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10 avril 2026France, Russie, Turquie… Ces pays qui appellent à inclure le Liban dans l’accord de trêve au Moyen-Orient
Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Un résumé rapide de « France, Russie, Turquie… Ces pays qui appellent à inclure le Liban dans l’accord de trêve au Moyen-Orient » selon notre rédaction.
Éléments à garder en tête
Plusieurs pays, dont la France, ont insisté sur l’importance d’inclure le Liban dans les discussions qui doivent se tenir ce week-end entre l’Iran et les États-Unis. Le pays, où est présent le Hezbollah, a fait l’objet d’importantes frappes israéliennes mercredi. Plus de 300 personnes sont mortes et 1.150 autres ont été blessées.
À la suite de la mise en place du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis dans la nuit de mardi 7 à mercredi 8 avril, avant des pourparlers au Pakistan prévus ce week-end, la question du Liban reste en suspens, alors que le pays n’est pas concerné par l’accord. Mercredi, plus de 300 personnes sont mortes au Liban après des frappes israéliennes.
Une situation jugée inacceptable pour de nombreux pays, dont la France. Dès mercredi, le président de la République Emmanuel Macron avait indiqué à l’ouverture d’un Conseil de défense son « souhait de s’assurer que le cessez-le-feu inclut pleinement le Liban ».
Un message également transmis lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian. « J’ai exprimé mon espoir que le cessez-le-feu soit pleinement respecté par chacun des belligérants, sur tous les terrains d’affrontement, y compris au Liban ».avait-il affirmé.
« C’est une condition nécessaire pour que ce cessez-le-feu soit crédible et durable », avait-il précisé.
L’Europe insiste sur l’importance d’inclure le Liban dans la trêve
Une position rappelée également par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors d’un échange par téléphone avec son homologue pakistanais, ce vendredi.
Jean-Noël Barrot « a exprimé son soutien aux efforts continus du Pakistan en vue d’une voie diplomatique pour une paix et une stabilité durable dans la région », ajoutant l’importance de la mise en œuvre complète d’un cessez-le-feu total au Liban, a précisé le ministère des Affaires étrangères du Pakistan sur X.
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a aussi indiqué, jeudi, que ces frappes au Liban mettaient « à rude épreuve le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran », ajoutant que la trêve « devait s’étendre » à ce pays.
Cet appel à inclure le Liban dans l’accord de cessez-le-feu est également partagé par l’Allemagne, qui dit « craindre un échec du processus du paix » et l’Espagne.
« Il est inacceptable que la guerre d’Israël, l’invasion par Israël d’un pays souverain comme le Liban (…) se poursuivent », a notamment déclaré à la radio RNE le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares.
Le Premier ministre Britannique Keir Starmer a lui également jugé « inacceptables » ces frappes. « Cela ne devrait pas se produire, cela doit cesser », a-t-il ajouté, à la télévision britannique ITV.
Mercredi dans une déclaration commune faite après l’annonce du cessez-le-feu, plusieurs dirigeants de pays occidentaux ont salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis et appelé « toutes les parties à mettre en œuvre le cessez-le-feu, y compris au Liban ».
Cette déclaration a notamment été signée par Emmanuel Macron mais la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le Premier ministre canadien Mark Carney, ou encore la Première ministre japonaise Sanae Takaichi.
La Turquie espère « que le cessez-le-feu sera appliqué, y compris au Liban »
Le ministère russe des Affaires étrangères a également abondé en ce sens, jeudi. « Moscou part du principe que ces accords (…) ont une dimension régionale et s’étendent en particulier au Liban », a-t-il indiqué dans un communiqué, rapportant un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et son homologue iranien Abbas Araghchi.
De la même façon, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a dit, lors d’une conférence de presse, espérer « que le cessez-le-feu sera pleinement appliqué sur le terrain, y compris au Liban, et que ce processus aboutira à une paix durable ».
De son côté, l’Irak a accusé mercredi Israël de vouloir faire échouer ce cessez-le-feu. « Le gouvernement condamne les attaques brutales commises par l’armée d’occupation sioniste contre des civils dans plusieurs villes libanaises », a notamment déclaré le porte-parole de l’exécutif, Bassem al-Awadi, cité dans un communiqué. L’attitude du gouvernement israélien « prouve ses projets hostiles de saboter la trêve », a-t-il ajouté.
Le Pakistan, médiateur entre l’Iran et les États-Unis, a, pour sa part, dénoncé « l’agression continue d’Israël contre le Liban ». « Le Premier ministre a déclaré que le Pakistan menait des efforts sincères en faveur de la paix régionale et que c’est dans cet esprit que les pourparlers de paix entre l’Iran et les États-Unis étaient organisés », est-il précisé dans un communiqué du bureau de Shehbaz Sharif.
Des négociations prévues entre Israël et le Liban?
Jeudi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé qu’il avait ordonné à son cabinet d’engager des « négociations directes » avec le Liban. « Ces négociations porteront sur le désarmement du Hezbollah et l’établissement de relations pacifiques entre Israël et le Liban », a notamment écrit son cabinet sur X.
Le ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé a également confirmé, sur Franceinfo ce vendredi, que des négociations allaient avoir lieu la semaine prochaine à Washington entre le Liban et Israël pour un cessez-le-feu.
« Le Liban souhaite que ça (les négociations, NDLR) se fasse à froid, et pas à chaud », avait précisé Ghassan Salamé jeudi sur BFMTV, saluant l’ouverture d’un « nouveau chapitre » après les déclarations de Benjamin Netanyahu.
L’Iran pose une condition aux négociations
Avant ces négociations entre Israël et le Liban, ce sont l’Iran et les États-Unis qui doivent échanger à Islamabad au Pakistan. Mais l’Iran a posé une condition pour accepter de participer à ces échanges: un cessez-le-feu « sur tous les fronts ».
« Le gouvernement pakistanais a invité les deux parties à se rendre à Islamabad pour tenir ces pourparlers, qui sont en cours d’examen et de planification […] Toutefois, la tenue de ces pourparlers est sans aucun doute conditionnée à l’obtention de l’assurance que les États-Unis respecteront leurs obligations en matière de cessez-le-feu sur tous les fronts », a expliqué jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Esmaeil Baghaei, dans des propos relayés par l’agence d’État Tasnim.
Il ajoute: « les États-Unis sont déterminés à mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, et toute action ou position contraire à cet engagement équivaudrait à un manquement des États-Unis à leurs engagements. »
Plus de 300 morts au Liban après les frappes israéliennes
Mercredi, Israël a mené « sa plus grande attaque coordonnée » au Liban depuis le début de cette guerre, selon son armée, visant des dizaines de lieux dans plusieurs villes du pays. D’après le dernier bilan du ministère libanais de la Santé, 303 personnes sont mortes et 1.150 autres ont été blessées.
Ces attaques avaient immédiatement interrogé sur la place du Liban dans ce cessez-le-feu et les États-Unis et Israël avaient mis fin aux spéculations en indiquant que le Liban n’en faisait pas partie.
Source : www.bfmtv.com
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