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10 avril 2026pourquoi le texte présenté ce vendredi à l’Assemblée est massivement rejeté par les syndicats ? – franceinfo
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « pourquoi le texte présenté ce vendredi à l’Assemblée est massivement rejeté par les syndicats ? – franceinfo ».
Ce qu’il faut garder en tête
Publié
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Le 1er-Mai sera-t-il désormais un jour travaillé ? Une proposition de loi en ce sens est examinée ce vendredi 10 avril. L’idée : permettre à certaines professions de faire travailler les salariés le 1er mai, sur la base du volontariat. Ce qui suscite la fronde des syndicats.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le 1er mai 2025, il y a un an, Philippe Blanchard de la Maison Blanchard, à Blagnac (Haute-Garonne), artisan boulanger, a ouvert sa boutique seul avec son épouse Isabelle pour tenir la caisse : « J’avais mis un mot au magasin en disant qu’on allait travailler tous les deux. Ça s’est très bien passé. Nous, physiquement, c’était très dur, par contre », explique Isabelle Blanchard. Tous deux sont favorables à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai : « Je ne force personne. S’ils ne veulent pas, ils ne veulent pas », assure Philippe. Pour lui, pas question de mal considérer le choix de ses employés : « Pas du tout », rassure l’artisan.
En revanche, « Je ne comprends pas pourquoi la boulangerie est interdite, alors que les fast-foods et tout, comme ça, ils sont ouverts », ajoute-t-il. La restauration rapide bénéficie d’une dérogation, car considérée comme un service de continuité, mais pas la boulangerie. Le Code du travail interdit à Philippe Blanchard de faire travailler ses salariés le 1er mai sous peine d’amende.
« Pourquoi les patrons auraient-ils le droit de travailler et pas les ouvriers ? », interroge un salarié de la boulangerie. « Travailler un jour férié, ça fait toujours un plus à la fin du mois, ce qui fait du bien, quoi », complète son collègue.
À une exception près ce matin, leurs clients leur donnent raison. « C’est un droit pour lequel nos anciens se sont battus. Je suis tout à fait d’accord pour maintenir justement ces jours fériés », indique une cliente. « Ce n’est pas comme si le pays roulait sur l’argent. Donc au moins, il faut arrêter d’empêcher les gens de bosser », ajoute un autre. « Une boulangerie ouverte ou un commerce ouvert le 1er mai, ça ne me dérange pas, mais il faut que ce soit une volonté des employés », souligne un troisième.
Cette notion de volontariat figure bien dans le texte de loi présenté vendredi 10 avril à l’Assemblée nationale. Pas de quoi rassurer les organisations syndicales, toutes opposées à ce texte : « Ça veut être la porte ouverte à tout. Parce que si demain, il y a un supermarché qui ouvre, il faudra qu’il y ait de la marchandise. Pour avoir de la marchandise, il faudra qu’il soit livré. C’est une dérégulation globale du marché qui permettra de faire travailler tout le monde », prévient Laurent Marty, de la CGT Commerces de Haute-Garonne.
Le texte concernerait 1 400 000 salariés, les boulangers comme les fleuristes, les commerces de bouche ou encore les cinémas.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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