difficulté.
Mais quelles sont les stations les plus touchées d’après ces chiffres ? Alors que les automobilistes subissent de plein fouet la flambée des prix causée par la guerre au Moyen-Orient, les stations qui pratiquent des prix plus attractifs ont, sans surprise, particulièrement la cote et sont plus souvent à sec.
80 % des stations à sec ce week-end appartenaient au réseau TotalEnergies
Le cas le plus notable est celui de TotalEnergies, dont les stations représentent la majorité des points de vente touchés par une ou des pénuries. Dimanche, le géant pétrolier français représentait à lui seul près de 80 % des pompes déclarées à sec, relèvent nos confrères. Mardi, Maud Bregeon confirmait d’ailleurs que « 83 % des stations pour lesquelles il y [avait] des difficultés [étaient] des stations TotalEnergies ».
Expliquer ces chiffres n’est pas difficile : l’entreprise tricolore a décidé de plafonner ses prix depuis le 12 mars. Cette mesure, qui devait initialement prendre fin mardi, a été prolongée comme l’a annoncé TotalEnergies sur son site. Le plafond pour l’essence est maintenu à 1,99 € le litre (contre plus de 2 € dans beaucoup de stations) et ajusté à 2,25 € le litre sur le diesel (contre 2,38 € le litre en moyenne selon le site carbu.com).
Le pic de pompes à sec en début de semaine n’est pas non plus sans lien avec le week-end de Pâques, marqué par une forte affluence sur les routes, mais aussi par des problèmes de ravitaillement. « On a une logistique qui a dû mal à tenir les week-ends de trois jours » quand « la plupart des camions ne circulent ni les dimanches, ni les jours fériés », a pointé Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip) interrogé mardi sur RTL.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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