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10 avril 2026Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « un « bouton d’alerte » pour dénoncer les salariés, l’idée qui divise patrons et médecins ».
Résumé rapide
Le gouvernement a présenté jeudi un plan destiné à lutter contre l’absentéisme au travail, visant à renforcer les contrôles des arrêts maladie et à faciliter le signalement, par les employeurs, des cas jugés suspects auprès de l’administration.
Le gouvernement mise sur un panel d’actions pour lutter contre les arrêts maladies, qui représentent 17,9 milliards d’euros de dépenses à l’Assurance Maladie. Des mesures qui concernent autant les entreprises, les médecins prescripteurs, et les assurés.
Notamment plus de contrôles dans les entreprises, un kit clef en main qui permettra à un chef d’entreprise de faire un autodiagnostic de la qualité de son plan de prévention en matière de santé au travail… Ou encore une lutte contre le nomadisme médical, c’est-à-dire les personnes qui font se succéder les arrêts maladie en consultant des médecins différents.
« Ça n’a aucune valeur »
Une autre des mesures annoncées, c’est ce bouton d’alerte pour les entreprises, qui doit permettre d’alerter plus facilement la Sécu en cas de doute sur l’arrêt maladie d’un de ses employés.
Ce fameux bouton sera sur le site du ministère du Travail. Le patron pourra cliquer dessus, décrire en quelques lignes l’arrêt maladie suspect. Puis sa demande sera envoyée directement à Sécu.
Julien Lané, gérant d’une entreprise d’énergies renouvables, salue l’initiative: “Moi, en tant qu’employeur, je me sens vraiment seul par rapport à ce genre d’arrêts maladies. D’avoir un bouton d’alerte où on va pouvoir signaler un arrêt potentiellement faux, en tant qu’employeur, c’est quand même une grande avancée », estime-t-il.
Mais le patron insiste: « encore faut-il qu’il y ait effectivement des contrôles derrière. »
Le docteur Thomas Corrèze, médecin-conseil et membre du syndicat SNFOCOS, a déjà la réponse: « Ça n’a aucune valeur. De toute façon on n’est pas assez nombreux. Si le gouvernement veut qu’il y ait plus de médecins conseils pour faire des reprises de travail, il a qu’à nous payer plus et nous embaucher plus ».
Nette accélération depuis la crise sanitaire
Cette nouvelle mesure risque même de faire exploser la demande de contrôles, au risque de mettre en difficulté les quelques 1500 praticiens-conseils s’agace l’un d’eux. Ce système d’alerte est attendu d’ici à la fin de l’année.
D’une manière générale, le plan présenté jeudi 9 avril ne comprend pas de mesures législatives ou réglementaires, ni de mesures politiquement sensibles. Il prévoit, en revanche, une intensification des contrôles de l’Assurance maladie sur les arrêts, qui devraient augmenter de 6% à 740.000 en 2026.
Selon les chiffres présentés jeudi, les dépenses d’indemnités journalières versées par l’Assurance maladie (hors fonction publique), s’élèvent à 17,9 milliards d’euros, en hausse de 7 milliards en dix ans. Ces dépenses se sont nettement accélérées depuis la crise sanitaire, avec une hausse en moyenne de 6,5% entre 2019 et 2023. Un rythme « non soutenable », selon le gouvernement.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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