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10 avril 2026Nouvelle crise entre l’Équateur et la Colombie sur fond de guerre commerciale et lutte contre le narcotrafic
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Un point rapide sur l'article « Nouvelle crise entre l’Équateur et la Colombie sur fond de guerre commerciale et lutte contre le narcotrafic » selon nos journalistes.
Ce qu’il faut observer
Les tensions commerciales entre les voisins équatorien et colombien atteignent un nouveau sommet, avec la menace par Quito de passer de 50% à 100% ses droits de douane sur les importations en provenance de Colombie dès le mois de mai. Le président colombien Gustavo Petro rappelle son ambassadrice à Quito.
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C’est un nouvel épisode des tensions qui opposent les deux pays voisins sur fond d’accusations d’inaction dans la lutte contre le trafic de drogue de la part de Quito.
Ce vendredi 10 avril, Gustato Petro rappelle l’ambassadrice de Colombie en Équateur, lui demandant de rentrer « immédiatement » à Bogota, après l’annonce de Quito d’augmenter de 100% les droits de douane sur les produits en provenance de Colombie. Mercredi, l’Équateur avait déjà rappelé son ambassadeur à Bogota en réponse après que le président colombien Gustavo Petro a qualifié de « prisonnier politique » l’ex vice-président équatorien Jorge Glas, incarcéré pour corruption, à qui il a accordé la nationalité colombienne.
Gustavo Petro a qualifié cette menace de surtaxes douanières à 100% de « monstruosité » et menacé en retour que son pays quitte la Communauté andine des Nations (Bolivie, Equateur, Colombie, Pérou).
Son homologue équatorien, Daniel Noboa, président de droite et allié de Donald Trump dans la région, lui a répondu sur le même réseau social : « Malheureusement, aucun accord ne peut être conclu avec ceux qui ne partagent pas le même engagement dans la lutte contre le narcoterrorisme ». Cette nouvelle menace de hausse tarifaire intervient « après avoir constaté l’absence de mise en oeuvre de mesures concrètes et efficaces en matière de sécurité aux frontières de la part de la Colombie », avait auparavant indiqué le ministère équatorien de la Production dans un communiqué.
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En toile de fond, la lutte contre le narcotrafic
Les deux pays se livrent une guerre commerciale depuis plusieurs mois, à l’initiative de Quito qui assure avoir dû augmenter ses dépenses de défense pour protéger leur frontière commune. Les deux pays ont appliqué réciproquement des droits de douane de 30% à des dizaines de produits, à l’initiative de Daniel Noboa, critique virulent du gouvernement colombien. La taxe équatorienne est ensuite passée de 30% à 50% en mars, Quito affirmant que cet impôt est nécessaire car il doit investir environ 400 millions de dollars pour surveiller une frontière commune d’environ 600 kilomètres. Avec cette taxe, l’Équateur « cherche à renforcer la responsabilité partagée » dans la lutte contre le trafic de drogue à la frontière, avait justifié le ministère équatorien du Commerce.
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La Colombie a riposté avec un droit de douane de 50% sur les importations équatoriennes et en refusant de vendre de l’énergie à son voisin qui a subi en 2024, en raison de la sécheresse, des coupures de courant pouvant atteindre 14 heures par jour.
Dans la région frontalière entre la Colombie et l’Équateur, opèrent des groupes criminels spécialisés dans le narcotrafic, l’exploitation minière illégale et la traite d’êtres humains. Des réunions de haut niveau avaient quelque peu aplani les dissensions faisant espérer une levée des mesures, mais les tensions sont montées d’un cran lorsque la Colombie a découvert en mars une bombe équatorienne non déclenchée sur son territoire, après un bombardement militaire du côté équatorien. L’Équateur mène, avec le soutien des États-Unis, une campagne de bombardements antidrogue sur son territoire, qui voit transiter 70% de la cocaïne provenant de Colombie et du Pérou, principaux producteurs mondiaux.
Source : www.rfi.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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