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Notre rédaction partage quelques remarques sur « Rien n’a changé » sur Disney +, un retour gagnant mais très frustrant pour la comédie ».
Résumé rapide
Hulu
Jane Kaczmarek et Brayn Cranston dans « malcolm : Rien n’a changé »
« Life is unfair » – « La vie est injuste ». C’est probablement ce que se diront les abonnés à Disney+ une fois qu’ils auront terminé le reboot de Malcolm. Intitulée Malcolm : Rien n’a changé, la série replonge les téléspectateurs dans le quotidien chaotique de Hal, Loïs et de leurs enfants. On aurait presque préféré ne pas les retrouver, parce qu’ils vont à nouveau terriblement nous manquer.
Certaines séries cultes sont, de l’avis général, parfaites. Elles en deviennent intouchables, c’est-à-dire que l’évocation même d’un reboot, spin-off ou prequel déclenche une vague de protestation chez les fans de la première heure. Le parti pris jugé plus facile et moins risqué, est en général de faire venir une nouvelle génération (en gardant un ou deux anciens) pour reprendre le flambeau comme pour Charmed, Gossip Girl, Beverly Hills ou That 90’s Show.
Raison pour laquelle il y a eu en réalité assez peu de séries jugées cultes qui ont osé prendre le risque d’un come-back avec le casting original. On peut cependant citer La Fête à la Maison, Will & Grace ou encore Veronica Mars. Les créateurs de Malcolm : Rien n’a changé ont aussi fait ce pari un peu fou, et ils ont bien fait. L’exploit de Malcolm : Rien n’a changé est de nous replonger en un claquement de doigt dans l’esprit de la série des années 2000.
Bryan Cranston au poil(s)
Tous ont vieilli, la maison est différente, et pourtant le spectateur est immédiatement à l’aise dans ce joyeux bordel familier. Comme dans un vieux sweat du lycée retrouvé au fond d’un tiroir. Au bout de quelques secondes, on retrouve les parents aux cheveux désormais gris en pleine visio avec Dewey, en train de parler de tout et de rien pendant que Loïs (Jane Kaczmarek) rase à la tondeuse les poils d’un Hal (Bryan Cranston) entièrement nu. Tous les poils.
Reese (Justin Berfield) n’a clairement pas mûri et semble même avoir amélioré sa capacité de nuisance. Francis (Christopher Masterson), toujours fou amoureux de Piama (Emy Coligado), est encore désespéré de ne pas être une priorité pour sa mère. Dewey (Caleb Ellsworth-Clark) est évidemment devenu une star de la musique qui enchaîne les concerts et les petites amies, dans le monde entier. Jamie (Anthony Timpano) est un militaire pas franchement très investi. Et il y a Kelly (Vaughan Murrae), dernier enfant du couple (souvenez-vous, nous avions laissé Loïs enceinte), formidable ado non-binaire doté de la langue la mieux pendue de la fratrie.
On renoue avec tout le clan quelques jours avant la grande fête organisée pour les 40 ans de mariage de Loïs et Hal. Fête à laquelle Malcolm (Frankie Muniz) ne compte pas venir. Il se tient volontairement éloigné de sa famille depuis son départ à la fac, pour éviter de péter les plombs comme il le élément systématiquement en leur présence. Au point de n’avoir jamais évoqué avec eux un élément de taille de sa vie d’adulte. Forcément, leurs retrouvailles font des étincelles.
La famille « Malcolm »
Linwood Boomer, créateur de Malcolm et de son reboot, est parvenu on ne sait pas très bien par quel miracle, à reproduire tout ce qui faisait le sel de Malcolm. Et ce, sans jamais donner l’impression que le genre est dépassé, les blagues datées, ni la série originale dénaturée. Les échanges sont toujours aussi corrosifs, les interactions explosives (dans tous les sens du terme), les dialogues écrits à la serpe et les nombreux gags hilarants. Les fans de la série qui sifflotent encore le générique sous la douche « You’re not the boss of me now » seront conquis.
David Bukach / Disney
Tout le « clan » réuni dans « Malcolm : Rien n’a changé »
Les acteurs de la série ont pour la plupart arrêté la comédie, à l’exception de Bryan Cranston qui a depuis accumulé les récompenses grâce à Breaking Bad et à ses rôles à Broadway. Si tous ont accepté de faire leur retour (sauf l’interprète de Dewey), ce n’est pas pour rien : leur alchimie est évidente. Le plaisir qu’ils éprouvent à jouer ensemble et à retrouver leurs personnages est contagieux. Bryan Cranston a expliqué au Guardian que « se mettre à poil » au nom de la comédie était l’un des plus grands plaisirs de sa vie. Vous allez être servis.
Il y a tout de même un reproche qu’on puisse faire à Linwood Boomer, et il est conséquent. Quatre épisodes de moins d’une demi-heure, c’est beaucoup trop court. C’est un peu comme si le Père Noël vous offrait un super cadeau auquel vous ne vous attendiez pas. Et le reprenait le lendemain matin. « Life is Unfair », on vous avait prévenus.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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