
Guerre en Ukraine : « Un affrontement spectaculaire… », assailli par des drones, un Tor-M1 russe tire plusieurs missiles pour se défendre avant d’être abattu
10 avril 2026
le Hezbollah frappe Israël dans la région de Tel-Aviv
10 avril 2026Analyse : L'équipe partage son regard sur les points principaux de cette information.
Un résumé rapide de « Vos amis annulent parfois au dernier moment, mais est-ce si grave ? » selon notre rédaction.
Les points essentiels à retenir
filmstudio / Getty Images
Vos amis annulent parfois au dernier, mais est-ce si grave ?
Tout est (re)parti d’une chronique publiée en février dans l’édition indienne du magazine Vogue. Intitulé « Annuler ses plans est-il le nouveau langage de l’amour en amitié ? », l’article a suscité des réactions jusque dans l’Hexagone. « Il faut vraiment urgemment arrêter avec cette merde ! », s’est énervée la chroniqueur et créatrice de contenus Anna Toumazoff sur son compte Instagram.
« J’ai essayé de le tourner dans tous les sens mais, en fait, vous êtes des “fuck boys” de l’amitié, c’est tout ! », continue-t-elle, déplorant un « délitement des liens amicaux à l’âge adulte ». En cause, donc, les annulations de dernière minute, mais aussi les « je passerai peut-être », comme le fustige la collaborateur.
« Il y a des occasions de montrer aux gens qu’ils sont importants. Donc pointez-vous aux anniversaires, pointez-vous aux cafés qui sont prévus, pointez-vous aux événements que vous savez important pour les gens », ajoute Anna Toumazoff.
Un épuisement « typique de notre époque »
Dans Vogue India, l’autrice Sara Hussain, part d’une anecdote récente de sa vie quotidienne. Quelques minutes seulement avant de devoir retrouver un ou une amie, elle s’est rendu compte qu’elle était tout simplement trop épuisée pour sortir.
Au-delà du titre provocateur de sa chronique, la éditeur développe : « Il y a une forme particulière de fatigue, typique de notre époque, dont il est difficile de se débarrasser : une véritable surcharge sensorielle provoquée par les téléphones, les ordinateurs et le flux incessant de l’actualité », constate-t-elle, estimant que « notre capacité collective à “tout faire” a atteint ses limites ». Les confinements liés à la pandémie de Covid-19 ont modifié notre rapport au monde extérieur, soutient l’autrice.
Dans The Guardian, Tim, avocat australien de 44 ans, fait le constat similaire d’un « épuisement » : « J’ai l’impression d’être constamment bombardé de messages. La plupart des événements sociaux sont prévus le soir ou le week-end, soit précisément le moment où l’on a besoin de se déconnecter. » Les annulations, « c’est parfois agaçant, mais je comprends aussi ce que l’on ressent quand une idée paraît bonne sur le moment, puis qu’on n’a plus envie d’y aller le moment venu. »
« Marketing de la flemme »
La panique liée aux annulations de dernière minute remonte à déjà plusieurs mois. À la même période en 2025, de nombreux articles s’inquiétaient déjà du « flaking » – car oui, l’année dernière, la tendance à annuler à la dernière minute avait un nom.
Les coupables étaient alors tout trouvés : les vingtenaires et autres membres de la « Gen Z ». « Pour de nombreux jeunes, prendre soin de sa santé mentale […] est devenu essentiel. Reporter une sortie pour éviter un stress supplémentaire et préserver son équilibre est désormais perçu comme légitime », constatait le média en ligne L’ADN.
L’essayiste Vincent Cocquebert, qui a analysé le repli sur soi dans La Civilisation du cocon (éditions Arkhê, 2021), note une forme de « marketing de la flemme », comme il l’illustrait au printemps dernier dans le quotidien belge Le Soir. « L’asocialité est aujourd’hui romantisée. Regarder Netflix sous un plaid semble plus séduisant qu’une nuit au Macumba. » L’auteur appelait à « remettre en question » ce narratif et à « réapprendre à apprécier l’expérience de l’altérité ».
« Nous sommes tous compréhensifs »
Les annulations de dernière minute ne sont toutefois pas nécessairement un drame. Certes, se faire porter pâle de façon récurrente ou avant un action prévu de longue date peut évidemment être considéré comme irrespectueux et abîmer les liens amicaux voire blesser autrui. Pour autant, dans Vogue, Sarah Hussain assure agir avec délicatesse et en tenant compte du tempérament de ses amis. « Je suis aujourd’hui assez mature pour adapter mon attitude lorsque je dois annuler des projets », écrit-elle. « Nous sommes tous compréhensifs, dans l’ensemble. »
La compréhension, n’est-ce pas justement la qualité première d’une amitié féconde ? Et avoir la place d’exprimer de la fatigue, par exemple, le signe d’une relation saine ? Pour Julia*, qui témoigne auprès d’Elle dans un bulletin sur le sujet, avoir la liberté de pouvoir annuler dans son groupe « renforce nos amitiés, parce qu’on n’a pas peur de se dire qu’on n’est pas très en forme et qu’on a besoin de se reposer ».
Pas de réponse univoque
« On sait que l’autre va comprendre et ne pas nous mettre la pression. Et comme on a toutes un tempérament introverti, on sait que l’énergie sociale n’est pas la même chez tout le monde », ajoute la trentenaire. Certains s’inquiètent de la perte de liens, mais s’agit-il seulement de relations authentiques ? « Celles avec qui je ne me sens pas à l’aise d’annuler ne sont jamais passées de “potes” à “amies” », explique Julia à Elle.
La question de l’énergie sociale peut toutefois être utilisée dans le sens d’une sortie avec ses proches, comme l’a souligne le éditeur Florian Ques sur Instagram. « C’est aussi en créant et honorant des moments IRL [dans la vraie vie] avec ses amis qu’on arrive à recharger ses batteries ! », a-t-il écrit dans une story relayée par le magazine. Une preuve que, comme pour tout ce qui concerne les émotions et les liens aux autres, les réponses ne sont jamais univoques.
*Le prénom a été modifié dans l’article d’origine.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

9999999
/2026/04/09/69d8115fbb4ab419586135.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)