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10 avril 2026« Je pensais que c’était déjà autorisé… », « Ça fait 38 ans que je travaille ce jour-là », « Tant que je suis payé double »… : ce que salariés et patrons pensent du travail le 1er mai
Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « « Je pensais que c’était déjà autorisé… », « Ça fait 38 ans que je travaille ce jour-là », « Tant que je suis payé double »… : ce que salariés et patrons pensent du travail le 1er mai ».
À savoir
Boulangers, fleuristes, bouchers… La proposition de loi sur le travail le 1er mai, qui a fait ce vendredi 10 avril 2026 un passage éclair à l’Assemblée nationale, vise à permettre à certains commerces de faire travailler leurs employés ce jour-là. Des salariés et patrons de boutiques concernées à Perpignan livrent leur opinion sur le sujet.
Coup de théâtre à l’Assemblée nationale ce vendredi 10 avril 2026. Les députés macronistes ont eux-mêmes déposé une motion de rejet contre la proposition de loi sur le travail le 1er mai qu’ils soutenaient. Déjà adopté au Sénat, le texte n’en sera pas moins soumis prochainement au vote des députés, mais sans débat, après avoir été examiné et éventuellement modifié en commission paritaire.
La loi en gestation vise à autoriser le travail des salariés de certains commerces le 1er mai, « seul jour férié, chômé et payé de l’année ». Elle concernerait notamment les boulangeries et les fleuristes, dont les propriétaires ont déjà le droit d’ouvrir ce jour-là, mais sans employés.
Tant que c’est payé double, ça ne me dérange pas
Cependant, à Perpignan, la législation actuelle semble loin d’être respectée par tous. « L’an dernier, j’ai travaillé pour le 1er mai, confie une salariée d’une boutique de fleurs perpignanaise. Je pensais qu’on avait le droit de le faire. De toute façon, moi, ça ne me gêne pas de travailler ce jour-là, surtout que c’est payé double. C’est compliqué en matière de pouvoir d’achat ces temps-ci… »
Même réaction de la part de Maxime, salarié dans une boulangerie du centre-ville : « Franchement, je ne savais pas qu’on ne pouvait pas travailler ce jour-là. Nous sommes ouverts le 1er-mai. Tant qu’on est payé plus, ça ne me dérange pas. »
Un peu plus loin, au Levain d’Hélios, le gérant, Jean-Philippe Sage, pense pour sa part qu’une loi est nécessaire pour clarifier les choses. « Aujourd’hui, tout le monde fait un peu ce qu’il veut, confirme-t-il. Il est presque impossible de faire tourner une boutique sans salariés. Soit on reste fermés le 1er-mai, soit on ouvre tous. Mais il faut une consigne claire. C’est ça le plus important. »
Il est important de laisser la liberté aux salariés
Du côté de la boutique Au Bonheur des fleurs, la responsable du magasin, Stéphanie, se déclare pour sa part clairement favorable à la proposition de loi. « Ça fait 38 ans que je fais ce métier et j’ai toujours travaillé le 1er mai, martèle-t-elle. Ce jour-là est hyperimportant pour les fleuristes : on vend du muguet ! »
Également enthousiaste quant à la proposition de loi, Emmanuel Castro, de la Fédération départementale de la boulangerie, estime toutefois qu’il faut porter une attention toute particulière au principe du volontariat. « Il est important de laisser la liberté aux salariés. Je pense que si on encadre bien le volontariat, tout le monde trouvera son équilibre. »
Le gérant de la boulangerie perpignanaise Le Pétrin Ribéïrou, Yoan Angot, est sur la même ligne : « Je suis pour cette proposition de loi car tout le monde a le droit de bosser. Par contre, il ne faut pas que ce soit imposé. »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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