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10 avril 2026Après l’interview de Lavrov au JT de Léa Salamé, le patron de l’info reconnaît des erreurs mais assume la diffusion
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Après l’interview de Lavrov au JT de Léa Salamé, le patron de l’info reconnaît des erreurs mais assume la diffusion ».
Résumé pour le lecteur
HENRIQUE CAMPOS / Hans Lucas via AFP
Dans une tribune, le chef de l’information de France Télévisions assume l’interview de Lavrov sur France 2 mais admet un manque de contextualisation.
L’interview de Sergueï Lavrov sur France 2 n’en finit pas de faire des vagues. Diffusé le 26 mars dernier au 20 heures et mené par Léa Salamé, l’entretien avec le ministre des Affaires étrangères russe avait été vivement critiqué, certains y voyant une « tribune » offerte sans contradictoire à un proche de Vladimir Poutine en pleine guerre en Ukraine.
Trois semaines plus tard, le directeur de l’information de France Télévisions sort du silence. Dans une tribune publiée chez nos confrères du Point ce 9 avril, Philippe Corbé revient sur cette polémique autour de l’interview de Lavrov et défend un choix éditorial assumé, tout en reconnaissant des limites dans la manière dont l’entretien a été traité à l’antenne.
Sa ligne est claire. « Une interview n’est pas une tribune ». Pour lui, donner la parole à un responsable politique, même accusé de relayer de la propagande, ne signifie pas valider ses propos. « Interroger, ce n’est pas croire. C’est montrer », écrit-il, en rappelant que le rôle d’un collaborateur est de confronter les discours, y compris les plus contestés. « Montrer une rhétorique. Montrer une stratégie. Montrer, aussi, les limites d’un discours. Dans le cas de la diplomatie russe, chacun sait que les mots sont pesés, que les réponses sont verrouillées et que la vérité y est souvent instrumentalisée. C’est précisément pour cela qu’il faut poser les questions. »
« Toute critique n’est pas illégitime »
Mais le patron de l’info concède aussi des manques. « Toute critique n’est pas illégitime », reconnaît-il. France Télévisions aurait « dû aller plus loin » dans l’accompagnement de cet entretien très sensible avec Sergueï Lavrov.
Philippe Corbé pointe notamment un défaut de contextualisation. Il estime qu’un spécialiste des relations internationales aurait pu intervenir en plateau après la diffusion pour décrypter immédiatement certaines affirmations du ministre russe. Le format long mis en ligne, censé jouer la carte de la transparence, a aussi exposé « les limites » de l’exercice.
Pour autant, pas de changement de cap sur le fond. À la question de savoir s’il fallait interviewer Sergueï Lavrov sur France 2, sa réponse est sans ambiguïté. « La réponse est oui ». Refuser, selon lui, reviendrait à laisser certaines paroles circuler sans contradiction.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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