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10 avril 2026« J’ai peur que le Liban se perde » : à Beyrouth, la population sous le choc après les frappes israéliennes
Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Selon nos experts, « « J’ai peur que le Liban se perde » : à Beyrouth, la population sous le choc après les frappes israéliennes » mérite une attention particulière.
Analyse rapide
Deux jours après les frappes israéliennes violentes qui ont secoué le Liban , tué plus de 300 personnes et fait un millier de blessés, Benyamin Nétanyahou affirme, jeudi 9 avril, avoir ordonné à son cabinet d’engager « des négociations directes » avec le Liban. Des pourparlers doivent avoir lieu la semaine prochaine entre Liban et Israël à Washington, selon un responsable américain. Le Hezbollah a rejeté cette initiative. Le Liban exige d’abord un cessez-le-feu du Premier ministre israélien qui l’a exclu de la trêve avec l’Iran .
Au milieu des décombres, dans le centre de Beyrouth, à Mazraa, un groupe d’hommes fouille les ruines d’un immeuble. « Hicham, fais attention à ta tête ! » Des morceaux du plafond s’effondrent. Au sol, les radiographies et les dossiers du cabinet dentaire du docteur Ghandour, dont le frère est venu prêter main forte. « Tout son gagne-pain est sous les gravats, on l’aide à retirer ce qui a survécu », raconte-t-il. « Depuis 5 ans, nous, les Libanais, nous n’avons plus accès à nos comptes bancaires, alors ici, il y avait le fruit de toute une vie », souligne-t-il.
« Hier, ils ont retrouvé quatre corps »
À quelques kilomètres à l’ouest, les mêmes décombres. Un immeuble de neuf étages s’est effondré. Abdel Qader, le gardien voisin, force un sourire. Il a 60 ans et et a survécu de peu à l’attaque. « L’armée a enlevé un missile non explosé. Hier, ils ont retrouvé quatre corps et un autre ce matin », explique le sexagénaire.
Abdel Qader s’écarte, autour de lui des morceaux de fenêtres tombent encore des étages. « Je travaille dans cet immeuble depuis 25 ans. C’est un quartier très calme, le dernier endroit où on pouvait imaginer une telle chose », affirme-t-il. « Où est-ce qu’on va ? Je ne sais pas, j’ai peur que le Liban se perde », poursuit-il. Alors qu’il termine sa phrase, il reçoit un message sur son téléphone, un nouvel ordre d’évacuation. Les habitants de la banlieue voisine prennent la fuite dans l’attente de nouvelles frappes sur Beyrouth.
Source : www.radiofrance.fr
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