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9 avril 2026« Kit de prévention », « bouton d’alerte », « parcours de réadaptation »… Comment le gouvernement veut s’attaquer à la hausse des arrêts-maladies – franceinfo
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Quelques points clés à retenir concernant « « Kit de prévention », « bouton d’alerte », « parcours de réadaptation »… Comment le gouvernement veut s’attaquer à la hausse des arrêts-maladies – franceinfo ».
Points clés à retenir
Les ministres du Travail, de la Santé et des Comptes publics ont dévoilé jeudi un plan de réduction de l’absentéisme, présenté comme le « coup d’envoi » de travaux qui seront menés jusqu’à l’été avec les partenaires sociaux.
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Le gouvernement veut mettre fin au « dérapage » des arrêts-maladies. Les ministres du Travail, de la Santé et des Comptes publics ont présenté, jeudi 9 avril, un plan de lutte contre l’absentéisme articulé autour de trois priorités : la prévention des accidents et des maladies au travail, la réduction du nombre et de la durée des arrêts et la lutte contre les abus.
La trajectoire actuelle, marquée par une hausse de 45% en six ans du montant des indemnités journalières versées, n’est « soutenable ni pour les finances publiques, ni pour les entreprises », a plaidé David Amiel, le ministre délégué aux Comptes publics. Face à ces niveaux « astronomiques », il faut « inverser la tendance », avait défendu son collègue du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, jeudi matin, sur TF1.
Plus de la moitié de l’envolée des dépenses s’explique par des facteurs « structurels », qu’ils soient économiques, comme la hausse des salaires (et donc des indemnités), ou démographiques, comme le vieillissement de la population active, a admis David Amiel. Le gouvernement entend agir sur d’autres causes, plus conjoncturelles, comme la « hausse des troubles psychiques » au travail et les « prescriptions non pertinentes ».
Franceinfo détaille le plan esquissé par l’exécutif, présenté comme le « coup d’envoi » de travaux auxquels les syndicats et le patronat seront associés « tout au long du printemps ».
Prévenir davantage les arrêts de travail
« Quand vous voulez vous attaquer à la maladie, la meilleure des choses à faire, c’est la prévention », plaide le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Dans ce cadre, « un kit de prévention » sera mis en ligne vendredi sur le site du ministère, pour aider les entreprises à évaluer leurs pratiques et améliorer leur plan de prévention des risques. Ce kit « clé en main » doit notamment permettre une « amélioration des postes de travail » afin de réduire les accidents et les maladies d’origine professionnelle, selon l’ancien dirigeant de la SNCF.
Sur le terrain de la santé mentale, le gouvernement entend soutenir diverses actions de prévention et inciter les entreprises à signer la charte pour la santé mentale au travail lancée l’été dernier.
D’autres pistes sont renvoyées aux partenaires sociaux, qui seront saisis « en mai » dans le cadre de la Conférence travail, emploi, retraites. Le gouvernement appelle aussi à « responsabiliser » les employeurs présentant des chiffres d’absentéisme « atypiques », potentiellement révélateurs d’une prévention insuffisante ou de pratiques managériales « discutables ».
Réduire la durée de certaines absences
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a exposé plusieurs mesures pour « retrouver la maîtrise des arrêts de travail », en ciblant notamment les arrêts dérogatoires jusqu’à trois ans sans affection de longue durée. « Il n’existe pas toujours de suivi médical réalisé en parallèle de l’arrêt pour ces assurés », qui « peinent à en sortir », selon la ministre. D’où sa proposition de « réduire la durée d’arrêt indemnisable » et de « développer des parcours de réadaptation » pour faciliter le retour au travail.
Face aux arrêts pour troubles anxieux ou dépressifs, souvent supérieurs aux durées recommandées par la Haute Autorité de santé, Stéphanie Rist plaide pour permettre un recours « plus facile et systématique » à un deuxième avis médical auprès d’un spécialiste. Par ailleurs, pour éviter certaines ruptures de parcours, l’exécutif souhaite « favoriser la conciliation entre les temps de soin et le maintien en emploi », à travers les temps partiels thérapeutiques, par exemple.
« Pour une cheville cassée, avec un emploi réalisable à distance, on pourrait aussi envisager une reprise anticipée grâce à une case de télétravail dans l’arrêt-maladie. »
Stéphanie Rist, ministre de la Santélors de la présentation du plan
Une concertation sera menée « d’ici au mois de juin » avec les acteurs du monde de la santé.
Lutter contre les pratiques abusives
Pour « lutter contre les abus », les contrôles seront « renforcés », promet Jean-Pierre Farandou. Les employeurs auront la possibilité de recourir à « un bouton d’alerte » en cas « de situation douteuse sur l’absentéisme d’un salarié ». Ce dispositif, opérationnel « avant la fin de l’année » sur le site du ministère du Travail, permettra de « solliciter la Caisse nationale d’assurance maladie pour déclencher des contrôles », de façon « plus facile et directe » qu’actuellement.
Interrogé sur un « flicage » des salariés, le ministre Jean-Pierre Farandou a défendu des pratiques qui se « font déjà ». « Vous avez des salariés en arrêt-maladie qui postent leur séjour au bord de la mer de l’autre côté de la Méditerranée », a-t-il déploré, sans s’avancer sur l’ampleur de telles fraudes. « La grande majorité des gens, quand ils sont malades, ils sont vraiment malades », a-t-il toutefois reconnu.
La ministre de la Santé, elle, promet un décret « d’ici l’automne » pour sanctionner la pratique du « nomadisme médical » qui consiste à multiplier les rendez-vous jusqu’à trouver un professionnel acceptant de prescrire un arrêt. En 2024, plusieurs milliers d’assurés ont bénéficié d’arrêts de travail délivrés par au moins cinq généralistes différents, ce qui peut relever « d’un abus manifeste », a exposé Stéphanie Rist. Dès cette année, les contrôles menés par l’Assurance-maladie cibleront spécifiquement ces arrêts courts et « répétitifs », jusqu’ici peu scrutés « car moins coûteux » que les arrêts de longue durée.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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