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9 avril 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Nos rédacteurs considèrent que « faut-il taxer davantage les profits des entreprises pétrolières ? – franceinfo » est un article à suivre.
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Temps de lecture : 3min – vidéo : 2min
Les 40 jours de guerre au Moyen-Orient, où le pétrole a flambé comme jamais, ont-ils été synonymes de gros profits pour les entreprises pétrolières ? Ont-elles bénéficié massivement de la hausse des prix ? À combien s’élèvent leurs gains, et doivent-ils être taxés ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
L’or noir a rarement rapporté autant. Les géants pétroliers Esso, BP, TotalEnergies, ou encore Shell, sont accusés d’avoir généré des milliards d’euros de profits exceptionnels depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, que certains veulent voir taxés. Dès le premier jour du conflit, Alexandre Baradez, analyste des marchés financiers – IG France, a vu les cours en bourse des pétroliers bondir, à l’image de Total : « Entre le plus haut atteint il y a quelques jours, au-delà de 81 euros, et les cours de début d’année, on a eu à peu près 50 % de hausse sur l’action Total », souligne-t-il.
Car le prix de l’action est directement lié au cours du pétrole : « Ils ont quasiment doublé les cours du pétrole en l’espace de quelques semaines. Donc là, forcément, sur le cours de l’action, on en profite. Les investisseurs, les traders, forcément, cherchent ces titres parce qu’ils savent très bien que l’entreprise va gagner plus d’argent dans ces phases-là. Et donc, ça attire du monde, ça attire du volume, ça fait grimper les cours et on atteint des niveaux records », résume Alexandre Baradez.
Autre recette supplémentaire : les marges des raffineurs. Elles ont explosé, selon les associations de consommateurs, passant de 12,7 centimes par litre en février, à 36,4 centimes par litre il y a une semaine, soit trois fois plus qu’avant le conflit. Des superprofits que tous les camps politiques appellent à taxer. « Faire des profits à cause d’une guerre ou à cause d’une crise, ce n’est pas légitime. Pour faire en sorte que ce qui a été perçu, d’une certaine façon en trop, soit récupéré par tous les Européens, et donc par les Français », estime Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale. Eric Coquerel, président (LFI) de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, ajoute que « même de manière exceptionnelle, il va falloir réfléchir à une taxe sur les superprofits. »
Mais, selon une économiste, l’argent est difficile à capter, car les géants du pétrole délocaliseraient une partie de leurs profits vers des paradis fiscaux : « Sur un euro de profit total, c’est 12 centimes dans les paradis fiscaux. Mais ensuite, ce qu’on voit, c’est que lorsqu’il y a des hausses de prix, comme ce qui se passe aujourd’hui — hausse du prix de l’énergie — en fait, il y a une part plus importante de ces profits qui va être déclarée dans les paradis fiscaux. Du coup, là, sur un euro, c’est 20 centimes qui sont déclarés », explique Ninon Moreau-Kastler, chercheuse à l’Observatoire international de la fiscalité.
Seul Total a répondu à nos sollicitations et conteste placer ses profits dans des paradis fiscaux.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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