
« Nous continuons de combattre au Liban », déclare le Chef d’état-major de l’armée israélienne
10 avril 2026/2026/04/10/69d8b1f28bcab970765145.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Le Japon mise sur l’intelligence artificielle pour empêcher les conducteurs ivres de démarrer – franceinfo
10 avril 2026Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Un résumé concis de « privé de chômage, épinglé par le Fisc, cet ex-otage en Iran vit un calvaire administratif » selon notre équipe.
À retenir absolument
Benjamin Brière, détenu en Iran pendant 3 ans et demi, s’est vu reprocher par le Fisc et Pôle emploi (l’ancêtre de France Travail) pour ne pas avoir fait les démarches administratives… pendant sa captivité! Charles Consigny s’insurge ce vendredi dans les GG contre la « bêtise crasse » et réclame des sanctions à l’encontre des agents concernés.
La campagne de déclaration des revenus 2025 est ouverte. Attention à la phobie administrative pour certains… Quand d’autres veulent être dans les clous mais se voient reprocher des choses pour le moins surprenantes…. Prenez l’exemple de Benjamin Brière, ex-otage en Iran pendant près de 3 ans et demi. A son retour en France en 2023, celui-ci souhaite « repartir de zéro » auprès du Fisc.
Le début d’un long calvaire face à l’administration fiscale: « On m’a demandé pourquoi je n’avais rien déclaré depuis quatre ans », relate-t-il auprès du Journal du net.
« J’ai expliqué que j’étais en prison, que je n’avais pas pu le faire. Ce à quoi l’agente des impôts me dit que même en prison, on fait sa déclaration… Oui enfin moi j’étais dans une prison iranienne : ‘Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire’, m’a-t-on répondu. »
« J’étais radié de partout »
Une situation ubuesque qui ne s’arrête pas là. Vient ensuite le parcours du combattant pour toucher le chômage, car ce dernier se souvient qu’il lui reste, normalement, huit mois d’indemnisation. Pôle emploi Lyon (devenu France Travail en 2024), lui signifie qu’il a tout simplement mis… trop de temps à faire la demande. Benjamin Brière se fait débouter par le médiateur régional pour national. Sans le sou, il est contraint de dormir chez sa mère.
C’est grâce à une rencontre avec le député Renaissance des Côtes-d’Armor Eric Bothorel que la situation se débloque. L’élu fera la demande auprès du ministre du Travail de l’époque. Résultat, la directrice de Pôle emploi Lyon appelle l’ancien otage dès le lendemain.
Une situation complexe qui est similaire à celle de nombreux ex-otages, à en croire Benjamin Brière. « J’étais radié de partout. Je n’existais plus aux yeux de la Sécurité sociale et de France Travail« , déplore-t-il. D’autant que la libération exige des frais conséquents. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le ministère des Affaires étrangères et l’Etat ne font dans la charité.
L’Etat exige des frais aux otages et aux proches
Benjamin Brière explique: « Il faut engager des avocats parce que l’Etat français exige que la famille joue le jeu de la justice locale, ce qui génère des milliers d’euros de frais. L’Etat a déjà demandé à certains otages ou à leur famille de payer les billets d’avion pour leur retour sur le territoire. »
C’est pour contrevenir à toutes ces situations aberrantes, dans lesquelles l’administration se caricature elle-même, que l’ancien otage veut, avec l’association SOS Otages, créer un statut juridique spécifique, explique Le Journal du Net. Avec en parallèle une « allocation spécifique pour permettre aux anciens otages de manger, se loger et vivre le temps de leur réinsertion, sans dépendre des proches ou des droits du chômage. »
« Bêtise crasse »
« Je trouve qu’il y a un manque de discernement de la part de ses fonctionnaires pour ne pas dire de la bêtise crasse qui me paraît incompatible avec leur fonction. Pour moi, il faut des sanctions et j’en appelle au ministre du Budget », réclame ce vendredi sur RMC Charles Consigny, remonté. « On dit qu’il n’est pas de monstres plus froids que l’État. L’État est le plus froid de tous les monstres froids. »
« On pense à tous les cas de femmes célibataires qui n’ont pas accès à leur congé maternité. On pense à tous les cas où l’État n’est pas là, l’État ne sait pas répondre à des besoins qui sont précis et qui sont nécessaires et qui font tomber dans la précarité des gens. Et vraiment, c’est un scandale », s’indigne également Flora Ghebali, également chroniqueuse des Grandes Gueules. Celle-ci conseille au ministère de l’Economie de former ses agents à l’empathie, comme l’a fait la SNCF pour ses contrôleurs.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

9999999
