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10 avril 2026
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10 avril 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « insultes, bégaiements et chaos total au procès de la DZ Mafia à Aix-en-Provence ».
Éléments à garder en tête
Invectives, suspensions à répétition et intervention du bâtonnier: le procès pour double homicide d’Aix-en-Provence continue de sombrer dans un chaos inédit. Alors que le verdict était attendu ce vendredi 10 avril, les débats s’enlisent dans une guerre ouverte entre magistrats et avocats, laissant le fond de l’affaire totalement de côté.
Depuis l’ouverture de ce procès sous haute tension à Aix-en-Provence, nous avons raconté les nombreux incidents qui ont émaillé l’audience. Dès l’ouverture, tout a été très compliqué, mais depuis mardi, le procès s’est enlisé plus encore. Ce jeudi 9 avril, il semble à l’arrêt. À quelques heures du verdict, il n’est désormais plus question du fond de l’affaire mais uniquement d’incidents qui entravent les débats. Suspensions, invectives, éclats de voix, bégaiements et intervention du bâtonnier, récit d’un chaos inédit.
“Tout part à vau-l’eau”, disait mercredi 8 avril l’une des avocates de la défense alors que le procès venait d’atteindre un indication d’orgue dans son chaos général. Quelques minutes avant, les dizaines de robes noires assises devant les accusées se levaient d’un coup pour dénoncer une petite phrase émanant d’une juge de la cour.
« Vous n’allez pas pleurer? »
“Vous n’allez pas pleurer quand même…”, lâchait la magistrate professionnelle alors que Me Franck s’apprêtait à réclamer la transmission d’une pièce. La petite phrase passe mal, très mal auprès des avocats. Le procès n’avançait plus beaucoup sur le fond, le voici à l’arrêt. L’audience est suspendue et un représentant du conseil de l’ordre des avocats d’Aix-en-Provence est contraint d’intervenir.
“Les débats en Cour d’assises peuvent être durs, voire violents, introduit l’avocat, extérieur à ce procès. Mon rôle aujourd’hui prend tout son sens pour dire que des choses sont inadmissibles, le élément qu’un magistrat du siège qui n’a pas la police d’audience dise qu’une avocate n’a pas à venir pleurer est inadmissible.” Avant de quitter la salle, il demande à la Cour de respecter les droits de la défense. La scène parle d’elle-même.
Dans la foulée, les avocats de la défense réclament la récusation de la magistrate mise en cause et par conséquent, le renvoi du procès à une date ultérieure. “Cette demande n’a pour seul objectif, comme c’est le cas depuis le début, de retarder les débats”, s’insurge l’une des avocates générales, dénonçant une stratégie d’obstruction de la défense.
Certains avocats font feu de tout bois pour protester, le ministère public dénonce un écran de fumée et les accusés, jusque-là indisciplinés, sont stoïques, quasiment sans réaction. Les débats sur les incidents s’éternisent et occupent l’espace jusque-là prévu pour les questions de fond, à propos du double homicide qui doit normalement occuper les acteurs de ce procès.
Une nouvelle journée mais peu d’avancée
Ce jeudi, l’audience commence sur le même ton. Face aux tensions, la présidente précise dans la matinée, qu’elle a envoyé un mail au bâtonnier d’Aix-en-Provence pour que le patron de l’ordre des avocats assiste aux débats. Nouvelle bronca sur les bancs de la défense. “Hier j’ai été invectivée, dit Emmanuelle Franck, aujourd’hui je suis insultée”, dénonçant une volonté de chaperonnage et d’encadrement des propos des avocats par la Cour.
“C’est quoi le but?, interroge Me Chiche, envoyer un avocat pour nous surveiller? Vous êtes présidente de cour, pas maîtresse d’école. Vous voulez nous envoyer un pion?”. Même l’avocate des parties civiles, jusque-là très discrète, dit sa surprise face à cette décision et précise qu’elle n’avait jamais vu cela durant ses nombreuses années à porter la robe. Sollicitée, l’une des avocates générales charge de nouveau la défense.
“Le parquet général intervient, dans ce procès, plus souvent sur les incidents d’audience que sur le fond et c’est bien malheureux. Il y a une volonté délibérée de la part d’une certaine partie de la salle de ne pas faire avancer les débats, dénonce la magistrate”. L’audience est alors suspendue, une nouvelle fois, le temps de faire intervenir le bâtonnier.
Rapidement, au retour de la cour, le représentant du barreau d’Aix-en-Provence tranche: “Je ne pense pas que ce soit le rôle du bâtonnier de venir écouter les confrères, de les chaperonner et je ne doute pas qu’ils seront en mesure de porter la robe avec dignité”. En quittant la salle, il se tourne vers ses confrères de la défense et lâche un “courage”, qui sonne comme un soutien à l’ouvrier qui entreprend une tâche fastidieuse.
« La vitrine n’est pas belle du tout »
Loin de reprendre les débats et d’apaiser les tensions, les parties prenantes à ce procès poursuivent sur la même lancée et les débats sur des éléments de procédure s’éternisent. Les conclusions rédigées par certains avocats s’accumulent sur le bureau de la présidente, tantôt pour faire venir ou revenir des témoins, tantôt pour obtenir la nullité de certaines pièces mais aussi la rédaction de nouvelles expertises.
Le temps, lui, file à toute vitesse et il devient de plus en plus impensable que le verdict, prévu ce vendredi, sera rendu à temps. Le procès devrait au moins s’étendre à la journée de samedi, d’autant qu’à cette heure, les accusés n’ont encore jamais été interrogés sur le fond de l’affaire en deux semaines et demie de procès. À peine ont-ils eu le temps de dire qu’ils rejetaient les accusations les visant.
Le planning qui prévoit encore les interrogatoires des hommes dans le box, les plaidoiries des parties civiles, les réquisitions mais aussi les plaidoiries de la défense et les derniers mots des accusés; semble sur le observation d’exploser.
“S’il s’agit d’un procès vitrine, il faut que la justice se ressaisisse parce que la vitrine n’est pas belle du tout”, prévenait Me Emmanuelle Franck, en sortie d’audience lors de la première semaine. Force est de constater que ce procès ressemble parfois plus à une classe très agitée quand ce n’est pas plutôt un grand cirque qui s’installe dans le palais Monclar. Ce procès promettait d’être exceptionnel, avant son ouverture, au regard du profil des accusés. Il tient la promesse du jamais-vu mais pour d’autres raisons. Et sur les bancs du public, toujours très fournis, on le constate à grands coups de soupirs.
Lors de l’une des très nombreuses suspensions, un retraité assidu des audiences, ne cache pas son hallucination. “Il faudrait presque un arbitre au milieu de la salle”, avance le sexagénaire.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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